{"id":1817,"date":"2022-06-07T09:32:13","date_gmt":"2022-06-07T13:32:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.capl-acpd.org\/newsletter-june-2022\/"},"modified":"2022-07-14T11:57:57","modified_gmt":"2022-07-14T15:57:57","slug":"le-bulletin-de-l-acpd-2022-juin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/le-bulletin-de-l-acpd-2022-juin\/","title":{"rendered":"Le Bulletin de l&rsquo;ACPD &#8211; 2022 juin"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1248px;margin-left: calc(-4% \/ 2 );margin-right: calc(-4% \/ 2 );\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:20px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-order-medium:0;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-order-small:0;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-column-has-shadow fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><h2 style=\"text-align: center;\">Le Bulletin de l\u2019ACPD<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Volume 5, num\u00e9ro 1<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: left;\">Dans ce num\u00e9ro<\/h3>\n<ul>\n<li><a href=\"#presidentsmessage\">Message du pr\u00e9sident sortant<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>Sursp\u00e9cialt\u00e9<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#greetings\">Salutations de votre Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale du CRMCC<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>PPC et formation<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#annualconference\">Congr\u00e8s annuel de l\u2019ACPD<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>Demandez aux experts<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#between\">Entre l\u2019arbre et l\u2019\u00e9corce : dilemmes \u00e9thiques en psychiatrie l\u00e9gale<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>Pratique professionnelle<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#findings\">R\u00e9sultats pr\u00e9liminaires contestant la partialit\u00e9 des experts dans le cadre des EMI <\/a><\/li>\n<li><a href=\"#minassian\"><em>R. c. Minassian<\/em> : L\u2019autisme est consid\u00e9r\u00e9 comme un trouble mental<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#disorder\">L&rsquo;automatisme revisit\u00e9 :<em> R. c. Sullivan<\/em><\/a><\/li>\n<li><a href=\"#CBD\">Mise en \u0153uvre de la CPC dans les programmes de sp\u00e9cialisation en psychiatrie l\u00e9gale : l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019Universit\u00e9 de Toronto<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019ACPD vue de l\u2019int\u00e9rieur<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#bc\">Mise \u00e0 jour de la section de la Colombie-Britannique de l\u2019ACPD<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#quebec\">Nouvelles de l\u2019ACPD \u2013 Section r\u00e9gionale du Qu\u00e9bec<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#guide\">Guide des nouvelles lignes directrices de l\u2019ACPD<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#agm\">Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle 2022 de l\u2019ACPD<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p><a name=\"presidentsmessage\"><\/a><\/p>\n<h4>Message du pr\u00e9sident sortant<br \/>\nTodd Tomita, MD, FRCPC<\/h4>\n<p>Chers coll\u00e8gues,<\/p>\n<p>Nous avons tous fait preuve de r\u00e9silience et d\u2019une grande capacit\u00e9 d\u2019adaptation pendant que s\u00e9vissait la pand\u00e9mie de COVID. Notre passage au travail virtuel a \u00e9t\u00e9 \u00e9tonnamment productif. Une lueur d\u2019optimisme se profile \u00e0 l\u2019horizon.<\/p>\n<p>L\u2019ACPD est heureuse d\u2019avoir pu tenir son congr\u00e8s et son assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle en personne \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Banff Springs du 3 au 6 avril 2022. Le comit\u00e9 du congr\u00e8s de l\u2019ACPD a fait preuve d\u2019une grande capacit\u00e9 d\u2019adaptation lorsqu\u2019il a eu \u00e0 int\u00e9grer les communications propos\u00e9es en 2021 et celles propos\u00e9es en 2022; nous \u00e9tions heureux de poursuivre la tradition et de tenir un forum o\u00f9 tous les membres de l\u2019ACPD qui le souhaitaient ont pu pr\u00e9senter leurs travaux et leurs int\u00e9r\u00eats. Nous croisons les doigts pour que la marche cahoteuse vers un retour \u00e0 la normale se poursuive.<\/p>\n<p>Le projet de l\u2019ACPD visant \u00e0 \u00e9laborer des lignes directrices canadiennes sur l\u2019\u00e9valuation et la r\u00e9daction de rapports en psychiatrie l\u00e9gale continue de progresser. Les membres de l\u2019ACPD devraient bient\u00f4t voir les six premi\u00e8res lignes directrices publi\u00e9es sur le site Web de l\u2019ACPD. \u00c0 ce jour, le conseil d\u2019administration a approuv\u00e9 les lignes directrices suivantes :<\/p>\n<p>1. Principes g\u00e9n\u00e9raux<br \/>\n2. L\u2019aptitude \u00e0 compara\u00eetre<br \/>\n3. La responsabilit\u00e9 p\u00e9nale<br \/>\n4. L\u2019\u00e9valuation du risque de violence<br \/>\n5. L\u2019\u00e9valuation du risque chez les d\u00e9linquants dangereux et les d\u00e9linquants \u00e0 contr\u00f4ler<br \/>\n6. Comportement sexuel et risque de d\u00e9linquance sexuelle<\/p>\n<p>Nous vous remercions tout particuli\u00e8rement, vous, les membres de l\u2019ACPD, de votre soutien sans faille. Vous avez peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 surpris par la facture de renouvellement de votre cotisation annuelle pour l\u2019ann\u00e9e 2021, que vous avez re\u00e7ue en d\u00e9cembre. Bien que les factures d\u2019adh\u00e9sion soient normalement envoy\u00e9es au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9, l\u2019ACPD a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une mise \u00e0 niveau de sa technologie en 2021, et le syst\u00e8me d\u2019adh\u00e9sion a migr\u00e9 vers une nouvelle base de donn\u00e9es h\u00e9berg\u00e9e dans le nuage. Ce travail a pris un peu plus de temps que pr\u00e9vu. Votre soutien financier et votre participation continus sont tr\u00e8s pr\u00e9cieux et sont essentiels au succ\u00e8s de notre organisation. Veuillez surveiller votre avis de renouvellement d\u2019adh\u00e9sion pour l\u2019ann\u00e9e 2022, que vous recevrez au cours des prochaines semaines.<\/p>\n<p>Nous vous souhaitons un bel \u00e9t\u00e9. Prenez soin de vous.<\/p>\n<p><a name=\"greetings\"><\/a><\/p>\n<h3>Sursp\u00e9cialit\u00e9<\/h3>\n<h4>Salutations de votre Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale du CRMCC<br \/>\nBrad Booth, MD, FRCPC, DABPN (psychiatre l\u00e9giste)<br \/>\nPr\u00e9sident, Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale<\/h4>\n<p>Comme dans tous les aspects de notre vie, le Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale du Coll\u00e8ge royal a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 par la pand\u00e9mie. Nos r\u00e9unions en personne sont suspendues depuis mars 2020, mais nous avons tenu notre premi\u00e8re r\u00e9union en personne le 3 avril 2022, \u00e0 Banff.<\/p>\n<p>Bien que le monde soit devenu virtuel, votre comit\u00e9 a poursuivi son travail b\u00e9n\u00e9vole au nom de la sp\u00e9cialit\u00e9 au Canada. Ce fut une ann\u00e9e agr\u00e9able mais charg\u00e9e \u00e0 la fois au CRMCC et pour vos repr\u00e9sentants, qui consacrent 100 % de leur temps \u00e0 cette importante cause qu\u2019est l\u2019enseignement et l\u2019\u00e9tablissement des normes de la discipline.<\/p>\n<p>En tant qu\u2019association nationale de sp\u00e9cialistes, l\u2019ACPD a \u00e9tabli un lien vital avec le Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale du Coll\u00e8ge royal, qui a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 en d\u00e9cembre 2009. Au sein du Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9, nous travaillons en \u00e9troite collaboration avec l\u2019ACPD et avec notre profession \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale pour \u00e9tablir des normes de formation dans notre sp\u00e9cialit\u00e9, \u00e9laborer des examens, veiller \u00e0 ce qu\u2019une formation de qualit\u00e9 soit dispens\u00e9e et d\u00e9livrer des certificats aux personnes qui aspirent \u00e0 devenir psychiatres l\u00e9gistes.<\/p>\n<p>Les principaux membres votants du comit\u00e9 sont les suivants :<\/p>\n<p>Dr Brad Booth \u2013 pr\u00e9sident<br \/>\nDr Joel Watts \u2013 vice-pr\u00e9sident et pr\u00e9sident d\u00e9sign\u00e9<br \/>\nDre Victoria Roth \u2013 r\u00e9gion 1 (C.-B., Alb., Yn, T.N.-O.)<br \/>\nDr Jeff Waldman \u2013 r\u00e9gion 2 (Sask., Man.)<br \/>\nDre Lisa Ramshaw \u2013 r\u00e9gion 3 (Ont., NVT.)<br \/>\nDr Fabien Gagnon \u2013 r\u00e9gion 4 (Qc)<br \/>\nDre Aileen Brunet \u2013 r\u00e9gion 5 (N.-B., N.-\u00c9., \u00ce.-P.-\u00c9., T.-N-.L.)<\/p>\n<p>Le Dr Graham Glancy conserve sa fonction de pr\u00e9sident du comit\u00e9 d\u2019examen, aux c\u00f4t\u00e9s de son \u00e9quipe de membres d\u00e9vou\u00e9s \u2014 le Dr Mansfield Mela (vice-pr\u00e9sident), le Dr Johann Brink, le Dr Gary Chaimowitz, la Dre Shaheen Darani, le Dr Mathieu Dufour, le Dr Roy O\u2019Shaughnessy, deux examinateurs anonymes de la qualit\u00e9 des examens et moi-m\u00eame, \u00e0 titre de membre d\u2019office.<\/p>\n<p>Outre les membres principaux, chacun des directeurs de programme des programmes agr\u00e9\u00e9s si\u00e8ge en tant que membre sans droit de vote. Depuis la reconnaissance officielle de la sp\u00e9cialit\u00e9 en avril 2011, huit \u00e9coles ont lanc\u00e9 des programmes agr\u00e9\u00e9s :<\/p>\n<table style=\"width: 40%; border: 1px solid black;\" border=\"\" cellspacing=\"5\" cellpadding=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Universit\u00e9<\/strong><\/td>\n<td><strong>Directeur du programme<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 McMaster<\/td>\n<td>Dr. Yuri Alatishe<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de Montr\u00e9al<\/td>\n<td>Dre Jocelyne Brault<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de l\u2019Alberta<\/td>\n<td>Dre Lenka Zedkova<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de la Colombie-Britannique<\/td>\n<td>Dr. Kulwant Riar<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de Calgary<\/td>\n<td>Dr. David Tano<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 d\u2019Ottawa<\/td>\n<td>Dr. Floyd Wood<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de la Saskatchewan<\/td>\n<td>Dr. Azaad Baziany<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de Toronto<\/td>\n<td>Dr. Sumeeta Chatterjee<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Nous tenons \u00e0 remercier les directeurs de programme sortants pour leur travail acharn\u00e9 et leur d\u00e9vouement : la Dre Michelle Mathias, qui si\u00e9geait depuis octobre 2017 au comit\u00e9 \u00e0 titre de directrice de programme, pour le programme offert par l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, et le Dr Todd Tomita, qui si\u00e9geait depuis janvier 2014 au comit\u00e9 \u00e0 titre de directeur de programme, pour le programme offert par Universit\u00e9 de la Colombie-Britannique.<\/p>\n<p>En outre, la Dre Kim St. John participera habituellement \u00e0 nos r\u00e9unions et apportera des id\u00e9es et une expertise importantes en sa qualit\u00e9 de pr\u00e9sidente du Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie; son mandat prendra fin le 30 juin 2023. Le Dr L\u00e9on Tourian prendra ensuite la rel\u00e8ve en tant que pr\u00e9sident du Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9.<\/p>\n<p>Depuis l\u2019officialisation de la sursp\u00e9cialit\u00e9 en 2011, 203 psychiatres au Canada ont \u00e9t\u00e9 agr\u00e9\u00e9s par le CRMCC \u00e0 titre de psychiatres l\u00e9gistes.<\/p>\n<p>Nous sommes heureux de confirmer que le mod\u00e8le de formation fond\u00e9 sur les comp\u00e9tences (Comp\u00e9tence par conception [CPC]) a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 le 1er juillet 2021 par tous les programmes de formation en psychiatrie l\u00e9gale du Canada. Vous trouverez de l\u2019information sur la CPC sur le site Web du CRMCC, notamment les comp\u00e9tences, les normes d\u2019agr\u00e9ment et les exp\u00e9riences de formation. Avec les nouvelles exp\u00e9riences de formation, nous avons mis en \u00e9vidence des cas de r\u00e9f\u00e9rence avec lesquels tous les stagiaires devront se familiariser. Consultez la r\u00e9cente publication des membres du comit\u00e9 de la CPC de l\u2019American Academy of Psychiatry and the Law. (1)<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 souhaite toujours entendre les Associ\u00e9s du Coll\u00e8ge royal et les membres de l\u2019ACPD. Nous continuons \u00e0 travailler pour veiller \u00e0 la qualit\u00e9 de la formation en psychiatrie l\u00e9gale. De plus, n\u2019oubliez pas de remercier les membres de votre comit\u00e9 pour les heures innombrables qu\u2019ils consacrent \u00e0 la d\u00e9fense de notre sursp\u00e9cialit\u00e9!<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>1. Booth BD, Chatterjee S, Watts J et coll. Towards a new model of training in Canadian forensic psychiatry. J Am Acad Psychiatry Law 2021;49(3):381\u2013395.<\/p>\n<p><a name=\"annualconference\"><\/a><\/p>\n<h3>PPC et formation<\/h3>\n<p>C\u2019\u00e9tait formidable de vous voir en chair et en os \u00e0 l\u2019occasion du congr\u00e8s annuel de l\u2019ACPD, qui s\u2019est tenu du 3 au 6 avril, au Fairmont Banff Springs Hotel, \u00e0 Banff, en Alberta. Veuillez inscrire \u00e0 votre agenda le congr\u00e8s de 2023, qui aura lieu du 7 au 10 mai \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Prince George, \u00e0 Halifax, en Nouvelle-\u00c9cosse. Consultez le site Web de l\u2019ACPD pour obtenir plus de d\u00e9tails.<\/p>\n<p><a name=\"between\"><\/a><\/p>\n<h3>Demandez aux experts<\/h3>\n<h4>Entre l\u2019arbre et l\u2019\u00e9corce : dilemmes \u00e9thiques en psychiatrie l\u00e9gale<br \/>\nGraham Glancy, MB, ChB, FRCPC<\/h4>\n<p><em>Un membre de l\u2019ACPD a pos\u00e9 la question qui suit : J\u2019ai \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 par un avocat de la d\u00e9fense tr\u00e8s, disons, s\u00fbr de lui, qui a exig\u00e9, comme condition pour retenir mes services, que j\u2019enregistre l\u2019\u00e9valuation sur vid\u00e9o. Je ne suis pas habitu\u00e9 \u00e0 cela et je me suis senti tr\u00e8s mal \u00e0 l\u2019aise par rapport \u00e0 cette demande. Que pensez-vous de cela?<\/em><\/p>\n<p>Nous avons examin\u00e9 ce cas avec le membre. Il s\u2019agissait d\u2019un homme de 21 ans qui \u00e9tait accus\u00e9 du meurtre de sa m\u00e8re, \u00e0 la suite d\u2019un incident o\u00f9 elle l\u2019aidait \u00e0 nettoyer sa chambre au sous-sol de la maison familiale apr\u00e8s avoir insist\u00e9 fortement pour le pousser \u00e0 le faire. Il avait \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9 la veille de l\u2019appel de l\u2019avocat, et on ne disposait d\u2019aucune information mis \u00e0 part un sommaire d\u2019une page r\u00e9dig\u00e9 par la police, qui contenait tr\u00e8s peu d\u2019information. Le membre m\u2019a dit qu\u2019il avait l\u2019habitude d\u2019\u00eatre engag\u00e9 dans des cas o\u00f9 une quantit\u00e9 importante d\u2019informations \u00e9tait fournie, y compris des d\u00e9clarations de t\u00e9moins, des entrevues enregistr\u00e9es sur bande vid\u00e9o, des dossiers psychiatriques ant\u00e9rieurs, des dossiers psychiatriques du centre de d\u00e9tention et d\u2019autres types d\u2019informations. Ce qui rendait l\u2019affaire encore plus difficile, c\u2019\u00e9tait que le renvoi avait eu lieu le 22 d\u00e9cembre, quelques jours avant les vacances.<\/p>\n<p>L\u2019ACPD ne traite pas de la question de l\u2019enregistrement vid\u00e9o des entrevues d\u2019\u00e9valuation dans son code d\u2019\u00e9thique ou ailleurs. (1) L\u2019American Academy of Psychiatry and the Law (AAPL) a mis sur pied un groupe de travail charg\u00e9 de cette question (AAPL Task Force, 1999) qui a conclu que l\u2019enregistrement vid\u00e9o ne constitue pas une violation des normes \u00e9thiques et a analys\u00e9 les arguments pour et contre cette proc\u00e9dure. Dans ses lignes directrices relatives aux \u00e9valuations judiciaires, le groupe de travail r\u00e9affirme la position de l\u2019organisation, pr\u00e9cisant que l\u2019enregistrement vid\u00e9o est \u00ab acceptable, mais pas obligatoire \u00bb. (2) En effet, l\u2019AAPL semble adopter une position neutre en concluant que la d\u00e9cision devrait \u00eatre prise en fonction des circonstances de chaque cas et des pr\u00e9f\u00e9rences des parties concern\u00e9es. Le Colorado a adopt\u00e9 une loi en 2017 qui rend obligatoire l\u2019enregistrement vid\u00e9o des \u00e9valuations li\u00e9es \u00e0 la sant\u00e9 mentale et \u00e0 des questions de responsabilit\u00e9 p\u00e9nale connexes dans le cas de certaines infractions, et d\u2019autres \u00c9tats ont adopt\u00e9 des lois similaires. (3)<\/p>\n<p>Certains praticiens estiment que l\u2019enregistrement vid\u00e9o pourrait avoir une incidence sur la relation entre la personne qui effectue l\u2019\u00e9valuation et la personne \u00e9valu\u00e9e. On a \u00e9galement fait valoir que, lorsque l\u2019enregistrement vid\u00e9o est effectu\u00e9 des mois, voire des ann\u00e9es apr\u00e8s l\u2019infraction, l\u2019interpr\u00e9tation et la reconstitution soigneuses des faits et des souvenirs r\u00e9alis\u00e9es par les experts en psychiatrie l\u00e9gale risquent d\u2019\u00eatre n\u00e9glig\u00e9es par un jury qui interpr\u00e9tera lui-m\u00eame l\u2019enregistrement. (3) La logistique entourant l\u2019achat du mat\u00e9riel n\u00e9cessaire, l\u2019obtention de l\u2019autorisation d\u2019utiliser ce mat\u00e9riel dans les centres de d\u00e9tention et les mesures \u00e0 prendre pour s\u2019assurer que l\u2019enregistrement original est conserv\u00e9, non modifi\u00e9 et \u00e9ventuellement mis \u00e0 la disposition des parties concern\u00e9es, pr\u00e9sente certains d\u00e9fis. Ceux-ci sont potentiellement irritants, prennent du temps et entra\u00eenent des difficult\u00e9s sur le plan technologique. On pourrait aussi soutenir que le psychiatre l\u00e9giste est expos\u00e9 \u00e0 de potentielles nouvelles avenues de contre-interrogatoire sur la formulation de chaque question (question suggestive ou non), les questions non pos\u00e9es et l\u2019attitude et le ton des \u00e9valuateurs qui posent des questions particuli\u00e8res. Toute question pos\u00e9e ou d\u00e9claration faite par l\u2019\u00e9valuateur peut faire l\u2019objet d\u2019une question lors du contre-interrogatoire. Cela risque d\u2019augmenter consid\u00e9rablement la dur\u00e9e et la port\u00e9e du contre-interrogatoire, qui est d\u00e9j\u00e0 ardu pour le psychiatre l\u00e9giste praticien. En outre, le psychiatre l\u00e9giste peut \u00eatre contraint de consacrer plus de temps \u00e0 l\u2019examen de l\u2019enregistrement vid\u00e9o avant de r\u00e9diger son rapport et de t\u00e9moigner au tribunal, ce qui augmente la dur\u00e9e et les frais de l\u2019\u00e9valuation.<\/p>\n<p>Martinez et Gray font \u00e9galement remarquer que, m\u00eame si la personne \u00e9valu\u00e9e a \u00e9t\u00e9 avertie du caract\u00e8re confidentiel limit\u00e9 de l\u2019entretien, il se peut qu\u2019elle ne soit pas consciente qu\u2019elle pourrait ou devrait taire certaines informations personnelles pour se prot\u00e9ger. Ainsi, il est possible que certains \u00e9l\u00e9ments de l\u2019\u00e9valuation soient enregistr\u00e9s alors qu\u2019ils ne sont pas pertinents pour r\u00e9pondre \u00e0 une question m\u00e9dico-l\u00e9gale pr\u00e9cise. Martinez soutient que la \u00ab zone de confidentialit\u00e9 \u00bb pourrait \u00eatre rompue par l\u2019enregistrement vid\u00e9o.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019on pr\u00e9conise l\u2019utilisation de l\u2019enregistrement vid\u00e9o, plusieurs points peuvent \u00eatre soulev\u00e9s. Premi\u00e8rement, on dispose d\u2019un dossier complet et pr\u00e9cis. L\u2019enregistrement peut \u00eatre transcrit par une entreprise de transcription sp\u00e9cialis\u00e9e et reconnue (m\u00eame si cela fait augmenter le co\u00fbt de l\u2019\u00e9valuation). On peut affirmer que la plupart des psychiatres l\u00e9gistes prennent des notes st\u00e9nographiques, \u00e9crites \u00e0 la main ou dactylographi\u00e9es, de sorte que, sans technologie, on dispose d\u2019un rapport pr\u00e9cis. Cependant, les observations consign\u00e9es ne sont pas toujours tout \u00e0 fait exactes, notamment lorsqu\u2019il faut taper sur un clavier pendant que quelqu\u2019un parle \u00e0 300 mots \u00e0 la minute. Les st\u00e9nographes judiciaires d\u00fbment form\u00e9s disposent de claviers sp\u00e9ciaux qui leur permettent de taper \u00e0 ce rythme, et m\u00eame dans ce cas, ils doivent parfois demander \u00e0 un t\u00e9moin de parler plus lentement. Par cons\u00e9quent, avec un dossier complet qui est v\u00e9rifiable et reproductible, on accro\u00eet la transparence, ce qui contribue \u00e0 l\u2019atteinte de notre objectif d\u2019honn\u00eatet\u00e9 et d\u2019objectivit\u00e9.<\/p>\n<p>Les enregistrements vid\u00e9o permettent notamment de capter l\u2019\u00e9tat mental initial, tel qu\u2019il \u00e9tait au moment de l\u2019\u00e9valuation, pour une utilisation future. Ceci est particuli\u00e8rement pertinent dans le cas pr\u00e9sent\u00e9 ci-dessus. L\u2019avocat pourrait avoir raison de retenir les services d\u2019un psychiatre l\u00e9giste au d\u00e9but de la proc\u00e9dure afin d\u2019interroger la personne \u00e9valu\u00e9e le plus t\u00f4t possible apr\u00e8s l\u2019infraction. Dans ce cas, l\u2019\u00e9tat mental de l\u2019accus\u00e9 est assez proche de ce qu\u2019il \u00e9tait au moment de l\u2019infraction. Ici, l\u2019enregistrement pourrait \u00eatre favorable. De plus en plus souvent, les psychiatres qui exercent en milieu carc\u00e9ral traitent activement tout sympt\u00f4me psychotique peu apr\u00e8s l\u2019admission dans un centre de d\u00e9tention. Il est \u00e9galement de plus en plus fr\u00e9quent que, m\u00eame si la personne \u00e9valu\u00e9e ne veut pas prendre de m\u00e9dicaments ou n\u2019a pas la capacit\u00e9 de consentir \u00e0 la prise de m\u00e9dicaments, des transferts vers des h\u00f4pitaux psychiatriques soient organis\u00e9s et qu\u2019elle soit trait\u00e9e selon les dispositions pertinentes de la loi sur la sant\u00e9 mentale. Il est courant que les avocats attendent d\u2019avoir vu la divulgation de la preuve, ce qui survient souvent de 6 \u00e0 12 mois apr\u00e8s un d\u00e9lit grave, avant de d\u00e9cider de faire appel \u00e0 un psychiatre l\u00e9giste. Il se peut, ainsi, que le psychiatre l\u00e9giste \u00e9value la personne un an ou plus apr\u00e8s l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Pendant ce temps, l\u2019inculp\u00e9 a pu \u00eatre trait\u00e9 et sa m\u00e9moire a pu \u00eatre affaiblie par le temps, le traitement ou les discussions avec d\u2019autres personnes. Cela donne \u00e0 penser qu\u2019une visite pr\u00e9liminaire effectu\u00e9e peu de temps apr\u00e8s l\u2019infraction pr\u00e9sum\u00e9e pourrait am\u00e9liorer consid\u00e9rablement l\u2019\u00e9valuation. Dans les cas graves, il peut s\u2019\u00e9couler jusqu\u2019\u00e0 trois ans apr\u00e8s la pr\u00e9sum\u00e9e infraction avant que la personne \u00e9valu\u00e9e ne se pr\u00e9sente devant le tribunal. Elle peut \u00eatre soumise \u00e0 un traitement et habill\u00e9e et soign\u00e9e avec soin; elle pourrait se pr\u00e9senter \u00e0 un juge ou \u00e0 un jury de mani\u00e8re tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle qu\u2019elle aurait eue peu apr\u00e8s le d\u00e9lit. Un enregistrement vid\u00e9o r\u00e9alis\u00e9 au d\u00e9but de la proc\u00e9dure pourrait \u00eatre utile pour d\u00e9montrer l\u2019\u00e9tat mental au moment de l\u2019infraction.<\/p>\n<p>Pour en revenir \u00e0 la question de d\u00e9part, l\u2019avocat pourrait bien avoir raison de demander une \u00e9valuation pr\u00e9liminaire en utilisant un enregistrement vid\u00e9o. Bien s\u00fbr, si le psychiatre l\u00e9giste ne veut pas ou ne peut pas se plier \u00e0 cette demande, il peut refuser le mandat et diriger l\u2019avocat vers un autre psychiatre l\u00e9giste qui pourrait \u00eatre dispos\u00e9 \u00e0 le faire.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, au Canada, l\u2019enregistrement vid\u00e9o des \u00e9valuations de la responsabilit\u00e9 p\u00e9nale est acceptable sur le plan \u00e9thique, mais n\u2019est pas obligatoire, et n\u2019est pas non plus couramment pratiqu\u00e9. L\u2019enregistrement vid\u00e9o a ses avantages et ses inconv\u00e9nients, et chaque praticien devrait discuter de la strat\u00e9gie avec l\u2019avocat embauch\u00e9, et ce, au cas par cas.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>1. Acad\u00e9mie canadienne de psychiatrie et droit. Guide \u00e9thique \u00e0 l\u2019intention des m\u00e9decins psychiatres l\u00e9gistes canadiens. Ottawa, Ontario : auteur; 2019 [cit\u00e9 le 1er septembre 2021]. Disponible \u00e0 l\u2019adresse https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/CAPL-Ethics-FIN-Rev2019-FR.pdf.<br \/>\n2. Glancy G, Ash P, Bath E et coll. AAPL practice guideline for the forensic assessment. J Am Acad Psychiatry Law 2015;43(2 Suppl):S3\u201353.<br \/>\n3. Martinez R, Gray TB. Ethics in the mandated video recording of forensic evaluations. Dans : Griffith E (dir.). Ethics challenges in forensic psychiatry and psychology practice. New York (NY) : Columbia University Press; 2018. pp. 176\u2013189.<\/p>\n<p><a name=\"findings\"><\/a><\/p>\n<h3>Pratique professionnelle<\/h3>\n<h4>R\u00e9sultats pr\u00e9liminaires contestant la partialit\u00e9 des experts dans le cadre des EMI<br \/>\nJeffrey Waldman, MD, FRCPC; Sarah Brown Ph. D.<\/h4>\n<p>Une \u00e9valuation m\u00e9dicale ind\u00e9pendante (EMI) est souvent demand\u00e9e lorsqu\u2019on a besoin d\u2019une information ou d\u2019un avis m\u00e9dical d\u2019un \u00e9valuateur ind\u00e9pendant qui est un expert dans un domaine particulier de la m\u00e9decine. Lorsqu\u2019un expert \u00e9value une personne, il n\u2019est pas impliqu\u00e9 dans le traitement de cette personne. Son r\u00f4le est d\u2019aider les d\u00e9cideurs, y compris les compagnies d\u2019assurance, les tribunaux et les employeurs, en leur fournissant des informations m\u00e9dicales utiles au processus d\u00e9cisionnel. Les EMI constituent un instrument pr\u00e9cieux, qui permet de d\u00e9terminer l\u2019incapacit\u00e9 ou la d\u00e9ficience (1) et les \u00e9valuateurs ind\u00e9pendants disposent souvent de ressources, de temps et d\u2019informations secondaires suppl\u00e9mentaires dont ne disposent pas n\u00e9cessairement les m\u00e9decins traitants. Cependant, l\u2019objectivit\u00e9 et l\u2019ind\u00e9pendance des IME sont remises en question depuis plus d\u2019un si\u00e8cle, les \u00e9valuateurs ind\u00e9pendants \u00e9tant qualifi\u00e9s de \u00ab mercenaires \u00bb (2) et de \u00ab t\u00e9moins \u00e0 gages \u00bb. (3) Cette impression est \u00e9tay\u00e9e par des preuves empiriques limit\u00e9es, voire inexistantes. (4) On ne sait pas encore si les \u00e9valuateurs ind\u00e9pendants font preuve d\u2019un parti pris qui d\u00e9passe le parti pris inh\u00e9rent \u00e0 tous les experts, quel que soit leur r\u00f4le.<\/p>\n<p>Au cours des trois derni\u00e8res ann\u00e9es, nous avons effectu\u00e9 deux ou trois EMI par semaine, souvent demand\u00e9es par un nombre modeste, mais croissant de compagnies d\u2019assurance, d\u2019employeurs et de cabinets d\u2019avocats. Afin de d\u00e9terminer si les rapports d\u2019EMI montrent que nos \u00e9valuations ind\u00e9pendantes favorisent la partie requ\u00e9rante qui finance le rapport (c.-\u00e0-d. sommes-nous des \u00ab mercenaires \u00e0 la solde d\u2019un tiers \u00bb?), nous avons recueilli des donn\u00e9es anonymis\u00e9es au moyen d\u2019un sondage en ligne men\u00e9 de janvier 2021 \u00e0 novembre 2021. Au moyen du sondage en ligne, nous avons examin\u00e9 les \u00e9l\u00e9ments suivants : les donn\u00e9es sur la perception de biais; les r\u00e9sultats des EIM d\u00e9clar\u00e9s par les gestionnaires de cas, y compris la poursuite de l\u2019indemnisation, le financement des mesures de r\u00e9adaptation et la facilitation de l\u2019acc\u00e8s aux traitements psychologiques ou psychiatriques; la satisfaction \u00e0 l\u2019\u00e9gard du rapport; la r\u00e9troaction des demandeurs (si elle \u00e9tait fournie). Nous avons \u00e9galement recueilli, dans les rapports d\u2019EMI produits pour le compte des compagnies d\u2019assurance entre octobre 2020 et octobre 2021, des donn\u00e9es r\u00e9trospectives sur les opinions et les recommandations quant \u00e0 la pr\u00e9sence d\u2019une maladie mentale, \u00e0 la manifestation de sympt\u00f4mes qui sont pertinents pour les d\u00e9cisions relatives au degr\u00e9 d\u2019invalidit\u00e9 et aux recommandations de traitement psychologique ou psychiatrique continu. Nous avons ensuite d\u00e9termin\u00e9 si les compagnies d\u2019assurance avaient communiqu\u00e9 avec notre clinique pour demander des \u00e9valuations suppl\u00e9mentaires, lorsque les rapports appuyaient la poursuite de l\u2019invalidit\u00e9 et la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un traitement suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>Nous avons cherch\u00e9 \u00e0 savoir si les r\u00e9sultats de nos EMI favorisaient le tiers qui les finan\u00e7ait, et si sa satisfaction et le fait de retenir de nouveau nos services ne r\u00e9sultaient que de son int\u00e9r\u00eat financier garanti ou probable.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sultats du sondage<\/strong><\/p>\n<p><em>Satisfaction<\/em> : seize gestionnaires de cas ont rempli le sondage et au moins 12 r\u00e9ponses ont \u00e9t\u00e9 fournies \u00e0 chaque question : 93,3 % (14\/15) des r\u00e9pondants ont d\u00e9clar\u00e9 que le rapport r\u00e9pondait \u00e0 leurs besoins et 100 % ont d\u00e9clar\u00e9 prendre en compte tous les renseignements pertinents fournis; 93,3 % \u00e9taient satisfaits du rapport final.<\/p>\n<p><em>Partialit\u00e9<\/em> : sur la base de l\u2019opinion fournie, 84,6 % (11\/13) des r\u00e9pondants ont d\u00e9clar\u00e9 que le demandeur continuerait de recevoir des prestations et 85,7 % (12\/14) ont d\u00e9clar\u00e9 que le demandeur serait encourag\u00e9 \u00e0 poursuivre son traitement psychologique ou psychiatrique ou \u00e0 recourir \u00e0 un tel traitement. Personne n\u2019a dit que le rapport semblait biais\u00e9 en faveur du demandeur. Parmi les demandeurs qui ont fourni \u00e0 leur gestionnaire de cas des commentaires sur le d\u00e9roulement de l\u2019\u00e9valuation (n = 7), 71,4 % ont \u00e9mis une impression globalement positive.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sultats r\u00e9trospectifs de la collecte de donn\u00e9es<\/strong><\/p>\n<p>Cinquante EMI ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es entre le 1er octobre 2020 et le 31 octobre 2021 pour le compte de compagnies d\u2019assurance. Parmi celles-ci, 44 (88 %) recommandations comportaient une opinion selon laquelle la personne \u00e9valu\u00e9e avait une maladie mentale n\u00e9cessitant un traitement psychologique continu ou suppl\u00e9mentaire. Le m\u00eame nombre de recommandations mentionnait que le demandeur continuait \u00e0 avoir des difficult\u00e9s \u00e0 fonctionner au travail en raison de sa maladie mentale ou pr\u00e9sentait des restrictions m\u00e9dicales li\u00e9es \u00e0 son diagnostic psychiatrique. En ce qui concerne les six autres demandeurs, on ne pensait pas qu\u2019ils avaient, ni ne pr\u00e9sentaient, de sympt\u00f4mes psychiatriques, et il a \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9 que leur cas soit examin\u00e9 par un autre expert m\u00e9dical. Une personne avait subi un traitement intensif, sans r\u00e9sultat; par cons\u00e9quent, la poursuite du traitement n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9e et la personne a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e \u00ab atteinte d\u2019une invalidit\u00e9 totale \u00bb. Deux demandeurs (4 %) \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme souffrant d\u2019un trouble de l\u2019usage d\u2019une substance sans lien avec le dommage indemnisable, et, dans les deux cas, des recommandations de traitement ont \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es. Dans deux cas (4 %), il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 que le demandeur ne souffrait pas d\u2019un trouble psychiatrique li\u00e9 \u00e0 la demande.<\/p>\n<p>Les EMI avaient \u00e9t\u00e9 command\u00e9es par 10 compagnies d\u2019assurance diff\u00e9rentes. Sept ont demand\u00e9 trois rapports ou plus, le nombre d\u2019EMI par entreprise variant de 1 \u00e0 19. Au total, 76 % des EMI ont \u00e9t\u00e9 command\u00e9es aupr\u00e8s de quatre compagnies d\u2019assurance, et trois des quatre compagnies n\u2019ont jamais re\u00e7u d\u2019avis indiquant que le demandeur ne souffrait pas d\u2019une maladie mentale ou qu\u2019il avait besoin d\u2019un traitement psychologique r\u00e9gulier. Rien ne prouve qu\u2019une opinion selon laquelle le demandeur souffrait d\u2019une maladie mentale, qu\u2019il restait incapable de travailler en raison de sa maladie mentale ou qu\u2019il avait encore besoin d\u2019un traitement psychologique a emp\u00each\u00e9 les compagnies de demander des \u00e9valuations suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p><strong>Conclusions pr\u00e9liminaires<\/strong><\/p>\n<p>Sur la base des r\u00e9sultats du sondage et des r\u00e9sultats des EMI, il ne semble pas y avoir de preuve que les \u00e9valuateurs ind\u00e9pendants dans ce contexte sont r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s pour une opinion en faveur du tiers ou sont \u00ab au service du tiers \u00bb. (5) Contrairement aux d\u00e9clarations hasardeuses au sujet de la nature biais\u00e9e des EIM (c.-\u00e0-d., \u00ab bien trop souvent, l\u2019\u00e9valuateur fournit une \u00e9valuation sans r\u00e9serve, biais\u00e9e ou b\u00e2cl\u00e9e \u00bb et \u00ab la r\u00e9adaptation et les prestations sont souvent interrompues sur la base d\u2019un rapport d\u00e9ficient \u00bb) (6), nos r\u00e9sultats donnent \u00e0 penser que le tiers demandeur est environ neuf fois plus susceptible de recevoir une opinion selon laquelle le demandeur a une maladie mentale ayant un impact sur son fonctionnement et a besoin d\u2019un traitement psychiatrique suppl\u00e9mentaire. Une opinion en faveur du demandeur n\u2019a pas emp\u00each\u00e9 les d\u00e9cideurs tiers de demander des \u00e9valuations par la suite.<\/p>\n<p>M\u00eame si nous reconnaissons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une conclusion pr\u00e9liminaire fond\u00e9e sur un \u00e9chantillon de petite taille et des donn\u00e9es exploratoires, elle souligne que l\u2019id\u00e9e selon laquelle tous les \u00e9valuateurs ind\u00e9pendants ont un parti pris pour le tiers demandeur est inexacte. Il s\u2019agit d\u2019un point de vue pr\u00e9occupant et probl\u00e9matique qui peut causer des tensions et des soup\u00e7ons et entraver le processus d\u2019\u00e9valuation psychiatrique, lequel requiert un degr\u00e9 de confiance et d\u2019honn\u00eatet\u00e9, et de bons rapports entre les diff\u00e9rents protagonistes pour produire des recommandations de traitement et des accommodements qui sont le mieux adapt\u00e9s \u00e0 chaque personne \u00e9valu\u00e9e. Des sites Web ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s, proposant la marche \u00e0 suivre pour se pr\u00e9parer \u00e0 une EMI, ce qui peut nuire aux r\u00e9sultats de l\u2019\u00e9valuation (7), sans que cela ne profite ni au demandeur ni \u00e0 l\u2019expert \u00e9valuateur. Il est important de continuer \u00e0 examiner et \u00e0 r\u00e9futer ces perceptions inexactes de partialit\u00e9 pour am\u00e9liorer les meilleures pratiques et faciliter un \u00e9change positif entre l\u2019\u00e9valuateur et la personne \u00e9valu\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Limites<\/strong><\/p>\n<p>Plusieurs limites sont importantes \u00e0 mentionner. Premi\u00e8rement, nous reconnaissons que nos r\u00e9sultats sont fond\u00e9s sur une seule clinique et un \u00e9chantillon de petite taille. Il est certain que le biais inh\u00e9rent \u00e0 chaque \u00e9valuateur ind\u00e9pendant diff\u00e8re. Toutefois, ces r\u00e9sultats ne tiennent compte que de la clinique dont les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9es et ne peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour faire une d\u00e9claration g\u00e9n\u00e9rale sur la partialit\u00e9 des EMI en g\u00e9n\u00e9ral. Deuxi\u00e8mement, cette enqu\u00eate a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e \u00e0 l\u2019interne. Bien que nous n\u2019ayons pas intentionnellement biais\u00e9 nos opinions pour soutenir notre hypoth\u00e8se, on ne peut l\u2019exclure. Enfin, environ les deux tiers des gestionnaires de cas n\u2019ont pas r\u00e9pondu au sondage en ligne apr\u00e8s avoir re\u00e7u le rapport qu\u2019ils avaient demand\u00e9. Par cons\u00e9quent, il est possible qu\u2019un biais d\u2019\u00e9chantillonnage ait fauss\u00e9 les r\u00e9sultats du sondage en ligne.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires sont la premi\u00e8re \u00e9tape de notre examen de la perception de biais dans le contexte des EMI. Nous sommes en train d\u2019\u00e9largir la port\u00e9e de cette \u00e9tude pour y inclure un plus large \u00e9ventail de cliniques et d\u2019\u00e9valuateurs ind\u00e9pendants. Si vous souhaitez participer \u00e0 une \u00e9tude de plus grande envergure sur le sujet, veuillez communiquer avec nous \u00e0 sbrown@roblinfg.ca.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>1. Ky P, Hameed H, Christo PJ. Independent medical examinations: facts and fallacies. Pain Physician 2009;12:811\u2013818 [cit\u00e9 le 4 novembre 2021]. Accessible \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.paulchristomd.com\/wp-content\/theme s\/flowhub\/pdf\/IME%20FINAL.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.paulchristomd.com\/wp-content\/theme s\/flowhub\/pdf\/IME%20FINAL.pdf<\/a>.<br \/>\n2. Blackwell T. Hired gun in a lab coat: how medical experts help car insurers fight accident claims. The National Post [archives du site Web]; 2017. [Cit\u00e9 le 11 novembre 2021]. Accessible \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/nationalpost.com\/news\/hired-gun-in-a-lab-coat-how-medical-experts-help-car-insurers-fight-accident-claims\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/nationalpost.com\/news\/hired-gun-in-a-lab-coat-how-medical-experts-help-car-insurers-fight-accident-claims<\/a>.<br \/>\n3. Simmons LRS. Justice by witnesses-for-hire [archives du site Web, 1992]. The Christian Science Monitor [cit\u00e9 le 5 novembre 2021]. Accessible \u00e0 l\u2019adresse https:\/\/www.csmonitor.com\/1992\/0114\/14181.html.<br \/>\n4. Waldman J, Oswald T, Johnson E et coll. Independent assessors in contrast to treating physicians as expert witnesses in Canada: comparing duties and responsibilities. The Journal of Forensic Psychiatry &amp; Psychology 2020;31:541\u2013544.<br \/>\n5. Tomlinson K. Licensed to bill: how doctors profit from injury assessments that benefit insurers [archives du site Web, 2017]. The Globe and Mail. [Cit\u00e9 le 4 novembre 2021]. Accessible \u00e0 l\u2019adresse<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.theglobeandmail.com\/news\/investigations\/doctors-insurance-independent-medical-examinations\/article37141790\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.theglobeandmail.com\/news\/investigations\/doctors-insurance-independent-medical-examinations\/article37141790\/<\/a>.<br \/>\n6. FAIR Association of Victims for Accident Insurance Reform. The independent insurer medical examination IME\/IE. Mississauga : FAIR; sans date. [Cit\u00e9 le 5 novembre 2021]. Accessible \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"http:\/\/www.fairassociation.ca\/the-independent-medical-examination-imeie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.fairassociation.ca\/the-independent-medical-examination-imeie\/<\/a><br \/>\n7. Horwitz JE, McCaffrey RJ, Thompson B. A review of internet sites regarding independent medical examinations: implications for clinical neuropsychological practitioners. Appl Neuropsychol 2006;13:175\u2013179.<\/p>\n<p><a name=\"minassian\"><\/a><\/p>\n<h4><em>R. c. Minassian<\/em> : L\u2019autisme est consid\u00e9r\u00e9 comme un trouble mental<br \/>\nBrian Robertson, MD; Jason Quinn, MD, FRCPC; Graham Glancy, MB, ChB, FRCPC<\/h4>\n<p>Le 23 avril 2018, Alek Minassian, un homme de 26 ans porteur d\u2019un trouble du spectre de l\u2019autisme (TSA), a utilis\u00e9 une camionnette de location comme arme pour tuer 10 personnes et en blesser 16 autres \u00e0 Toronto. Il a \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9 peu apr\u00e8s son arrestation et a fait de multiples d\u00e9clarations incriminantes, avouant, notamment, qu\u2019il a lou\u00e9 la camionnette avec l\u2019intention de tuer des gens. Cet interrogatoire a \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9 \u00e0 la presse avant le proc\u00e8s et a \u00e9t\u00e9 largement diffus\u00e9. L\u2019avocat de M. Minassian a choisi de demander que la cause soit instruite devant un juge seul, estimant probablement qu\u2019il serait impossible de trouver un jury impartial.<\/p>\n<p>Les faits n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 contest\u00e9s tout au long du proc\u00e8s de M. Minassian. La d\u00e9fense a admis les faits n\u00e9cessaires pour \u00e9tablir les accusations de meurtre au premier degr\u00e9 et de tentative de meurtre. La question centrale de l\u2019affaire \u00e9tait l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit de M. Minassian au moment des infractions commises. Ce dernier a plaid\u00e9 non coupable aux 26 chefs d\u2019accusation, en invoquant comme moyen de d\u00e9fense l\u2019article 16 du Code criminel (non-responsabilit\u00e9 criminelle pour cause de troubles mentaux [NRCTM]).<\/p>\n<p>Pour \u00eatre admissible \u00e0 une d\u00e9fense en vertu de l\u2019article 16, l\u2019accus\u00e9 doit d\u2019abord \u00e9tablir qu\u2019il \u00e9tait atteint de troubles mentaux et, ensuite, que les troubles mentaux le rendaient incapable de juger de la nature et de la qualit\u00e9 de l\u2019acte ou de l\u2019omission, ou de savoir que l\u2019acte ou l\u2019omission \u00e9tait mauvais. (1)<\/p>\n<p>Ce que nous appelons aujourd\u2019hui la d\u00e9fense de NRCTM a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli pour la premi\u00e8re fois en 1843 par le droit britannique sous le nom de R\u00e8gles de M\u2019Naghten, dont le Canada a h\u00e9rit\u00e9 en 1867, et est devenu la base du premier Code criminel. La jurisprudence canadienne a apport\u00e9 d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments concernant l\u2019affaire <em>R. c. Minassian<\/em>. Par exemple, dans l\u2019affaire <em>R. c. Kjeldsen<\/em>, la Cour supr\u00eame a statu\u00e9 qu\u2019une personne juge la nature et la qualit\u00e9 d\u2019un acte si elle sait ce qu\u2019elle fait et si elle a conscience des cons\u00e9quences physiques de l\u2019acte. (2) Dans l\u2019affaire <em>R. c. Chaulk<\/em>, savoir qu\u2019un acte est mauvais signifie savoir que cet acte est moralement r\u00e9pr\u00e9hensible et non pas ill\u00e9gal. (3) Dans l\u2019affaire <em>R. c. Oommen<\/em>, la Cour supr\u00eame a recadr\u00e9 la question de la reconnaissance du caract\u00e8re mauvais d\u2019un acte en recourant \u00e0 la notion de capacit\u00e9 cognitive limit\u00e9e. Le juge McLachlin a statu\u00e9 qu\u2019un accus\u00e9 devait \u00eatre exempt\u00e9 de responsabilit\u00e9 p\u00e9nale en raison d\u2019un trouble mental si \u00ab les troubles mentaux dont il souffrait au moment de l\u2019acte l\u2019emp\u00eachaient de juger de fa\u00e7on rationnelle et donc de faire un choix rationnel quant au caract\u00e8re bon ou mauvais de l\u2019acte. \u00bb (4)<\/p>\n<p>Une d\u00e9fense de NRCTM ne peut \u00eatre retenue que si l\u2019accus\u00e9 souffrait d\u2019\u00ab un trouble mental \u00bb. Le p\u00e8re de M. Minassian a t\u00e9moign\u00e9 qu\u2019on avait \u00e9tabli chez M. Minassian un diagnostic de trouble du d\u00e9veloppement envahissant (maintenant connu sous le nom de TED) lorsqu\u2019il \u00e9tait enfant. Tous les experts qui ont interrog\u00e9 M. Minassian s\u2019accordaient pour dire qu\u2019il \u00e9tait atteint d\u2019un trouble du spectre de l\u2019autisme, mais sans troubles cognitifs et avec une intelligence au-dessus de la moyenne.<\/p>\n<p>Avant ce proc\u00e8s, aucun tribunal canadien n\u2019avait d\u00e9termin\u00e9 si le TSA devait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un trouble mental au sens de l\u2019article 16 du Code criminel. Dans <em>Cooper c. la Reine<\/em>, la Cour supr\u00eame du Canada a statu\u00e9 que les \u00ab troubles mentaux \u00bb devaient recevoir une \u00ab interpr\u00e9tation large et lib\u00e9rale \u00bb, mais que cette d\u00e9finition \u00e9tait une d\u00e9finition juridique, par opposition \u00e0 une d\u00e9finition m\u00e9dicale. (5)<\/p>\n<p>Dans l\u2019affaire <em>Minassian<\/em>, la juge a d\u2019abord cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer si le TSA constitue un trouble mental au sens du Code criminel. Elle s\u2019est tourn\u00e9e vers la jurisprudence existante pour se guider. Seulement un cas canadien (6) et deux cas am\u00e9ricains (7,8) ont trait\u00e9 de la question de savoir si le TSA est consid\u00e9r\u00e9 comme un trouble mental, et la question n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9e dans aucun cas.<\/p>\n<p>La juge Molloy a d\u00e9cid\u00e9 que le TSA est consid\u00e9r\u00e9 comme un trouble mental parce qu\u2019il a \u00ab une cause interne, enracin\u00e9e dans le cerveau, et a souvent un lien g\u00e9n\u00e9tique \u00bb [traduction]. C\u2019est une \u00ab maladie permanente&#8230; [qui] a un impact sur le fonctionnement du cerveau et les processus mentaux. Le TSA pourrait entra\u00eener chez une personne l\u2019incapacit\u00e9 d\u2019appr\u00e9hender la nature d\u2019un acte ou de savoir que l\u2019acte est mauvais. \u00bb [traduction] Elle a pr\u00e9cis\u00e9 en outre que \u00ab les personnes porteuses d\u2019un diagnostic de TSA ne pourront pas toutes invoquer pour leur d\u00e9fense la non-responsabilit\u00e9 criminelle \u00bb car \u00ab tout d\u00e9pend de la situation particuli\u00e8re de l\u2019individu et de la fa\u00e7on dont il est affect\u00e9 par son handicap. \u00bb [traduction] (9)<\/p>\n<p>Quant \u00e0 savoir si M. Minassian \u00e9tait \u00ab incapable de juger de la nature et de la qualit\u00e9 de l\u2019acte ou de l\u2019omission, ou de savoir que l\u2019acte ou l\u2019omission \u00e9tait mauvais \u00bb, la juge a estim\u00e9 qu\u2019il n\u2019y avait aucun doute que l\u2019accus\u00e9 avait appr\u00e9ci\u00e9 la nature et la qualit\u00e9 de son acte, sur la base des entretiens au cours desquels il a d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019il savait que ce qu\u2019il faisait constituerait un meurtre au premier degr\u00e9, qu\u2019il pouvait d\u00e9finir le terme pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9 et qu\u2019il savait que le meurtre est une infraction p\u00e9nale.<\/p>\n<p>Ce qu\u2019il fallait faire, en fin de compte, \u00e9tait de d\u00e9terminer si M. Minassian savait que son acte \u00e9tait r\u00e9pr\u00e9hensible au sens du Code criminel. Sur la base des entretiens avec des psychologues et des psychiatres, la juge a conclu que M. Minassian avait compris, \u00e0 un niveau intellectuel, que la soci\u00e9t\u00e9 jugerait son acte comme \u00e9tant moralement mauvais. Toutefois, elle a estim\u00e9 que l\u2019affaire R. c. Oommen \u00e9non\u00e7ait des principes suppl\u00e9mentaires pour d\u00e9terminer si un d\u00e9fendeur \u00ab [savait] que [l\u2019acte ou l\u2019omission] \u00e9tait mauvais \u00bb [traduction], comme suit :<\/p>\n<ol>\n<li>Selon une analyse de l\u2019article 16, l\u2019accent n\u2019est pas mis sur la capacit\u00e9 intellectuelle de l\u2019accus\u00e9 de distinguer le bien du mal au sens abstrait, mais sur sa capacit\u00e9 de savoir qu\u2019un acte donn\u00e9 \u00e9tait mauvais dans les circonstances particuli\u00e8res de l\u2019affaire.<\/li>\n<li>La question est de savoir si l\u2019accus\u00e9 poss\u00e9dait la capacit\u00e9 de savoir que l\u2019acte en question \u00e9tait moralement mauvais selon les normes d\u2019une personne ordinaire.<\/li>\n<li>On ne peut dire \u00e0 un accus\u00e9 de \u00ab savoir \u00bb que quelque chose est \u00ab mauvais \u00bb au sens de l\u2019article 16 si, en raison d\u2019un trouble mental, il n\u2019a pas la capacit\u00e9 de d\u00e9cider rationnellement si l\u2019acte est bon ou mauvais et donc de faire le choix rationnel de l\u2019accomplir ou non.<\/li>\n<li>Cela n\u2019excuse pas les personnes psychopathes ou les personnes qui suivent leur propre code de conduite d\u00e9viant parce qu\u2019elles choisissent de le faire, et non parce qu\u2019elles sont incapables de savoir que leurs actes sont mauvais aux yeux de la soci\u00e9t\u00e9.<\/li>\n<\/ol>\n<p>La juge Molloy a d\u00e9cid\u00e9 que M. Minassian savait que son acte \u00e9tait mauvais selon ces quatre principes. Elle s\u2019appuie sur le fait qu\u2019il a pris une d\u00e9cision calcul\u00e9e en utilisant une camionnette de location pour tuer le plus de personnes possible afin d\u2019acqu\u00e9rir notori\u00e9t\u00e9 et c\u00e9l\u00e9brit\u00e9. Si l\u2019accus\u00e9 n\u2019avait pas compris le caract\u00e8re moralement mauvais de ses actes, il n\u2019aurait pas con\u00e7u un plan pour acqu\u00e9rir une notori\u00e9t\u00e9 secondaire \u00e0 la r\u00e9action horrifi\u00e9e du public face \u00e0 son acte. Il a \u00e9t\u00e9 reconnu coupable des 10 chefs d\u2019accusation de meurtre au premier degr\u00e9 et des 16 chefs d\u2019accusation de tentative de meurtre.<\/p>\n<p>Cette affaire \u00e9tablit clairement que le TSA peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un trouble mental, qui peut constituer le fondement d\u2019une d\u00e9fense en vertu de l\u2019article 16. Elle r\u00e9affirme qu\u2019il faut d\u00e9terminer si l\u2019accus\u00e9 poss\u00e9dait la capacit\u00e9 de savoir que l\u2019acte en question \u00e9tait moralement mauvais selon les normes d\u2019une personne ordinaire, tel que l\u2019a d\u00e9montr\u00e9 l\u2019affaire R c. Oommen. Bien que cette d\u00e9cision n\u2019ait \u00e9t\u00e9 rendue que dans un cadre provincial, elle pourrait \u00eatre suivie par d\u2019autres tribunaux provinciaux et territoriaux qui ont une comp\u00e9tence commune.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>1. Code criminel L.R.C. (1985), ch. C-46.<br \/>\n2. R. c. Kjeldsen, [1981] 2 R.C.S. 617.<br \/>\n3. R. c. Chaulk, [1990] 3 R.C.S. 1303.<br \/>\n4. R. c. Oommen, [1994] 2 R.C.S. 507.<br \/>\n5. R. c. Cooper, [1980] 1 R.C.S. 1149.<br \/>\n6. R. c. J.F., [2019] ONCA 432.<br \/>\n7. \u00c9tats-Unis c. Cottrell, 333 F. Appendix 213 (9th circ. 2009).<br \/>\n8. People c. Larsen, 140 Cal. Rptr. 3d 762, 205 Cal. App. 4th 810 (Ct. App. 2012).<br \/>\n9. R c. Minassian [2021] ONSC 1258.<\/p>\n<p><a name=\"disorder\"><\/a><\/p>\n<h4>L\u2019automatisme revisit\u00e9 : <em>R. c. Sullivan<\/em><br \/>\nGraham Glancy, MB, ChB; Kiran Patel, MBBS<\/h4>\n<p>Les \u00e9l\u00e9ments d\u2019une infraction criminelle sont l\u2019actus reus et le mens rea. En psychiatrie l\u00e9gale, nous nous pr\u00e9occupons le plus souvent du mens rea, l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit coupable, qui peut \u00eatre affect\u00e9 par un trouble mental, et dans pareil cas, la d\u00e9fense de non-responsabilit\u00e9 criminelle pour cause de troubles mentaux (NRCTM) est envisag\u00e9e. Les composantes de l\u2019actus sont, entre autres, le caract\u00e8re volontaire et la conscience. Dans certaines circonstances, il a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 que l\u2019actus exige que l\u2019acteur ne soit pas inconscient et n\u2019agisse pas de mani\u00e8re involontaire. Les tribunaux se sont heurt\u00e9s aux concepts complexes que sont l\u2019automatisme et le caract\u00e8re volontaire. Dans une d\u00e9cision r\u00e9cente, la Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario a jet\u00e9 un nouveau regard sur cette question complexe. Bien que cette affaire ait \u00e9t\u00e9 intitul\u00e9e <em>R. c. Sullivan<\/em> (1), elle portait en fait sur deux affaires communes : celle de David Sullivan et celle de Thomas Chan.<\/p>\n<p><strong><em>R. c. Chan<\/em><\/strong><\/p>\n<p>En 2015, Thomas Chan consommait des \u00ab champignons magiques \u00bb avec des amis dans le sous-sol de chez sa m\u00e8re. Il n\u2019avait aucun ant\u00e9c\u00e9dent de comportement criminel antisocial. Peu apr\u00e8s avoir ing\u00e9r\u00e9 les champignons, il a commenc\u00e9 \u00e0 parler de mani\u00e8re incompr\u00e9hensible et \u00e0 traiter sa m\u00e8re et sa s\u0153ur de Satan et du diable. Il est all\u00e9 ensuite chez son p\u00e8re, qui habitait \u00e0 proximit\u00e9, et a fracass\u00e9 la fen\u00eatre. Ne semblant pas reconna\u00eetre son p\u00e8re, il a commenc\u00e9 \u00e0 poignarder celui-ci \u00e0 plusieurs reprises jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il meure. Il a ensuite attaqu\u00e9 la conjointe de son p\u00e8re, qui a t\u00e9moign\u00e9 qu\u2019elle ne pensait pas qu\u2019il la reconnaissait. Au proc\u00e8s, M. Chan a soutenu que l\u2019article 33.1 du Code criminel du Canada \u2013 la loi qui l\u2019emp\u00eachait d\u2019invoquer un \u00e9tat d\u2019intoxication volontaire pour r\u00e9futer l\u2019intention g\u00e9n\u00e9rale ou le caract\u00e8re volontaire requis pour commettre l\u2019infraction \u2013 n\u2019\u00e9tait pas constitutionnel.<\/p>\n<p><strong><em>R. c. Sullivan<\/em><\/strong><\/p>\n<p>M. Sullivan avait re\u00e7u une ordonnance de Wellbutrin pour arr\u00eater de fumer. Il a pris ce m\u00e9dicament pendant un certain temps et en a abus\u00e9 de temps en temps. Il a apparemment commenc\u00e9 \u00e0 vivre des \u00e9pisodes au cours desquels il croyait que des extraterrestres vivaient dans son condominium. Le jour de l\u2019infraction, M. Sullivan a pris de 30 \u00e0 80 comprim\u00e9s de Wellbutrin dans le but de se suicider. Il a par la suite attaqu\u00e9 sa m\u00e8re, apr\u00e8s l\u2019avoir fait entrer dans la chambre pour lui montrer l\u2019extraterrestre qu\u2019il pensait avoir vu entrer dans sa chambre. Lorsque sa m\u00e8re lui a dit qu\u2019il se trompait, il l\u2019a poignard\u00e9e, croyant qu\u2019elle \u00e9tait une extraterrestre. Sa m\u00e8re a surv\u00e9cu \u00e0 l\u2019attaque, mais est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e avant le proc\u00e8s de causes sans liens avec l\u2019agression.<\/p>\n<p>Au proc\u00e8s, la d\u00e9fense d\u2019automatisme sans ali\u00e9nation mentale a \u00e9t\u00e9 soumise. M. Sullivan n\u2019a pas contest\u00e9 la validit\u00e9 constitutionnelle de l\u2019article 33.1. Il a fait valoir que cet article ne s\u2019appliquait pas parce que son intoxication n\u2019\u00e9tait pas volontaire, puisque le m\u00e9dicament avait \u00e9t\u00e9 prescrit \u00e0 des fins m\u00e9dicales et qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 pris, ultimement, dans le but de se suicider et non dans le but de s\u2019intoxiquer. Il a plut\u00f4t utilis\u00e9 la d\u00e9fense d\u2019ali\u00e9nation mentale. Le juge de premi\u00e8re instance a conclu que, premi\u00e8rement, la cause de l\u2019automatisme de M. Sullivan \u00e9tait l\u2019ingestion de Wellbutrin et, par cons\u00e9quent, qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une cause externe; et deuxi\u00e8mement, que M. Sullivan ne repr\u00e9sentait pas un danger permanent. Il a conclu que l\u2019automatisme n\u2019\u00e9tait pas caus\u00e9 par un trouble mental, mais par une intoxication; par cons\u00e9quent, la d\u00e9fense de NRCTM ne s\u2019appliquait pas. Le juge de premi\u00e8re instance a ensuite conclu que la d\u00e9fense d\u2019automatisme sans ali\u00e9nation mentale \u00e9tait exclue parce que l\u2019intoxication avait \u00e9t\u00e9 volontaire, en ce sens que l\u2019accus\u00e9 avait ing\u00e9r\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment le m\u00e9dicament (mais avec l\u2019intention de se tuer). M. Sullivan a \u00e9t\u00e9 reconnu coupable de voies de fait graves et d\u2019utilisation d\u2019une arme pour commettre une agression.<\/p>\n<p><strong>Automatisme<\/strong><\/p>\n<p>Dans le pass\u00e9, Lord Denning a d\u00e9fini l\u2019automatisme comme \u00e9tant :<br \/>\n\u00ab une activit\u00e9 musculaire ind\u00e9pendante de la volont\u00e9, tel un spasme, un r\u00e9flexe ou une convulsion; ou un acte accompli par une personne qui n\u2019a pas conscience de ce qu\u2019elle fait, tel un acte accompli alors qu\u2019elle souffre d\u2019une commotion ou qu\u2019elle est dans un \u00e9tat de somnambulisme (<em>Bratty c. Attorney-General for Northern Ireland<\/em>, 1963, para. 409.) (2) \u00bb [traduction]<\/p>\n<p>Cette d\u00e9finition met l\u2019accent sur les mouvements musculaires involontaires. Par exemple, un motocycliste qui conduit de mani\u00e8re erratique pendant qu\u2019il se fait attaquer par un essaim d\u2019abeilles, ou une personne qui agite les bras en \u00e9ternuant, heurtant ainsi une bougie et d\u00e9clenchant un incendie. Certains types d\u2019\u00e9pilepsie et traumatismes c\u00e9r\u00e9braux pourraient \u00e9galement correspondre \u00e0 cette d\u00e9finition. Dans les sections suivantes, nous abordons d\u2019autres exemples, y compris le somnambulisme et la dissociation.<\/p>\n<p><strong><em>R. c. Rabey<\/em><\/strong><\/p>\n<p>L\u2019affaire <em>R. c. Rabey<\/em> (1980) est une affaire mettant en cause la dissociation, qui a finalement abouti \u00e0 la Cour supr\u00eame. (3) On a par la suite d\u00e9fini l\u2019automatisme comme \u00e9tant \u00ab un comportement qui se produit \u00e0 l\u2019insu de la conscience et qui \u00e9chappe \u00e0 la volont\u00e9. C\u2019est l\u2019\u00e9tat d\u2019une personne qui, tout en \u00e9tant capable d\u2019agir, n\u2019est pas consciente de ce qu\u2019elle fait. \u00bb Dans sa d\u00e9cision, le tribunal a \u00e9galement fait la distinction entre automatisme avec ali\u00e9nation mentale et automatisme sans ali\u00e9nation mentale, le premier r\u00e9sultant d\u2019une maladie de l\u2019esprit. L\u2019automatisme sans ali\u00e9nation mentale a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme un d\u00e9s\u00e9quilibre mental momentan\u00e9 provoqu\u00e9 par un facteur sp\u00e9cifiquement externe.<\/p>\n<p><strong><em>R. c. Parks<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Dans l\u2019affaire <em>R. c. Parks<\/em> (1992), la Cour supr\u00eame a abord\u00e9 la question du somnambulisme et de l\u2019automatisme. (4) La question qui se posait \u00e0 la Cour supr\u00eame en appel \u00e9tait de savoir si le somnambulisme devait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un automatisme sans ali\u00e9nation mentale, entra\u00eenant un acquittement, ou s\u2019il devait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une maladie mentale, entra\u00eenant ce que l\u2019on appelait alors \u00ab non-culpabilit\u00e9 pour cause d\u2019ali\u00e9nation \u00bb. Le tribunal a utilis\u00e9 un test en deux \u00e9tapes pour d\u00e9cider si le comportement pr\u00e9sent\u00e9 \u00e9tait d\u00fb \u00e0 une maladie de l\u2019esprit. Une pathologie de l\u2019esprit devrait \u00eatre caus\u00e9e par quelque chose d\u2019interne \u00e0 l\u2019esprit du cerveau de l\u2019accus\u00e9. Il est probable qu\u2019elle se reproduise et repr\u00e9sente donc un danger pour le public si elle n\u2019est pas trait\u00e9e. Il est \u00e0 noter que le projet de loi C-30, qui a remplac\u00e9 la non-culpabilit\u00e9 pour cause d\u2019ali\u00e9nation par la NRCTM, a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9 en 1991, alors que l\u2019affaire \u00e9tait trait\u00e9e par les divers tribunaux.<\/p>\n<p><strong><em>R. c. Stone<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Dans l\u2019affaire R c. Stone de 1999, le tribunal a statu\u00e9 qu\u2019un processus en deux \u00e9tapes doit \u00eatre suivi avant que l\u2019automatisme puisse \u00eatre accept\u00e9 comme d\u00e9fense et qu\u2019un t\u00e9moignage d\u2019expert doit \u00eatre demand\u00e9. (5) En outre, un changement important a \u00e9t\u00e9 apport\u00e9 en ce qui concerne le fardeau de la preuve et la norme de preuve. Dans R. c. Parks, le fardeau de la preuve concernant le caract\u00e8re volontaire de l\u2019acte \u00e9tait impos\u00e9 \u00e0 la Couronne. Dans R. c. Stone, cela a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la d\u00e9fense, qui devait prouver le caract\u00e8re involontaire en invoquant la pr\u00e9pond\u00e9rance des probabilit\u00e9s. Si l\u2019existence de l\u2019automatisme est consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tablie, le tribunal doit rechercher si la cause de l\u2019automatisme est un facteur interne, comme un trouble mental, ou un facteur externe, comme un coup \u00e0 la t\u00eate, et s\u2019il y a, par cons\u00e9quent, un danger permanent. L\u2019affaire a mis en \u00e9vidence plusieurs autres facteurs susceptibles d\u2019\u00e9tayer une all\u00e9gation d\u2019automatisme, notamment la gravit\u00e9 du stimulus d\u00e9clencheur, les preuves corroborantes apport\u00e9es par les t\u00e9moins de l\u2019acte, les ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux de tels \u00e9tats, tout motif pouvant expliquer le crime et le fait que le d\u00e9clencheur soit \u00e9galement la victime du crime.<\/p>\n<p><strong><em>C. c. Daviault<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Dans R. c. Daviault (1994), le tribunal devait d\u00e9terminer si l\u2019intoxication volontaire pouvait conduire \u00e0 un niveau de gravit\u00e9 tel qu\u2019il pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un automatisme, de sorte que le d\u00e9fendeur ne pouvait pas poss\u00e9der l\u2019intention minimale n\u00e9cessaire pour commettre l\u2019infraction, en l\u2019occurrence un viol. (6) Dans sa d\u00e9cision, le tribunal a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce qu\u2019on appelait la r\u00e8gle Leary. Dans l\u2019affaire R. c. Leary (1978), il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 que l\u2019intoxication pouvait \u00eatre une d\u00e9fense pour les infractions p\u00e9nales impliquant une intention particuli\u00e8re, mais qu\u2019elle ne pouvait pas \u00eatre utilis\u00e9e pour des crimes impliquant seulement une intention g\u00e9n\u00e9rale. (7) En vertu de la r\u00e8gle Leary en vigueur, l\u2019intention de l\u2019accus\u00e9 de s\u2019intoxiquer est substitu\u00e9e \u00e0 l\u2019intention de commettre un acte dangereux. Cela signifie que l\u2019imprudence d\u00e9montr\u00e9e par un accus\u00e9 qui s\u2019intoxique volontairement est suffisamment bl\u00e2mable pour conclure qu\u2019une infraction d\u2019intention g\u00e9n\u00e9rale a \u00e9t\u00e9 commise.<\/p>\n<p>Le tribunal a statu\u00e9 que l\u2019application stricte de la r\u00e8gle Leary portait atteinte \u00e0 la pr\u00e9somption d\u2019innocence et contrevenait donc \u00e0 l\u2019article 11(d) de la Charte canadienne des droits et libert\u00e9s. (8) En d\u2019autres termes, l\u2019intention de s\u2019intoxiquer ne pouvait pas \u00eatre substitu\u00e9e \u00e0 l\u2019intention de commettre un crime. Le tribunal a mentionn\u00e9 que l\u2019automatisme ne s\u2019appliquerait que dans de rares cas d\u2019intoxication extr\u00eame. M. Daviault a donc \u00e9t\u00e9 acquitt\u00e9.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9cision a suscit\u00e9 une r\u00e9action publique rapide et virulente. La presse, les associations de policiers et l\u2019Association canadienne des centres contre les agressions \u00e0 caract\u00e8re sexuel ont critiqu\u00e9 le jugement en disant qu\u2019il fournissait une excuse \u00e0 la violence masculine contre les femmes. Neuf mois plus tard, le Parlement a promulgu\u00e9 l\u2019article 33.1 du Code criminel, visant sp\u00e9cifiquement \u00e0 prot\u00e9ger les femmes et les enfants contre la violence masculine impliquant l\u2019intoxication. (9) Cette loi ferme la porte \u00e0 une d\u00e9fense d\u2019intoxication volontaire pour toute infraction en rapport avec l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique de la victime si l\u2019infraction exige une intention g\u00e9n\u00e9rale, mais non une intention particuli\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9cision de la Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario<\/strong><\/p>\n<p>Plus de deux d\u00e9cennies apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat <em>R. c. Daviault<\/em>, dans l\u2019affaire R. c. Sullivan de 2020, le tribunal a invalid\u00e9 l\u2019article 33.1 du Code criminel au motif qu\u2019il \u00e9tait contraire \u00e0 la pr\u00e9somption d\u2019innocence en ce sens que la personne n\u2019a pas la volont\u00e9 ou le libre arbitre n\u00e9cessaire pour commettre l\u2019acte et qu\u2019il violait les principes de justice fondamentale. La cour a conclu qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas manifestement justifi\u00e9 dans une soci\u00e9t\u00e9 libre et d\u00e9mocratique et qu\u2019il n\u2019\u00e9tait donc pas prot\u00e9g\u00e9 par l\u2019article 1 de la Charte canadienne des droits et libert\u00e9s.<\/p>\n<p>Le rejet de l\u2019article 33.1 conduit \u00e0 deux options. La premi\u00e8re est la restauration du pr\u00e9c\u00e9dent Daviault. Sur cette base, l\u2019intoxication extr\u00eame assimilable \u00e0 un automatisme n\u00e9cessiterait un t\u00e9moignage d\u2019expert, serait soumise \u00e0 une inversion de la charge de la preuve et resterait difficile d\u2019acc\u00e8s. La deuxi\u00e8me est que le Parlement examine les solutions de rechange \u00e0 l\u2019article 33.1 et envisage de rendre criminel le fait de commettre un acte interdit en \u00e9tat d\u2019ivresse (ou dans un autre \u00e9tat d\u2019intoxication). C\u2019est ce qu\u2019a soutenu la Commission de r\u00e9forme du droit du Canada dans des avis ant\u00e9rieurs.<\/p>\n<p>Un appel a \u00e9t\u00e9 interjet\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre de cette d\u00e9cision devant la Cour supr\u00eame par le Fonds d\u2019action et d\u2019\u00e9ducation juridiques pour les femmes (FAE). Une d\u00e9cision d\u00e9finitive de la cour aidera \u00e0 clarifier les prochaines mesures \u00e0 prendre. Toutefois, dans les affaires susmentionn\u00e9es, des juges et des cours d\u2019appel exceptionnellement comp\u00e9tents \u00e0 l\u2019\u00e9chelle provinciale ont rendu des jugements si \u00e9clair\u00e9s qu\u2019il sera difficile pour la Cour supr\u00eame d\u2019annuler cette d\u00e9cision.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>1. R. c. Sullivan [2020] ONCA 333.<br \/>\n2. Bratty c. Attorney-General for Northern Ireland [1963] UKHL 3 [\u00e0 la page : 409]\n3. R. c. Rabey [1980] 1 R.C.S. 513 [\u00e0 la page : 514]\n4. R. c. Parks [1992] 2 R.C.S. 871.<br \/>\n5. R. c. Stone [1999] 2 R.C.S. 290.<br \/>\n6. R. c. Daviault [1994] 3 R.C.S. 63.<br \/>\n7. R. c. Leary [1978] 1 R.C.S. 29.<br \/>\n8. Charte canadienne des droits et libert\u00e9s : Partie 1 de la Loi constitutionnelle de 1982, soit l\u2019annexe B de la Loi de 1982 sur le Canada, ch. 11 (R.-U.) (1982).<br \/>\n9. Code criminel, L.R.C. (1985), ch. C-46, s. 752.<\/p>\n<p><a name=\"CBD\"><\/a><\/p>\n<h3>Mise en \u0153uvre de la CPC dans les programmes de sp\u00e9cialisation en psychiatrie l\u00e9gale : l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019Universit\u00e9 de Toronto<\/h3>\n<h4>Sumeeta Chatterjee, MD, FRCPC; Laeticia Eid, MD, FRCPC; Treena Wilkie, MD, FRCPC; Graham Glancy, MB, ChB, FRCPC<\/h4>\n<p>Au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, les meilleures pratiques en mati\u00e8re de formation m\u00e9dicale ont amen\u00e9 le Canada \u00e0 s\u2019int\u00e9resser au mod\u00e8le de formation fond\u00e9 sur les comp\u00e9tences (Comp\u00e9tence par conception [CPC]), suivant ainsi la voie de nombreux autres pays qui ont d\u00e9j\u00e0 adopt\u00e9 ce nouveau mod\u00e8le. D\u00e8s 2017, sous la direction du Coll\u00e8ge royal des m\u00e9decins et chirurgiens du Canada (CRMCC), les programmes de r\u00e9sidence en m\u00e9decine ont commenc\u00e9 \u00e0 adopter la CPC et certains programmes en psychiatrie l\u00e9gale ont mis en \u0153uvre la CPC en juillet 2021. (1) Tous les membres du corps enseignant qui travaillent et enseignent dans des installations de formation en psychiatrie l\u00e9gale ont \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9s \u00e0 se familiariser avec les principes de base du cadre de formation par comp\u00e9tences et \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la mani\u00e8re dont la CPC s\u2019applique au programme de formation d\u2019un an en psychiatrie l\u00e9gale et dont elle est mise en \u0153uvre sur le terrain.<\/p>\n<p>La CPC repose sur quelques principes fondamentaux : les r\u00e9sidents doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s sur la base de l\u2019observation directe des comp\u00e9tences principales propres \u00e0 chaque discipline; pour \u00e9valuer l\u2019apprentissage, on doit effectuer des \u00e9valuations \u00e0 faible enjeu fr\u00e9quentes et des \u00e9valuations \u00e0 enjeu \u00e9lev\u00e9 peu fr\u00e9quentes; la reconnaissance de la comp\u00e9tence est optimis\u00e9e par l\u2019analyse de plusieurs points de donn\u00e9es au fil du temps, valid\u00e9e par un groupe de sp\u00e9cialistes du contenu et d\u2019experts en \u00e9ducation plut\u00f4t que par des superviseurs.<\/p>\n<p>Le mod\u00e8le de formation fond\u00e9 sur la CPC reconna\u00eet que la progression de l\u2019apprenant passe par de nombreuses \u00e9tapes au fur et \u00e0 mesure que ses comp\u00e9tences se d\u00e9veloppent, et que les attentes en mati\u00e8re d\u2019\u00e9valuation doivent tenir compte de ces \u00e9tapes. Ainsi, pour tous les programmes, les quatre \u00e9tapes de la formation sont les suivantes : progression vers la discipline, acquisition des fondements de la discipline, ma\u00eetrise de la discipline et transition vers la pratique. Les t\u00e2ches principales qui englobent les r\u00f4les CanMEDS sont \u00e9valu\u00e9es au moyen de l\u2019observation directe des activit\u00e9s professionnelles confiables (APC) pouvant \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9es, qui sont propres \u00e0 la discipline et au stade de formation. Les APC sont des outils destin\u00e9s non seulement \u00e0 \u00e9valuer, mais \u00e9galement \u00e0 fournir aux r\u00e9sidents des commentaires opportuns, efficaces et exploitables, afin de favoriser le d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences. On s\u2019attend \u00e0 ce que les r\u00e9sidents tentent plusieurs fois des APC \u00e0 chaque \u00e9tape de leur formation, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils atteignent le nombre d\u00e9sir\u00e9 de comp\u00e9tences \u00e0 acqu\u00e9rir \u00e0 chaque \u00e9tape, avant de passer \u00e0 l\u2019\u00e9tape suivante de la formation. De plus, au lieu que ce soit les superviseurs qui d\u00e9terminent l\u2019aptitude \u00e0 passer au stade suivant, un comit\u00e9 de comp\u00e9tence se r\u00e9unit r\u00e9guli\u00e8rement pour analyser toutes les donn\u00e9es d\u2019\u00e9valuation disponibles relatives \u00e0 chaque apprenant, d\u00e9terminer les points forts et les domaines \u00e0 am\u00e9liorer, et finalement, rendre des d\u00e9cisions sur l\u2019aptitude \u00e0 passer \u00e0 l\u2019\u00e9tape suivante de l\u2019apprentissage et \u00e0 l\u2019examen du Coll\u00e8ge royal.<\/p>\n<p><strong>La CPC en psychiatrie l\u00e9gale<\/strong><\/p>\n<p>Les programmes de formation en psychiatrie l\u00e9gale ont mis en \u0153uvre le nouveau programme de CPC en juillet 2021, apr\u00e8s que le comit\u00e9 de sursp\u00e9cialit\u00e9 du Coll\u00e8ge royal, repr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, a pass\u00e9 trois ans \u00e0 d\u00e9finir les d\u00e9tails de tous les \u00e9l\u00e9ments propres \u00e0 la discipline pour les composantes susmentionn\u00e9es du mod\u00e8le de formation fond\u00e9 sur les comp\u00e9tences. (1) Cela comprenait le d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences en psychiatrie l\u00e9gale, les exigences en mati\u00e8re de formation et les APC. Les lecteurs sont encourag\u00e9s \u00e0 consulter ces documents. (2)<\/p>\n<p>Pour op\u00e9rationnaliser ce programme, le programme d\u2019un an en psychiatrie l\u00e9gale a d\u2019abord d\u00fb attribuer des jalons temporels \u00e0 chaque \u00e9tape de la formation, comme le montre la <a href=\"https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/documents\/cbd\/cbd-competence-continuum-diagram-legal-f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>figure 1<\/strong><\/a>.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/documents\/cbd\/cbd-competence-continuum-diagram-legal-f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Figure 1. Continuum de la CPC illustrant les \u00e9tapes de la formation<\/strong><\/a><\/p>\n<p>Comme indiqu\u00e9, pour passer \u00e0 l\u2019\u00e9tape suivante, le r\u00e9sident doit d\u2019abord atteindre la premi\u00e8re comp\u00e9tence \u00e0 ma\u00eetriser dans les APC attribu\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tape o\u00f9 il se trouve, et ce, un nombre d\u00e9termin\u00e9 de fois. Le <a href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Chatterjee_-Table-1-_-Final-Oct-26-FR.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>tableau 1<\/strong><\/a> pr\u00e9sente un aper\u00e7u des APC en psychiatrie l\u00e9gale. L\u2019\u00e9tendue du travail d\u2019\u00e9valuation m\u00e9dico-l\u00e9gale auquel les stagiaires doivent \u00eatre expos\u00e9s ou pour lequel ils doivent acqu\u00e9rir des comp\u00e9tences est prise en compte dans les variables contextuelles des APC ou dans le journal de bord des cas cliniques.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2022\/07\/Chatterjee_-Table-1-_-Final-Oct-26-FR.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Tableau 1. Liste de contr\u00f4le des activit\u00e9s professionnelles confiables (APC) en psychiatrie l\u00e9gale<\/strong><\/a><\/p>\n<p>Vous pouvez vous servir de ce tableau comme liste de contr\u00f4le pour suivre l\u2019ex\u00e9cution de vos APC, les mandats confi\u00e9s, et pour d\u00e9terminer si vous ma\u00eetrisez la comp\u00e9tence requise par l\u2019activit\u00e9 confiable. Des comit\u00e9s de comp\u00e9tence sont cr\u00e9\u00e9s dans chaque programme de formation et sont compos\u00e9s g\u00e9n\u00e9ralement de membres du corps enseignant en psychiatrie l\u00e9gale qui sont des sp\u00e9cialistes du contenu et des experts en \u00e9ducation. Le travail de ce comit\u00e9 est encadr\u00e9 par un pr\u00e9sident, qui coordonne au moins quatre r\u00e9unions par an, correspondant \u00e0 chaque \u00e9tape de la formation. Chaque r\u00e9sident est pr\u00e9sent\u00e9 par un \u00e9valuateur principal qui a effectu\u00e9 une analyse d\u00e9taill\u00e9e de toutes les donn\u00e9es d\u2019\u00e9valuation. Les donn\u00e9es d\u2019\u00e9valuation comprennent les APC ainsi que d\u2019autres outils d\u2019\u00e9valuation, comme les rapports d\u2019\u00e9valuation en cours de formation, les \u00e9valuations sommatives de fin de stage, les formulaires de r\u00e9troaction multisources, les formulaires de r\u00e9troaction de la personne qui effectue le coaching et les formulaires d\u2019auto-\u00e9valuation des r\u00e9sidents. L\u2019examinateur principal documente ses conclusions, qui sont ensuite pr\u00e9sent\u00e9es au comit\u00e9; le comit\u00e9 examine alors les conclusions et prend une d\u00e9cision quant au passage du r\u00e9sident \u00e0 la prochaine \u00e9tape de la formation. Il est possible d\u2019apporter des modifications au plan d\u2019apprentissage des stagiaires et des r\u00e9sidents qui ont de la difficult\u00e9. \u00c0 l\u2019inverse, il est possible de faire des recommandations pour approfondir les exp\u00e9riences de formation de ceux qui excellent.<\/p>\n<p><strong>Mise en \u0153uvre d\u2019un programme ax\u00e9 sur la CPC en psychiatrie l\u00e9gale<\/strong><\/p>\n<p>La mise en \u0153uvre de la CPC \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Toronto a n\u00e9cessit\u00e9 une planification importante, le recrutement de sp\u00e9cialistes de l\u2019\u00e9ducation et le soutien central du bureau des \u00e9tudes sup\u00e9rieures de l\u2019universit\u00e9. Le processus de planification a commenc\u00e9 un an avant la mise en \u0153uvre. Il est conseill\u00e9 de cr\u00e9er un comit\u00e9 des op\u00e9rations de la CPC, dirig\u00e9 soit par le directeur du programme, soit par un responsable de la CPC nomm\u00e9 \u00e0 cette fin, pour diriger le travail et faire rapport de ses progr\u00e8s au comit\u00e9 du programme de r\u00e9sidence.<\/p>\n<p>Les principales t\u00e2ches \u00e0 effectuer au d\u00e9but du processus \u00e9taient les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>planification de l\u2019exp\u00e9rience de formation<\/li>\n<li>r\u00e9daction d\u2019un rapport sur les \u00e9carts<\/li>\n<li>conception du programme d\u2019\u00e9tudes et du plan d\u2019\u00e9valuation<\/li>\n<li>conception d\u2019un plan de perfectionnement du corps enseignant et de l\u2019apprenant<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ensuite, le programme devait aborder les points suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>l\u2019\u00e9laboration d\u2019outils d\u2019\u00e9valuation (APC, rapports d\u2019\u00e9valuation en cours de formation et autres)<\/li>\n<li>plans de stage des nouveaux r\u00e9sidents<\/li>\n<li>la formation d\u2019un comit\u00e9 de comp\u00e9tence.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les derni\u00e8res \u00e9tapes \u00e9taient les suivantes :<\/p>\n<ul>\n<li>la production des calendriers des apprenants et des sites de stage et de r\u00e9sidence<\/li>\n<li>s\u00e9ances acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es de perfectionnement du corps enseignant et des apprenants, \u00e0 l\u2019aide de plusieurs modalit\u00e9s, dans les mois pr\u00e9c\u00e9dant la mise en \u0153uvre.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\u00c0 la premi\u00e8re \u00e9tape, le processus de planification des exp\u00e9riences de formation consistait \u00e0 s\u2019assurer que le programme pouvait offrir toutes les exp\u00e9riences de formation requises et recommand\u00e9es (et, id\u00e9alement, les exp\u00e9riences de formation facultatives), telles qu\u2019\u00e9nonc\u00e9es dans la s\u00e9rie de documents du Coll\u00e8ge royal. Les lacunes sur le plan des exp\u00e9riences de formation ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies et corrig\u00e9es au d\u00e9but du processus de planification. Dans certains programmes, ce processus a pu n\u00e9cessiter le r\u00e9am\u00e9nagement du programme d\u2019enseignement structur\u00e9, l\u2019ajout de possibilit\u00e9s cliniques ou le recrutement de professeurs ou de sites qui avaient acc\u00e8s aux exp\u00e9riences requises par les apprenants. Un rapport sur les \u00e9carts comparant le curriculum tel qu\u2019il \u00e9tait avant l\u2019instauration de la CPC et le nouveau curriculum a abord\u00e9 tous les changements pr\u00e9vus, en particulier ceux qui ont une incidence sur la prestation des soins cliniques, lors du passage de l\u2019ancien au nouveau curriculum.<\/p>\n<p>La conception du curriculum et du plan d\u2019\u00e9valuation a sans doute \u00e9t\u00e9 l\u2019aspect le plus int\u00e9ressant de la planification de la CPC et a consist\u00e9 \u00e0 \u00e9laborer un document de synth\u00e8se \u00e9num\u00e9rant toutes les composantes du programme (APC, exp\u00e9riences de formation, enseignement structur\u00e9, r\u00e9unions du comit\u00e9 de comp\u00e9tence, etc.) et leur position les unes par rapport aux autres au cours de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Les strat\u00e9gies de perfectionnement du corps enseignant et des apprenants ont \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9es et planifi\u00e9es en amont, car les changements importants apport\u00e9s aux pratiques \u00e9ducatives doivent \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9s dans le temps afin d\u2019optimiser leur adoption.<\/p>\n<p>Une planification rapide a \u00e9galement permis aux responsables de la CPC d\u2019exploiter la richesse des ressources existantes et de les adapter pour garantir leur applicabilit\u00e9 actuelle. Un dossier centralis\u00e9 de ressources sur le mod\u00e8le fond\u00e9 sur les comp\u00e9tences, contenant des r\u00e9sum\u00e9s concis des informations utiles et des enregistrements des s\u00e9ances de perfectionnement des enseignants et des apprenants, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 \u00e0 l\u2019intention des enseignants et des apprenants. Il est fortement recommand\u00e9 de recruter des sp\u00e9cialistes de l\u2019\u00e9ducation dans chaque site d\u2019apprentissage et de faire participer ceux-ci au comit\u00e9 du programme de r\u00e9sidence ou au comit\u00e9 des op\u00e9rations de la CPC. Ce faisant, ils ont pu servir de ressource pratique aux divers membres du corps professoral des diff\u00e9rents sites de formation qui ont particip\u00e9 au programme de r\u00e9sidence de 6e ann\u00e9e. La mise en \u0153uvre des changements \u00e9tait multidimensionnelle, int\u00e9grait des m\u00e9thodes d\u2019enseignement non structur\u00e9es et structur\u00e9es, s\u2019appuyait sur diff\u00e9rents forums de communication (c.-\u00e0-d. r\u00e9unions du personnel m\u00e9dical, r\u00e9unions du comit\u00e9 du programme de r\u00e9sidence, courriels et encadrement individuel) et s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e dans le temps, \u00e0 la fois avant et apr\u00e8s le lancement officiel.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9tape suivante, l\u2019\u00e9laboration d\u2019outils d\u2019\u00e9valuation a commenc\u00e9 en collaboration avec l\u2019universit\u00e9 qui a aid\u00e9 \u00e0 t\u00e9l\u00e9charger les APC du Coll\u00e8ge royal sur la plateforme \u00e9lectronique choisie par l\u2019h\u00f4pital (par exemple, dans le cas de l\u2019Universit\u00e9 de Toronto, le Centre de toxicomanie et de sant\u00e9 mentale a choisi la plateforme Elentra). La cr\u00e9ation des rapports d\u2019\u00e9valuation en cours de formation a n\u00e9cessit\u00e9 l\u2019examen des rapports existants et des modifications \u00e0 apporter pour correspondre au plan de stage. Les programmes peuvent \u00e9galement choisir d\u2019int\u00e9grer des outils d\u2019\u00e9valuation suppl\u00e9mentaires, y compris les auto-\u00e9valuations, la r\u00e9troaction multisources et les formulaires d\u2019\u00e9valuation descriptive du coaching. La planification des stages s\u2019est effectu\u00e9e en parall\u00e8le, car les programmes ont d\u00fb d\u00e9cider si des modifications \u00e0 leur ancien calendrier de stage \u00e9taient n\u00e9cessaires pour r\u00e9pondre aux besoins du nouveau programme de formation fond\u00e9 sur la CPC.<\/p>\n<p>Au cours de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant le d\u00e9ploiement, il est recommand\u00e9 que chaque programme dirige un comit\u00e9 de comp\u00e9tence afin d\u2019\u00e9tablir un m\u00e9canisme d\u2019examen des donn\u00e9es d\u2019\u00e9valuation et de la progression des r\u00e9sidents en tant que groupe, de discuter de mani\u00e8re r\u00e9fl\u00e9chie sur les points forts et les am\u00e9liorations \u00e0 apporter et de faire des recommandations pour optimiser et individualiser les exp\u00e9riences de formation. Au moment du d\u00e9ploiement officiel de la CPC, le comit\u00e9 de comp\u00e9tence s\u2019est vu d\u00e9signer un pr\u00e9sident charg\u00e9 de superviser le processus de collecte de donn\u00e9es, les r\u00e9unions du comit\u00e9 et la r\u00e9troaction des r\u00e9sidents. Le comit\u00e9 comprendra g\u00e9n\u00e9ralement des superviseurs et possiblement des experts en \u00e9ducation et des personnes poss\u00e9dant une expertise du contenu m\u00e9dico-l\u00e9gal. Compte tenu de la petite taille des programmes de psychiatrie l\u00e9gale et de la possible nature d\u00e9licate de l\u2019information abord\u00e9e, il n\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement pas recommand\u00e9 que les r\u00e9sidents de 6e ann\u00e9e soient repr\u00e9sent\u00e9s au comit\u00e9.<\/p>\n<p>Enfin, les calendriers des apprenants et des sites de stage et de r\u00e9sidence ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s. Les enseignants et les apprenants ont suivi des s\u00e9ances de perfectionnement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9es peu de temps avant le d\u00e9ploiement, et des s\u00e9ances de rappel et du soutien individuel ont \u00e9t\u00e9 offerts au besoin.<\/p>\n<p>En conclusion, le programme de formation fond\u00e9 sur la CPC et le comit\u00e9 de comp\u00e9tence qui lui est rattach\u00e9 offrent une occasion unique non seulement d\u2019\u00e9valuer les progr\u00e8s des r\u00e9sidents, mais aussi d\u2019examiner la prestation du programme et sa capacit\u00e9 \u00e0 former des psychiatres l\u00e9gistes comp\u00e9tents. L\u2019\u00e9valuation du curriculum fond\u00e9 sur la CPC et des outils d\u2019\u00e9valuation utilis\u00e9s dans le cadre de la CPC demeure indispensable pour d\u00e9terminer \u00e0 la fois les besoins des stagiaires en mati\u00e8re d\u2019apprentissage et la r\u00e9ponse et l\u2019adoption du nouveau mod\u00e8le par le corps professoral, et pour y r\u00e9pondre. Le d\u00e9ploiement de la CPC dans le programme de sp\u00e9cialisation en psychiatrie l\u00e9gale offre l\u2019occasion d\u2019\u00e9valuer, de planifier et de mettre en \u0153uvre des changements au sein du programme de mani\u00e8re \u00e0 s\u2019assurer que celui-ci r\u00e9pond aux besoins des personnes auxquelles il est destin\u00e9, dans les universit\u00e9s et les h\u00f4pitaux, et dans la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>1. Booth B, Chatterjee S, Watt J et coll. Toward a new model of training in Canadian forensic psychiatry. J Am Acad Psychiatry Law 2021;49(3):381\u201395.<br \/>\n2. Coll\u00e8ge royal des m\u00e9decins et chirurgiens du Canada. Information par discipline. Ottawa, Ontario : auteur [cit\u00e9 le 21 juillet 2021]. Disponible \u00e0 l\u2019adresse <a href=\"https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/ibd-search-f\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/ibd-search-f<\/a><\/p>\n<p><a name=\"bc\"><\/a><\/p>\n<h3>L\u2019ACPD vue de l\u2019int\u00e9rieur<\/h3>\n<h4>Mise \u00e0 jour de la section r\u00e9gionale de la C.-B.<br \/>\nDr Andrew Kolchak et Dr Todd Tomita<br \/>\nPr\u00e9sident, Section r\u00e9gionale de la C.-B.<\/h4>\n<p>Le comit\u00e9 de direction de la section r\u00e9gionale de la Colombie-Britannique a \u00e9t\u00e9 remani\u00e9. Le nouveau comit\u00e9 de direction est compos\u00e9 des personnes suivantes :<\/p>\n<p>1. Dr Andrew Kolchak, pr\u00e9sident<br \/>\n2. Dre Emlene Murphy, vice-pr\u00e9sidente<br \/>\n3. Dre Jeanette Smith, secr\u00e9taire<br \/>\n4. Dr David Morgan, membre<br \/>\n5. Dr Rakesh Lamba, membre<\/p>\n<p>La Dre Jeanette Smith est la nouvelle pr\u00e9sidente du comit\u00e9 de planification des journ\u00e9es de formation en psychiatrie l\u00e9gale qu\u2019organisent la division de psychiatrie l\u00e9gale de l\u2019UBC et la section r\u00e9gionale de la Colombie-Britannique. Apr\u00e8s une longue pause caus\u00e9e par la pand\u00e9mie, nous esp\u00e9rons reprendre les \u00e9v\u00e9nements en personne en 2022, mais peut-\u00eatre \u00e0 plus petite \u00e9chelle. Esp\u00e9rons que nous pourrons le faire.<\/p>\n<p>La Dre Emlene Murphy a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e \u00e0 la t\u00eate de la division de psychiatrie l\u00e9gale de l\u2019UBC. Par cons\u00e9quent, nous sommes tr\u00e8s bien repr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la fois \u00e0 l\u2019UBC et \u00e0 la Section r\u00e9gionale de la Colombie-Britannique.<\/p>\n<p><a name=\"quebec\"><\/a><\/p>\n<h4>Mise \u00e0 jour de la section r\u00e9gionale du Qu\u00e9bec<br \/>\nFabien Gagnon, MD, MD, Psy. D., PGDipl., FCFP, FRCPC<br \/>\nPr\u00e9sident, section r\u00e9gionale du Qu\u00e9bec<\/h4>\n<p>Sans ordre pr\u00e9cis, nos pr\u00e9occupations sont actuellement les suivantes :<\/p>\n<p>1. Dans certaines r\u00e9gions, les lits de soins psychiatriques m\u00e9dico-l\u00e9gaux sont occup\u00e9s par des patients qui requi\u00e8rent des soins psychiatriques g\u00e9n\u00e9raux.<\/p>\n<p>2. De plus en plus souvent, les psychiatres l\u00e9gistes sont appel\u00e9s \u00e0 faire des \u00e9valuations de psychiatrie g\u00e9n\u00e9rale, ce qui met beaucoup de pression sur les cliniciens en psychiatrie l\u00e9gale.<\/p>\n<p>3. Il devient de plus en plus difficile de recruter des psychiatres l\u00e9gistes dans certaines r\u00e9gions du Qu\u00e9bec, ce qui a comme effet de fragmenter l\u2019acc\u00e8s des tribunaux aux services de psychiatrie l\u00e9gale.<\/p>\n<p>4. Les unit\u00e9s de psychiatrie l\u00e9gale sont parfois occup\u00e9es par des patients en psychiatrie g\u00e9n\u00e9rale violents.<\/p>\n<p>5. Dans certaines r\u00e9gions, il n\u2019y a pas assez de psychiatres l\u00e9gistes pour offrir des services psychiatriques dans les \u00e9tablissements correctionnels; pour compenser, le recours \u00e0 des infirmi\u00e8res praticiennes sp\u00e9cialis\u00e9es en soins m\u00e9dico-l\u00e9gaux est envisag\u00e9.<\/p>\n<p>6. Le nouveau Guide d\u2019exercice sur l\u2019\u00e9valuation m\u00e9dicale ind\u00e9pendante et l\u2019expertise m\u00e9dicale du Coll\u00e8ge des m\u00e9decins du Qu\u00e9bec a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en juin 2021. Il est obligatoire pour les experts qui effectuent des \u00e9valuations \u00e0 la demande d\u2019un tiers de remplir un formulaire de d\u00e9claration de l\u2019experte ou de l\u2019expert \u00e0 chaque \u00e9valuation.<\/p>\n<p>7. Le gouvernement du Qu\u00e9bec n\u2019a pas encore termin\u00e9 la r\u00e9vision annonc\u00e9e de la Loi sur la protection des personnes dont l\u2019\u00e9tat mental pr\u00e9sente un danger pour elles-m\u00eames ou pour autrui. L\u2019Association des m\u00e9decins psychiatres du Qu\u00e9bec devrait \u00eatre consult\u00e9e. La r\u00e9vision pourrait comprendre des pr\u00e9cisions sur la participation des infirmi\u00e8res praticiennes en sant\u00e9 mentale.<\/p>\n<p>8. La hi\u00e9rarchisation des services de psychiatrie l\u00e9gale est en cours de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p><a name=\"guide\"><\/a><\/p>\n<h4>Guide des nouvelles lignes directrices de l\u2019ACPD<br \/>\nTodd Tomita, Graham Glancy<\/h4>\n<p>Le conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD a r\u00e9cemment particip\u00e9 \u00e0 un projet visant \u00e0 \u00e9laborer 10 lignes directrices relatives aux domaines cl\u00e9s de l\u2019\u00e9valuation et de la r\u00e9daction de rapports en psychiatrie l\u00e9gale. Ces domaines sont :<\/p>\n<ul>\n<li>Principes g\u00e9n\u00e9raux<\/li>\n<li>L\u2019aptitude \u00e0 compara\u00eetre<\/li>\n<li>La responsabilit\u00e9 p\u00e9nale<\/li>\n<li>L\u2019\u00e9valuation du risque de violence<\/li>\n<li>L\u2019\u00e9valuation du risque chez les d\u00e9linquants dangereux et les d\u00e9linquants \u00e0 contr\u00f4ler<\/li>\n<li>Comportement sexuel et risque de d\u00e9linquance sexuelle<\/li>\n<li>\u00c9valuation de l\u2019invalidit\u00e9 et r\u00e9daction de rapports sur l\u2019invalidit\u00e9<\/li>\n<li>Aptitude au travail<\/li>\n<li>L\u00e9sion corporelle<\/li>\n<li>Inconduite et faute professionnelle<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce projet est une initiative de la Dre Lisa Ramshaw, de la division de psychiatrie l\u00e9gale de l\u2019Universit\u00e9 de Toronto. Cette derni\u00e8re a dirig\u00e9 le projet et a r\u00e9uni une \u00e9quipe d\u2019auteurs de l\u2019Universit\u00e9 de Toronto, compos\u00e9e d\u2019elle-m\u00eame et de la Dre Sumeeta Chatterjee, de la Dre Treena Wilkey, du Dr Graham Glancy et du pr\u00e9sident de l\u2019ACPD, le Dr Todd Tomita. Cette \u00e9quipe est devenue le comit\u00e9 directeur du projet.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir fait preuve de pr\u00e9voyance et de vision en r\u00e9unissant l\u2019\u00e9quipe du comit\u00e9 directeur, la Dre Ramshaw a men\u00e9 le projet, avec l\u2019approbation du conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD, afin de constituer un groupe de travail national compos\u00e9 de repr\u00e9sentants de la psychiatrie l\u00e9gale de partout au Canada. Le groupe de travail est compos\u00e9 de la Dre Lisa Ramshaw (pr\u00e9sidente), de la Dre Aileen Brunet (c\u00f4te est), du Dr Mathieu Dufour (Qu\u00e9bec), de la Dre Jocelyne Brault (Qu\u00e9bec), du Dr Brad Booth (Ontario), de Monsieur le juge Richard Schneider (Ontario), du Dr Jeffrey Waldman (Manitoba), du Dr Mansfield Mela (Saskatchewan), du Dr Alberto Choy (Alberta) et du Dr Todd Tomita (C.-B.).<\/p>\n<p>Le projet en est maintenant \u00e0 sa deuxi\u00e8me ann\u00e9e, et chaque ligne directrice est \u00e0 une phase l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente de son \u00e9laboration finale. Pour \u00e9tablir chaque ligne directrice, l\u2019\u00e9quipe du comit\u00e9 directeur doit r\u00e9diger une premi\u00e8re version de la ligne directrice. Une fois que cette version a atteint \u00e0 un stade de d\u00e9veloppement raisonnable, elle est envoy\u00e9e au groupe de travail national et chaque membre du groupe de travail contribue au document et le modifie. Un r\u00e9viseur expert qui est un chef de file dans le domaine concern\u00e9 par la ligne directrice \u00e9value le projet de ligne directrice et y ajoute les modifications finales. La ligne directrice finale, qui est r\u00e9dig\u00e9e en anglais, est envoy\u00e9e au conseil d\u2019administration pour approbation. Une fois approuv\u00e9e, la ligne directrice est traduite en fran\u00e7ais et les versions anglaise et fran\u00e7aise sont publi\u00e9es en ligne sur le site Web de l\u2019ACPD.<\/p>\n<p>Le conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD a adopt\u00e9 la premi\u00e8re ligne directrice, intitul\u00e9e <strong><a href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/01-Guidelines-FIN-FR-Web.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Guide canadien sur l\u2019expertise et la r\u00e9daction de rapports en psychiatrie l\u00e9gale : Principes g\u00e9n\u00e9raux<\/a><\/strong>, le 23 juin 2021. Elle a \u00e9t\u00e9 traduite <strong><a href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/01-Guidelines-FIN-FR-Web.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">en fran\u00e7ais<\/a><\/strong> et a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e sur le site Web de l\u2019ACPD en guise de ressource pour les personnes int\u00e9ress\u00e9es. D\u2019autres lignes directrices suivront \u00e0 mesure que le processus avancera.<\/p>\n<p>Notre objectif est de publier en ligne les neuf autres lignes directrices au cours de la prochaine ann\u00e9e, car elles sont toutes \u00e0 diverses \u00e9tapes de leur \u00e9laboration.<\/p>\n<p>Notre objectif premier est de faire en sorte que les lignes directrices soient pertinentes et applicables \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, en d\u00e9finissant et en prenant en compte les nuances de la pratique dans les diff\u00e9rentes provinces. Nous nous attendons \u00e0 ce que le groupe de travail repr\u00e9sentatif \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale et le r\u00e9viseur expert qui participe au processus fassent en sorte que le document soit applicable \u00e0 l\u2019ensemble du Canada, car on sait que les provinces pr\u00e9sentent des diff\u00e9rences en mati\u00e8re de pratiques, d\u2019interpr\u00e9tation et de mise en \u0153uvre des m\u00e9thodes utilis\u00e9es en psychiatrie l\u00e9gale.<\/p>\n<p>Les lecteurs savent que l\u2019American Association of Psychiatry and the Law a produit une ligne directrice sur les \u00e9valuations judiciaires, mais il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9quivalent canadien. (1) Les lois canadiennes sont diff\u00e9rentes des lois am\u00e9ricaines et la pratique de la psychiatrie l\u00e9gale au Canada est distincte de celle des \u00c9tats-Unis, et ce, \u00e0 plusieurs \u00e9gards. Pour ces raisons, il apparaissait important de disposer de lignes directrices canadiennes pouvant servir de ressource aux personnes qui travaillent dans ce domaine.<\/p>\n<p>Les lignes directrices se veulent une analyse des principes juridiques et des principes de la psychiatrie l\u00e9gale et visent \u00e0 offrir des conseils pratiques et \u00e0 servir de ressource aux apprenants, aux psychiatres l\u00e9gistes en d\u00e9but de carri\u00e8re et \u00e0 d\u2019autres personnes impliqu\u00e9es dans la r\u00e9alisation d\u2019\u00e9valuations m\u00e9dico-l\u00e9gales.<\/p>\n<p>Elles t\u00e9moignent d\u2019un consensus entre le conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD et d\u2019autres intervenants. Elles ne sont pas destin\u00e9es \u00e0 dicter une norme de soins ni \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 des fins juridiques.<\/p>\n<p>Le projet de lignes directrices de l\u2019ACPD repr\u00e9sente une avanc\u00e9e importante pour la psychiatrie l\u00e9gale au Canada. Tous les membres de l\u2019ACPD qui y ont particip\u00e9 devraient \u00eatre f\u00e9licit\u00e9s pour leur d\u00e9vouement et leur engagement. Pour rester pertinentes, les lignes directrices doivent \u00eatre des documents \u00e9volutifs, et nous esp\u00e9rons que les membres de l\u2019ACPD feront part de leurs commentaires et accepteront de s\u2019impliquer dans leur actualisation. Il s\u2019agit d\u2019un projet important; nous esp\u00e9rons que ces lignes directrices seront bien accueillies par les membres et qu\u2019elles constitueront une ressource utile pour le domaine de la psychiatrie l\u00e9gale.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/p>\n<p>1. Glancy GD, Ash P, Bath EP et coll. AAPL practice guideline for the forensic assessment. J Am Acad Psychiatry Law 2015;43(2 Suppl):S3\u201353.<\/p>\n<h4><a name=\"agm\"><\/a><br \/>\nAssembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle 2022 de l\u2019ACPD<\/h4>\n<p>Lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle du 5 avril 2022, les membres ont \u00e9lu les nouveaux administrateurs du conseil d\u2019administration, chacun pour une dur\u00e9e de deux ans :<\/p>\n<ul>\n<li>Dre Elizabeth Coleman<\/li>\n<li>Dr Padraig Darby<\/li>\n<li>Dr Mathieu Dufour<\/li>\n<li>Dr Andrew Kolchak<\/li>\n<li>Dr S\u00e9bastien Prat<\/li>\n<li>Dre Lisa Ramshaw<\/li>\n<li>Dr Jeff Waldman<\/li>\n<\/ul>\n<p>De nouveaux dirigeants ont \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9s parmi les administrateurs lors de la premi\u00e8re r\u00e9union du conseil d\u2019administration, tenue le 4 mai 2022 :<\/p>\n<ul>\n<li>Pr\u00e9sident : Dr S\u00e9bastien Prat<\/li>\n<li>Vice-pr\u00e9sident : Dr Mathieu Dufour<\/li>\n<li>Secr\u00e9taire : Dr Andrew Kolchak<\/li>\n<li>Tr\u00e9sorier : Dr Padraig Darby<\/li>\n<\/ul>\n<p>Chaque dirigeant est nomm\u00e9 pour un mandat d\u2019un an.<\/p>\n<p>Les membres ont \u00e9galement apport\u00e9 deux modifications aux r\u00e8glements de l\u2019ACPD lors de l\u2019AGA. La premi\u00e8re permet aux anciens administrateurs qui ont effectu\u00e9 leur mandat maximal de six ans de revenir au conseil apr\u00e8s une absence d\u2019un an et la deuxi\u00e8me instaure des dispositions relatives au pr\u00e9avis pour l\u2019\u00e9lection des administrateurs.<\/p>\n<p>Ces modifications sont le fruit d\u2019une discussion qui a commenc\u00e9 \u00e0 la table du conseil d\u2019administration. L\u2019ACPD est une petite organisation, et il n\u2019y a pas toujours un nombre suffisant de membres pr\u00eats \u00e0 assumer les responsabilit\u00e9s suppl\u00e9mentaires li\u00e9es \u00e0 la fonction d\u2019administrateur. Le r\u00e8glement relatif au pr\u00e9avis de mise en candidature aux postes d\u2019administrateur aidera le Comit\u00e9 des mises en candidature \u00e0 confirmer que les candidats \u00e0 un poste d\u2019administrateur sont d\u00fbment qualifi\u00e9s conform\u00e9ment aux politiques de gouvernance et \u00e0 veiller \u00e0 ce que le processus \u00e9lectoral se d\u00e9roule de mani\u00e8re ordonn\u00e9e.<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-1817","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-membership-fr"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.2 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Le Bulletin de l&#039;ACPD - 2022 juin - Canadian Academy of Psychiatry and the Law (CAPL)<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/le-bulletin-de-l-acpd-2022-juin\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Le Bulletin de l&#039;ACPD - 2022 juin - Canadian Academy of Psychiatry and the Law (CAPL)\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/le-bulletin-de-l-acpd-2022-juin\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Canadian Academy of Psychiatry and the Law (CAPL)\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2022-06-07T13:32:13+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-07-14T15:57:57+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"admin\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"admin\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"52 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/le-bulletin-de-l-acpd-2022-juin\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/le-bulletin-de-l-acpd-2022-juin\/\"},\"author\":{\"name\":\"admin\",\"@id\":\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/#\/schema\/person\/b4ee25372d99beaf14d66c0feb6765ed\"},\"headline\":\"Le Bulletin de l&rsquo;ACPD &#8211; 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