{"id":1535,"date":"2021-03-23T10:06:22","date_gmt":"2021-03-23T14:06:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.capl-acpd.org\/newsletter-march-2021\/"},"modified":"2021-04-06T13:37:19","modified_gmt":"2021-04-06T17:37:19","slug":"le-bulletin-2021-mars","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/le-bulletin-2021-mars\/","title":{"rendered":"Le Bulletin &#8211; 2021 mars"},"content":{"rendered":"<div class=\"fusion-fullwidth fullwidth-box fusion-builder-row-1 fusion-flex-container nonhundred-percent-fullwidth non-hundred-percent-height-scrolling\" style=\"--awb-border-radius-top-left:0px;--awb-border-radius-top-right:0px;--awb-border-radius-bottom-right:0px;--awb-border-radius-bottom-left:0px;--awb-flex-wrap:wrap;\" ><div class=\"fusion-builder-row fusion-row fusion-flex-align-items-flex-start fusion-flex-content-wrap\" style=\"max-width:1248px;margin-left: calc(-4% \/ 2 );margin-right: calc(-4% \/ 2 );\"><div class=\"fusion-layout-column fusion_builder_column fusion-builder-column-0 fusion_builder_column_1_1 1_1 fusion-flex-column\" style=\"--awb-bg-size:cover;--awb-width-large:100%;--awb-margin-top-large:0px;--awb-spacing-right-large:1.92%;--awb-margin-bottom-large:0px;--awb-spacing-left-large:1.92%;--awb-width-medium:100%;--awb-spacing-right-medium:1.92%;--awb-spacing-left-medium:1.92%;--awb-width-small:100%;--awb-spacing-right-small:1.92%;--awb-spacing-left-small:1.92%;\"><div class=\"fusion-column-wrapper fusion-flex-justify-content-flex-start fusion-content-layout-column\"><div class=\"fusion-text fusion-text-1\"><h2 style=\"text-align: center;\">Le Bulletin de l\u2019ACPD<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Volume 4, num\u00e9ro 1<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: left;\">Dans ce num\u00e9ro<\/h3>\n<ul>\n<li><a href=\"#message\">Message du pr\u00e9sident<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>Sursp\u00e9cialit\u00e9<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#comite\">Salutations de votre Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale du CRMCC!<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#directeurs\">Rapport des directeurs de programmes de r\u00e9sidence de 6e ann\u00e9e en psychiatrie l\u00e9gale<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#rapport\">Rapport du Comit\u00e9 de psychiatrie correctionnelle de l\u2019ACPD<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>PPC et formation<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#congres\">Congr\u00e8s annuel de l\u2019ACPD de 2021<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>Demandez aux experts<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#pris\">Pris entre l\u2019arbre et l\u2019\u00e9corce : probl\u00e8mes d\u2019\u00e9thique et enjeux difficiles en psychiatrie l\u00e9giste<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>Pratique professionnelle<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#pourquoi\">Pourquoi l\u2019approche actuelle de la COVID-19 dans les prisons et la plupart des \u00e9tablissements n\u2019a pas fonctionn\u00e9<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#perception\">Perception d\u2019un biais de l\u2019\u00e9valuateur ind\u00e9pendant dans le contexte d\u2019examens m\u00e9dicaux ind\u00e9pendants : est-ce justifi\u00e9?<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#barker\">Barker c. Barker : Un jugement dans le pass\u00e9 \u00e0 l\u2019aide d\u2019une perspective \u00e9thique moderne<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019ACPD vue de l\u2019int\u00e9rieur<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"#mise\">Mise \u00e0 jour de la section de la Colombie-Britannique de l\u2019ACPD<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#nouvelle\">Nouvelles de l\u2019ACPD \u2013 Section r\u00e9gionale du Qu\u00e9bec<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#annuelles\">Cotisations annuelles<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#assemblee\">Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle 2021 de l\u2019ACPD<\/a><\/li>\n<li><a href=\"#judgements\">Jugements d\u00e9cisifs rendus en psychiatrie l\u00e9gale<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p><a name=\"message\"><\/a><\/p>\n<h4>Message du pr\u00e9sident<br \/>\nTodd Tomita, MD, FRCPC<\/h4>\n<p>Ce fut une ann\u00e9e d\u00e9stabilisante.<\/p>\n<p>Je suis reconnaissant des occasions que j\u2019ai eues de rencontrer virtuellement mes coll\u00e8gues du conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD pour nous garder tous en lien avec la communaut\u00e9 de psychiatrie l\u00e9gale de tout le pays.<\/p>\n<p>Nous, psychiatres l\u00e9gistes, formons un groupe disparate et dispers\u00e9, et l\u2019ACPD est la principale organisation o\u00f9 nous rallier. Il importe plus que jamais de conserver ce lien \u00e0 mesure que nous occupons notre bulle personnelle et professionnelle. Je vous encourage tous \u00e0 assister \u00e0 notre congr\u00e8s virtuel et \u00e0 notre assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle en avril 2021. Peut-\u00eatre qu\u2019un certain degr\u00e9 de fatigue virtuelle vous accable, mais je vous prie d\u2019y assister, car cela aidera \u00e0 nous garder en lien et \u00e0 nous soutenir jusqu\u2019\u00e0 la prochaine fois o\u00f9 nous pourrons nous rencontrer en personne.<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 de sursp\u00e9cialit\u00e9 du Coll\u00e8ge royal et les directeurs du programme de psychiatrie l\u00e9gale nationale ont finalis\u00e9 les Lignes directrices Comp\u00e9tence par conception (CPC) de la formation en psychiatrie l\u00e9gale, qui seront lanc\u00e9es en juillet 2021. Ces nouvelles directives de formation du Coll\u00e8ge royal r\u00e9v\u00e8lent les caract\u00e9ristiques de la psychiatrie l\u00e9gale et sont une excellente r\u00e9f\u00e9rence pour expliquer notre discipline professionnelle aux apprenants, aux psychiatres g\u00e9n\u00e9raux, aux tribunaux et \u00e0 d\u2019autres intervenants. Je vous invite \u00e0 les consulter.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la parution des nouvelles Lignes directrices CPC de formation en psychiatrie l\u00e9gale a d\u00e9clench\u00e9 la formation du Comit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation de l\u2019ACPD, dont les membres sont notamment les directeurs de huit programmes canadiens de formation de 6e ann\u00e9e de r\u00e9sidence en psychiatrie l\u00e9gale. La pr\u00e9sidente du comit\u00e9 est la D<sup>re<\/sup> Lenka Zedkova, directrice de programme \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de l\u2019Alberta.<\/p>\n<p>La D<sup>re<\/sup> Lisa Ramshaw, membre du conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD, a d\u00e9marr\u00e9 un projet qui \u00e9laborera un ensemble de Lignes directrices canadiennes pour les \u00e9valuations et les rapports de psychiatrie l\u00e9gale. Les six premi\u00e8res lignes directrices porteront sur les principes g\u00e9n\u00e9raux de l\u2019\u00e9valuation en psychiatrie l\u00e9gale, l\u2019aptitude \u00e0 subir un proc\u00e8s, la responsabilit\u00e9 criminelle, l\u2019\u00e9valuation du risque de violence, l\u2019aptitude au travail\/\u00e0 remplir ses fonctions, et l\u2019incapacit\u00e9. \u00c0 plus long terme, trois autres lignes directrices sont pr\u00e9vues sur l\u2019\u00e9valuation du comportement sexuel, l\u2019\u00e9valuation du d\u00e9linquant dangereux\/d\u00e9linquant \u00e0 contr\u00f4ler, et l\u2019\u00e9valuation des blessures personnelles.<\/p>\n<p>La D<sup>re<\/sup> Ramshaw pr\u00e9sidera le groupe de travail qui \u00e9laborera les lignes directrices canadiennes de l\u2019ACPD pour les \u00e9valuations et les rapports de psychiatrie l\u00e9gale. Le groupe de travail se compose de membres de tous les territoires, car nous voulons faire en sorte que les lignes directrices refl\u00e8tent la pratique pancanadienne. Le but est de terminer les lignes directrices et de les publier en ligne en fin d\u2019ann\u00e9e 2021.<\/p>\n<p>Il y aura un vote sur la proposition d\u2019une section r\u00e9gionale de l\u2019Ontario \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle de l\u2019ACPD qui se tiendra le 20 avril 2021. En supposant que la section de l\u2019Ontario soit cr\u00e9\u00e9e, le nombre total des sections r\u00e9gionales de l\u2019ACPD s\u2019\u00e9l\u00e8vera \u00e0 trois : Qu\u00e9bec, Ontario, et Colombie-Britannique. Le conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD a tenu des discussions lors de plusieurs rencontres sur les b\u00e9n\u00e9fices et risques \u00e9ventuels g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par le nombre croissant de sections r\u00e9gionales. Les discussions semblent appropri\u00e9es, \u00e9tant donn\u00e9 notre situation de COVID-19 actuelle. En bref, les pr\u00e9occupations viennent de ce que les sections r\u00e9gionales pourraient r\u00e9duire ou accro\u00eetre la participation des membres au niveau national, car les membres peuvent pr\u00e9f\u00e9rer participer aux activit\u00e9s m\u00e9dico-l\u00e9gales plus pr\u00e8s de chez eux.<\/p>\n<p>Le conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD a finalement conclu qu\u2019il faut attendre et observer les tendances avec le temps. Le conseil a apport\u00e9 des changements aux r\u00e8glements en vigueur pour faire en sorte que les communications des sections r\u00e9gionales passent par le bureau national de l\u2019ACPD, et que les activit\u00e9s \u00e9ducatives des sections r\u00e9gionales n\u00e9cessitent l\u2019approbation du conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD. Le conseil d\u2019administration de l\u2019ACPD croit que se cr\u00e9e ainsi un \u00e9quilibre raisonnable en encourageant davantage d\u2019activit\u00e9s r\u00e9gionales, tout en permettant aux futurs conseils d\u2019administration de l\u2019ACPD de surveiller toute tendance \u00e0 la diminution de la participation \u00e0 l\u2019ACPD au niveau national.<\/p>\n<p>Enfin, je souhaite la bienvenue \u00e0 notre nouvelle coordonnatrice \u00e9ditoriale du bulletin de l\u2019ACPD, Eryn Kirkwood, MA. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la publication de notre bulletin est devenue sporadique. Mme Kirkwood est une r\u00e9dactrice scientifique exp\u00e9riment\u00e9e et puisqu\u2019elle est en charge d\u2019aider les collaborateurs au bulletin, je suis persuad\u00e9 que des num\u00e9ros r\u00e9guliers para\u00eetront.<\/p>\n<p>2021 sera une meilleure ann\u00e9e. Soyez positif, testez n\u00e9gatif!<\/p>\n<h3>Sursp\u00e9cialit\u00e9<\/h3>\n<p><a name=\"comite\"><\/a><\/p>\n<h4>Salutations de votre Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale du CRMCC!<br \/>\nBrad Booth, MD, FRCPC, DABPN (psychiatrie l\u00e9gale)<\/h4>\n<h5>Pr\u00e9sident, Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale<\/h5>\n<p>Rappelons que l\u2019ACPD, comme soci\u00e9t\u00e9 nationale de sp\u00e9cialit\u00e9, a un lien essentiel avec votre comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 du Coll\u00e8ge royal, qui existe depuis d\u00e9cembre 2009. Au comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9, nous travaillons en collaboration \u00e9troite avec l\u2019ACPD, et notre profession \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, \u00e0 \u00e9tablir des normes de formation \u00e0 la sp\u00e9cialit\u00e9, \u00e0 \u00e9laborer des examens, \u00e0 faire en sorte qu\u2019une formation de qualit\u00e9 ait lieu, et \u00e0 agr\u00e9er les personnes qui se pr\u00e9sentent comme \u00e9tant des psychiatres l\u00e9gistes.<\/p>\n<p>Vos principaux membres ayant droit de vote sont notamment :<\/p>\n<p>D<sup>r<\/sup> Brad Booth \u2013 pr\u00e9sident<br \/>\nD<sup>r<\/sup> Joel Watts \u2013 vice-pr\u00e9sident et pr\u00e9sident d\u00e9sign\u00e9<br \/>\nD<sup>re<\/sup> Victoria Roth \u2013 r\u00e9gion 1 (C.-B., Alberta, Yukon., T. N.-O.)<br \/>\nD<sup>r<\/sup> Jeff Waldman \u2013 r\u00e9gion 2 (Saskatchewan, Manitoba)<br \/>\nD<sup>re<\/sup> Lisa Ramshaw \u2013 r\u00e9gion 3 (Ontario, Nunavut)<br \/>\nD<sup>r<\/sup> Fabien Gagnon \u2013 r\u00e9gion 4 (Qu\u00e9bec.)<br \/>\nD<sup>re<\/sup> Aileen Brunet \u2013 r\u00e9gion 5 (N.-B., N.-\u00c9., \u00ce.-P.-E., T.-N.-L.)<\/p>\n<p>Le D<sup>r<\/sup> Graham Glancy poursuit sa fonction de pr\u00e9sident du jury d\u2019examen, de concert avec sa valeureuse \u00e9quipe des membres du jury d\u2019examen : D<sup>r<\/sup> Mansfield Mela (vice-pr\u00e9sident), D<sup>r<\/sup> Johann Brink, D<sup>r<\/sup> Gary Chaimowitz, D<sup>re<\/sup> Shaheen Darani, D<sup>r<\/sup> Mathieu Dufour, D<sup>r<\/sup>\u00a0Roy O\u2019Shaughnessy, plus deux r\u00e9viseurs anonymes de la qualit\u00e9 de l\u2019examen et moi-m\u00eame, \u00e0 titre de membre de droit.<\/p>\n<p>Outre les principaux membres, les directeurs de programme parmi les programmes agr\u00e9\u00e9s si\u00e8gent \u00e0 titre de membres sans droit de vote. Depuis la reconnaissance officielle de la sp\u00e9cialit\u00e9 en avril 2011, huit \u00e9coles en tout sont apparues en ligne avec des programmes agr\u00e9\u00e9s.<\/p>\n<table style=\"margin: 20px auto; width: 50%;\" border=\"1px\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Universit\u00e9<\/strong><\/td>\n<td><strong>Directeur de programme<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 McMaster<\/td>\n<td>D<sup>r<\/sup> Yuri Alatishe<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de Montr\u00e9al<\/td>\n<td>D<sup>re<\/sup> Jocelyne Brault<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de l\u2019Alberta<\/td>\n<td>D<sup>re<\/sup> Lenka Zedkova<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de la Colombie-Britannique<\/td>\n<td>D<sup>r<\/sup> Todd Tomita<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de Calgary<\/td>\n<td>D<sup>r<\/sup> David Tano<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 d\u2019Ottawa<\/td>\n<td>D<sup>re<\/sup> Michelle Mathias<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de la Saskatchewan<\/td>\n<td>D<sup>r<\/sup> Azaad Baziany<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Universit\u00e9 de Toronto<\/td>\n<td>D<sup>re<\/sup> Sumeeta Chatterjee<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Depuis la formalisation de la sursp\u00e9cialit\u00e9 en 2011, 204 psychiatres au Canada ont \u00e9t\u00e9 agr\u00e9\u00e9s psychiatres l\u00e9gistes avec succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e a \u00e9t\u00e9 agr\u00e9able mais occup\u00e9e au CRMCC pour vos repr\u00e9sentants qui consacrent b\u00e9n\u00e9volement cent pour cent de leur temps \u00e0 la cause importante de l\u2019\u00e9ducation et \u00e0 \u00e9tablir les normes de la discipline.<\/p>\n<p>Nous sommes impatients que la Comp\u00e9tence par conception (CPC) soit lanc\u00e9e le 1<sup>er<\/sup> juillet 2021, pour la psychiatrie l\u00e9gale au Canada. Ne manquez pas d\u2019assister au congr\u00e8s virtuel de l\u2019ACPD pour en conna\u00eetre les grandes lignes. Vous pouvez acc\u00e9der \u00e0 l\u2019information sur la CPC au site <a href=\"https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/ibd-search-f\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Web du CRMCC<\/a>, notamment les <a href=\"https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/documents\/ibd\/forensic-psychiatry-cbd-competencies-f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Comp\u00e9tences<\/a>, les <a href=\"https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/documents\/ibd\/forensic-psychiatry-cbd-sa-f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Normes d&rsquo;agr\u00e9ment<\/a>, et les <a href=\"https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/documents\/ibd\/forensic-psychiatry-cbd-training-experiences-f.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Exp\u00e9riences de formation<\/a>. Les nouvelles exp\u00e9riences de formation nous ont permis de mettre en valeur les causes importantes avec lesquelles tous les stagiaires doivent se familiariser.<\/p>\n<p>Le Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 demeure int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 \u00e9couter les associ\u00e9s du Coll\u00e8ge royal et les membres de l\u2019ACPD. Nous continuons \u00e0 b\u00e2tir une formation de grande qualit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale. Veuillez ne pas oublier de remercier les membres de vos comit\u00e9s pour les longues heures de travail qu\u2019ils consacrent \u00e0 la repr\u00e9sentation de notre sursp\u00e9cialit\u00e9.<a name=\"directeurs\"><\/a><\/p>\n<h3>Comit\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation de l\u2019ACPD : Rapport annuel au conseil d\u2019administration<\/h3>\n<h4>Lenka Zedkova, MD, PhD, FRCPC<br \/>\nDirectrice de programme, programme de r\u00e9sidence en psychiatrie l\u00e9gale, Universit\u00e9 de l\u2019Alberta<\/h4>\n<p><strong>Membres :<\/strong><\/p>\n<p>Lenka Zedkova (pr\u00e9sidente), directrice de programme, Universit\u00e9 de l\u2019Alberta<br \/>\nYuri Alatishe, directeur de programme, Universit\u00e9 McMaster<br \/>\nAzaad Baziany, directeur de programme, Universit\u00e9 de la Saskatchewan<br \/>\nJocelyne Brault, directrice de programme, Universit\u00e9 de Montr\u00e9al<br \/>\nSumeeta Chatterjee, directrice de programme, Universit\u00e9 de Toronto<br \/>\nMichelle Mathias, directrice de programme, Universit\u00e9 d\u2019Ottawa<br \/>\nDavid Tano, directeur de programme, Universit\u00e9 de Calgary<br \/>\nTodd Tomita, directeur de programme, Universit\u00e9 de la Colombie-Britannique<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation du comit\u00e9 co\u00efncide avec la mise en \u0153uvre de la Comp\u00e9tence par conception (CPC) dans la formation en psychiatrie l\u00e9gale. Le comit\u00e9 offrira aux programmes la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9changer de l\u2019information relevant de tous les aspects du lancement et de l\u2019application de la CPC.<\/p>\n<p>Durant les r\u00e9unions du 18 septembre 2020, et du 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 2021, le comit\u00e9 a examin\u00e9 et finalis\u00e9 le document du cadre de r\u00e9f\u00e9rence, qui porte sur la composition et le processus de cr\u00e9ation de la repr\u00e9sentation des r\u00e9sidents. Les directeurs de programme ont mentionn\u00e9 les diff\u00e9rents stades de pr\u00e9paration du lancement de la CPC en juillet 2021. Durant l\u2019ann\u00e9e universitaire 2021-2022, les programmes des Universit\u00e9s de Toronto, McMaster et de Montr\u00e9al seront actifs.<a name=\"rapport\"><\/a><\/p>\n<h3>Nouvelles de l\u2019ACPD : document ressource de l\u2019ACPD pour prescrire dans le syst\u00e8me correctionnel<\/h3>\n<h4>Graham Glancy, MB, ChB, FRCPC; et Kiran Patel, MBBS, FRCPC<\/h4>\n<p>On estime \u00e0 quelque 15 %\u201320 % le nombre de personnes dans les centres correctionnels qui souffrent d\u2019une maladie mentale grave<sup>1<\/sup>. En outre, jusqu\u2019\u00e0 80 % des personnes dans les institutions correctionnelles ont au moins un diagnostic du DSM-5<sup>2,3<\/sup>. La proportion de ces personnes qui ont des troubles d\u2019utilisation de substances, des troubles de la personnalit\u00e9 et qui font preuve de simulation est \u00e9tonnamment \u00e9lev\u00e9e. Il importe \u00e9galement de prendre en consid\u00e9ration qu\u2019il s\u2019agit de lieux d\u2019habitation collective, souvent tr\u00e8s bond\u00e9s, qui offrent un moyen pratique pour l\u2019abus potentiel et la diversion des m\u00e9dicaments.<\/p>\n<p>Prescrire dans le syst\u00e8me correctionnel est difficile et d\u00e9courageant pour les raisons mentionn\u00e9es ci-dessus et d\u2019autres, dont nous discuterons plus loin. Avec ces consid\u00e9rations en t\u00eate, le pr\u00e9sident de l\u2019ACPD, Todd Tomita, a reconstitu\u00e9 et renouvel\u00e9 un comit\u00e9 correctionnel, afin de r\u00e9diger un document ressource, et d\u2019offrir orientation et assistance aux psychiatres et aux m\u00e9decins du syst\u00e8me correctionnel, en ce qui concerne les prescriptions rationnelles et s\u00fbres dans ces \u00e9tablissements. Tous les membres du comit\u00e9 avaient de l\u2019exp\u00e9rience, de l\u2019expertise et un int\u00e9r\u00eat sp\u00e9cial pour le travail correctionnel. On tentait \u00e9galement de fournir autant de repr\u00e9sentation r\u00e9gionale que possible, dans les circonstances. En outre, l\u2019exp\u00e9rience en milieu correctionnel tant f\u00e9d\u00e9ral que provincial, qui sont tr\u00e8s diff\u00e9rents, a \u00e9t\u00e9 prise en compte. Le comit\u00e9 a eu une rencontre lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, et a \u00e9tabli un plan d\u2019action. La premi\u00e8re partie du plan consistait \u00e0 approcher l\u2019AAPL, et \u00e0 leur demander la permission d\u2019utiliser leur document ressource comme point de d\u00e9part. L\u2019un de nous s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 devant le conseil et a demand\u00e9 la permission de modifier leur document, laquelle a \u00e9t\u00e9 gracieusement accord\u00e9e. Nous avons ensuite rencontr\u00e9 individuellement chaque auteur du document de l\u2019AAPL et demand\u00e9 leur permission, ce qui a de nouveau fait l\u2019unanimit\u00e9. Chaque membre du comit\u00e9 a r\u00e9vis\u00e9 et adapt\u00e9 le mat\u00e9riel afin de le situer en contexte canadien, ce qui a produit le document final. Le tout s\u2019est fait \u00e0 une vitesse renversante, un hommage \u00e0 chaque membre du comit\u00e9, qui ont tous r\u00e9serv\u00e9 du temps pour apporter leur expertise \u00e0 cette entreprise.<\/p>\n<p>Le document a pour but d\u2019aider les personnes qui prescrivent dans les \u00e9tablissements correctionnels. Nous avons tent\u00e9 d\u2019utiliser les meilleures donn\u00e9es probantes disponibles et de les situer dans le contexte des services correctionnels et des institutions correctionnelles.<\/p>\n<p>Comme nous l\u2019avons not\u00e9, prescrire en milieu correctionnel pr\u00e9sente des difficult\u00e9s diff\u00e9rentes du fait de prescrire dans la communaut\u00e9<sup>4<\/sup>. En particulier, les caract\u00e9ristiques des patients, notamment la proportion \u00e9lev\u00e9e de troubles d\u2019utilisation de substances, de troubles de la personnalit\u00e9, de simulation et de comorbidit\u00e9s ajoute \u00e0 la difficult\u00e9. En outre, les facteurs institutionnels et environnementaux, comme les restrictions li\u00e9es aux m\u00e9dicaments, les questions de s\u00e9curit\u00e9, les horaires d\u2019administration des m\u00e9dicaments et les confinements n\u00e9cessitent aussi d\u2019\u00eatre pris en consid\u00e9ration.<\/p>\n<p>Dans le guide<sup>5<\/sup>, nous offrons des consid\u00e9rations pratiques \u00e0 des questions comme la prestation des soins de sant\u00e9, la continuit\u00e9 des soins, la coordination et la communication avec le personnel de garde et d\u2019autres professionnels du milieu. De plus, nous discutons de la nature des \u00e9valuations en \u00e9tablissement correctionnel ainsi que des questions traitant de consentement \u00e9clair\u00e9 et d\u2019autres consid\u00e9rations \u00e9thiques<sup>6<\/sup>. Un chapitre sp\u00e9cifique discute des mesures pr\u00e9ventives et des signes d\u2019abus et de diversion des m\u00e9dicaments, ce qui est un probl\u00e8me majeur dans ces \u00e9tablissements. Enfin, nous discutons des pratiques fond\u00e9es sur des donn\u00e9es probantes et des guides communautaires, et de la fa\u00e7on d\u2019en tirer le meilleur effet dans le service correctionnel. Ces mesures sont pens\u00e9es dans le contexte du centre correctionnel, qui pr\u00e9sente des difficult\u00e9s singuli\u00e8res en mati\u00e8re de prescription.<\/p>\n<p>Les membres du comit\u00e9 ont droit \u00e0 des f\u00e9licitations pour la rapidit\u00e9 et l\u2019application qu\u2019ils ont exerc\u00e9es dans cette entreprise. Le pr\u00e9sident Todd Tomita et l\u2019ex\u00e9cutif de l\u2019ACPD en particulier m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre lou\u00e9s de leur contribution et leur soutien dans la production de ce document. Tous les membres du comit\u00e9 esp\u00e8rent que ce guide sera une ressource utile aux \u00e2mes braves qui peinent dans les conditions difficiles des institutions correctionnelles.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">1. Beaudette JN, Stewart LA. National prevalence of mental disorders among incoming Canadian male offenders. Can J Psychiatry 2016;61(10):624\u201332.<br \/>\n2. Beaudette JN, Power J, Stewart LA. National prevalence of mental disorders among incoming federally-sentenced men offenders (Research Report, R-357). Ottawa (ON): Correctional Service Canada; 2015.<br \/>\n3. Brink JH, Doherty D, Boer A. Mental disorder in federal offenders: a Canadian prevalence study.<br \/>\nInt J Law Psychiatry 2001;24(4\u20135):339\u201356.<br \/>\n4. Scott C, Falls B. Mental illness management in corrections. In: Trestman RL, Appelbaum KL, Metzner JL, eds. Oxford Textbook of Correctional Psychiatry. New York (NY): Oxford University Press; 2015. pp. 8\u201312.<br \/>\n5. Glancy G, Tomita T, Waldman J, et al. Ressource pratique pour la prescription dans les services correctionnels [Internet]. Acad\u00e9mie canadienne de psychiatrie et droit; 2020. \u00c0 l\u2019adresse : <a href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/CAPL-Rx-Guide-Corrections-FIN-FR-Web.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/CAPL-Rx-Guide-Corrections-FIN-FR-Web.pdf<\/a>; 2020.<br \/>\n6. Glancy G, Simpson A. Ethics dilemmas in correctional institutions. In: Griffiths EE, ed. Ethics Challenges in Forensic Psychiatry and Psychology Practice. New York (NY): Columbia University Press; 2018.<\/p>\n<p><strong>Comit\u00e9 correctionnel de l\u2019ACPD :<\/strong><\/p>\n<p>Graham Glancy, MB, ChB<br \/>\nTodd Tomita, MD<br \/>\nJeff Waldman, MD<br \/>\nKiran Patel, MBBS<br \/>\nBrad Booth, MD<br \/>\nColin Cameron, MDCM<br \/>\nSamuel Iskander, MD<br \/>\nRakesh Lamba, MBBS<br \/>\nHygiea Casiano, MD<br \/>\nBrian Chaze, MD<\/p>\n<h3>PPC et formation<\/h3>\n<p><a name=\"congres\"><\/a><br \/>\nCompte tenu de la situation actuelle li\u00e9e \u00e0 la COVID-19, le 25<sup>e<\/sup> congr\u00e8s annuel de l\u2019ACPD se tiendra de fa\u00e7on virtuelle sur une seule journ\u00e9e, soit 19 avril 2021. Veuillez visiter <a href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/congres-annuel-2021\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/congres-annuel-2021\/<\/a> pour de plus amples renseignements.<\/p>\n<h3>Demandez aux experts<\/h3>\n<h4>Pris entre l\u2019arbre et l\u2019\u00e9corce : probl\u00e8mes d\u2019\u00e9thique et enjeux difficiles en psychiatrie l\u00e9gale<br \/>\n<a name=\"pris\"><\/a><br \/>\nGraham Glancy, MB, ChB, FRCPC<\/h4>\n<p><strong>Abus de certaines substances dans les services correctionnels<\/strong><\/p>\n<p><em>L\u2019un de nos membres a demand\u00e9 s\u2019il est l\u00e9gitime de limiter notre contr\u00f4le de certains m\u00e9dicaments, par exemple, Wellbutrin et gabapentin, dans un milieu correctionnel, puisque ces m\u00e9dicaments ne sont pas n\u00e9cessairement sous contr\u00f4le dans la communaut\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>Il faut soulever un certain nombre de questions lorsqu\u2019on examine la pratique de la psychiatrie dans un milieu correctionnel. Bien des gens dans le domaine ne r\u00e9alisent pas que la psychiatrie correctionnelle est son propre champ d\u2019int\u00e9r\u00eat et qu\u2019elle poss\u00e8de ses propres conventions. Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes communautaires, les psychiatres communautaires ainsi que certains organismes d\u2019accr\u00e9ditation ne sont pas conscients des enjeux de la psychiatrie correctionnelle. Il incombe aux membres de l\u2019ACPD de les \u00e9duquer \u00e0 ce propos. Nombre de ces questions sont abord\u00e9es dans le document de ressource de l\u2019ACPD sur la prescription<sup>1<\/sup> ainsi que dans le document de ressource de l\u2019AAPL<sup>2<\/sup> qui discute plus en d\u00e9tail de certains probl\u00e8mes d\u2019\u00e9tablissement. En particulier, de nombreux psychiatres communautaires ou hospitaliers croient que parce que les \u00e9tablissements correctionnels portent le nom d\u2019institutions, ce sont des institutions de sant\u00e9 ou de sant\u00e9 mentale. En fait, comme nous le savons trop bien, ce sont des institutions de s\u00e9curit\u00e9, qui r\u00e9pondent \u00e0 contrec\u0153ur (historiquement) \u00e0 certains besoins de sant\u00e9. Ce ne sont r\u00e9solument pas des h\u00f4pitaux, except\u00e9 pour une poign\u00e9e de centres de traitement agr\u00e9\u00e9s qui sont sp\u00e9cialement d\u00e9sign\u00e9s. Bien qu\u2019un concept recommande de fournir le m\u00eame niveau des soins de sant\u00e9 qui sont dispens\u00e9s dans la communaut\u00e9, cela ne veut pas dire que ces personnes doivent recevoir exactement le m\u00eame m\u00e9dicament ou traitement.<\/p>\n<p>Entre autres, les trois principales id\u00e9es que j\u2019aimerais d\u00e9fendre \u00e0 ce sujet comprennent ce qui suit :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">1. Premi\u00e8rement, la pr\u00e9valence du trouble d\u2019utilisation de substances est de 70 % \u00e0 80 % de la population enti\u00e8re des services correctionnels. Cela signifie que lorsque votre patient retourne \u00e0 sa vie quotidienne normale, la plupart des personnes avec qui il passe son temps ont des troubles d\u2019utilisation de substances. Dans ces \u00e9tablissements, surtout dans les centres de d\u00e9tention provinciaux ou les prisons, ces personnes se rassemblent dans des quartiers d\u2019habitation sans presque rien \u00e0 faire. Le concept des centres de d\u00e9tention \u00e9tait de fournir un logement interm\u00e9diaire pour une dur\u00e9e de s\u00e9jour moyenne de 30 jours; donc il existe tr\u00e8s peu d\u2019activit\u00e9s significatives ou d\u2019installations r\u00e9cr\u00e9atives. En pratique, bien des personnes sont lib\u00e9r\u00e9es durant la premi\u00e8re semaine, ce qui fausse les statistiques, en ce que bien des d\u00e9tenus demeurent incarc\u00e9r\u00e9s pendant des mois voire des ann\u00e9es. Comme bien d\u2019autres, la situation est exag\u00e9r\u00e9e par la pand\u00e9mie de la COVID-19, qui a consid\u00e9rablement report\u00e9 les proc\u00e8s. Le syst\u00e8me de justice p\u00e9nale est un syst\u00e8me lourd qui bouge lentement, ce qui produit de longues attentes pour les proc\u00e8s. Il existe aussi un concept de \u00ab temps mort \u00bb, par lequel une personne peut attendre patiemment un proc\u00e8s, sachant que le temps pass\u00e9 \u00e0 attendre comptera contre une future peine. Il compte m\u00eame parfois pour la moiti\u00e9 ou deux fois le cr\u00e9dit, ce qui veut dire que s\u2019ils attendent six mois et re\u00e7oivent une sentence d\u2019un an, ils seront lib\u00e9r\u00e9s au tribunal. Par cons\u00e9quent, les gens passent un temps consid\u00e9rable dans les centres de d\u00e9tention provinciaux ou les prisons.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">2. Deuxi\u00e8mement, l\u2019abus et la diversion des m\u00e9dicaments sont tellement r\u00e9pandus qu\u2019ils constituent une norme pr\u00e9visible dans les \u00e9tablissements correctionnels. Les m\u00e9dicaments sont g\u00e9n\u00e9ralement distribu\u00e9s dans ce qu\u2019on appelle une \u00ab ligne m\u00e9dicale \u00bb. Dans cette proc\u00e9dure, un infirmier se tient \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur ou \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019unit\u00e9, selon l\u2019\u00e9tablissement, et une file de d\u00e9tenus prennent le m\u00e9dicament \u00e0 leur tour. Dans un environnement bruyant et turbulent, il est souvent difficile pour l\u2019infirmier de voir le d\u00e9tenu avaler r\u00e9ellement le m\u00e9dicament, permettant ainsi l\u2019abus et la diversion possibles de ce m\u00e9dicament. Certains m\u00e9dicaments peuvent \u00eatre conserv\u00e9s et administr\u00e9s par voie intra-nasale, ce qui provoque une stimulation temporaire. Le bupropion et le gabapentin sont particuli\u00e8rement \u00e0 risque. D\u2019autres, comme les benzodiaz\u00e9pines et les stimulants, peuvent \u00eatre vendus ou \u00e9chang\u00e9s. Certains peuvent \u00eatre gard\u00e9s et utilis\u00e9s pour dormir davantage, ou la fin de semaine, comme la qu\u00e9tiapine et les hypnotiques. Les d\u00e9tenus qui sont en haut de l\u2019ordre hi\u00e9rarchique peuvent simplement subordonner les d\u00e9tenus \u00e0 garder leurs m\u00e9dicaments et \u00e0 les donner aux d\u00e9tenus plus coriaces pour leurs propres fins. L\u2019on pourrait se croire dans un sc\u00e9nario d\u2019une s\u00e9rie Netflix, mais cela se passe nombre de fois chaque jour dans une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9tablissements correctionnels canadiens. Il est donc important de tenter de limiter la prescription de m\u00e9dicaments psychotropes, comme le recommande le document de ressource de l\u2019ACPD.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">3. Troisi\u00e8mement, l\u2019admission dans un \u00e9tablissement correctionnel procure au m\u00e9decin la possibilit\u00e9 de rationaliser la m\u00e9dication. La comorbidit\u00e9 est \u00e9norme dans la population carc\u00e9rale. Il est rare de traiter un trouble pur, par exemple, un trouble d\u00e9pressif sans comorbidit\u00e9 avec un trouble d\u2019utilisation de substances, un trouble de la personnalit\u00e9, et possiblement des sympt\u00f4mes d\u2019autres syndromes. Cette population, qui n\u2019a pas eu de prestataires r\u00e9guliers et constants dans la communaut\u00e9, re\u00e7oit souvent un certain nombre de prescriptions qui s\u2019additionnent les unes aux autres avec le temps. Lors de l\u2019admission dans un \u00e9tablissement correctionnel, l\u2019occasion se pr\u00e9sente de sevrer le patient de certains de ces m\u00e9dicaments et de l\u2019observer sans les m\u00e9dicaments. Les m\u00e9dicaments peuvent ensuite \u00eatre ajout\u00e9s tel qu\u2019indiqu\u00e9 de mani\u00e8re fond\u00e9e sur les donn\u00e9es probantes, avec le recours aux \u00e9tudes et observations. Le retrait des m\u00e9dicaments cause souvent une r\u00e9action psychologique initiale, et il importe de communiquer au patient les raisons de ce geste. Les lignes directrices fond\u00e9es sur des donn\u00e9es probantes, comme les lignes directrices NICE et la revue Cochrane, de pair avec le document de ressource de l\u2019ACPD sont utiles pour guider le m\u00e9decin durant ce processus.<\/p>\n<p><strong>Conclusions<\/strong><\/p>\n<p>Prescrire en milieu correctionnel n\u2019est pas pour les natures sensibles, et c\u2019est estim\u00e9 diff\u00e9rent que de prescrire dans la communaut\u00e9 ou dans un h\u00f4pital<sup>3<\/sup>, principalement parce que les \u00e9tablissements correctionnels ont une proportion \u00e9lev\u00e9e de personnes pr\u00e9sentant des troubles d\u2019utilisation de substances qui vivent dans des lieux de rassemblement, souvent en ayant tr\u00e8s peu pour les occuper. Prescrire dans ces milieux exige parfois une certaine dose de rigidit\u00e9 et de d\u00e9termination. En raison des pressions du travail et de l\u2019isolement de ces \u00e9tablissements, souvent il n\u2019est pas possible de consulter des coll\u00e8gues, ce \u00e0 quoi se pr\u00eate plus facilement un milieu hospitalier. Partager la charge de travail par un groupe de m\u00e9decins offre l\u2019occasion de communiquer avec des coll\u00e8gues et est recommand\u00e9, si possible.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">1. Glancy G. L\u2019Acad\u00e9mie canadienne de psychiatrie et droit \u2013 Ressource pratique pour la prescription dans les services correctionnels; 2020 [cit\u00e9 le 12 janvier 2021.] \u00c0 l\u2019adresse : <a href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/CAPL-Rx-Guide-Corrections-FIN-FR-Web.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/CAPL-Rx-Guide-Corrections-FIN-FR-Web.pdf<\/a> .<br \/>\n2. Tamburello A, Metzner J, Fergusen E, et al. The American Academy of Psychiatry and the Law practice resource for prescribing in corrections. J Am Acad Psychiatry Law 2018;46:242\u2013243.<br \/>\n3. Burns KA. The top ten reasons to limit prescription of controlled substances in prisons. J Am Acad Psychiatry Law 2009;37:50\u201352.<\/p>\n<h3>Pratique professionnelle<\/h3>\n<p><a name=\"pourquoi\"><\/a><\/p>\n<h4>Pourquoi l\u2019approche actuelle de la COVID-19 dans les prisons et la plupart des \u00e9tablissements n\u2019a pas fonctionn\u00e9<br \/>\nJeffrey Waldman, MD, FRCPC<\/h4>\n<p>J\u2019\u00e9cris ceci parce que je me soucie de mes patients en d\u00e9tention f\u00e9d\u00e9rale et \u00e0 l\u2019Institution Stoney Mountain (SMI), en particulier, o\u00f9 ils sont sans programmation, visiteurs ni programmes \u00e9ducatifs et o\u00f9 l\u2019acc\u00e8s aux services m\u00e9dicaux et de sant\u00e9 mentale est restreint. Je ne critique aucune des mesures de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie qui ont \u00e9t\u00e9 instaur\u00e9es, car je crois qu\u2019elles ont \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre avec la meilleure des intentions. Il importe aussi de se rappeler que j\u2019\u00e9cris cette lettre \u00e0 titre de m\u00e9decin et de psychiatre. Je n\u2019ai nul doute sur ma capacit\u00e9 de lire la litt\u00e9rature m\u00e9dicale et je crois qu\u2019il revient \u00e0 tout m\u00e9decin de s\u2019\u00e9duquer sur les questions qui rel\u00e8vent des soins de nos patients. M\u00eame si je ne traite pas d\u2019infections virales, les recommandations de la sant\u00e9 publique et les politiques gouvernementales visant \u00e0 restreindre les activit\u00e9s pour tenter de limiter la transmission de la COVID-19 ont eu un effet significatif sur tous mes patients. Je ne suis pas un expert des maladies infectieuses ou de l\u2019\u00e9pid\u00e9miologie, et j\u2019invite toute correction de mon interpr\u00e9tation de la litt\u00e9rature. Je veux \u00e9galement faire en sorte que le lecteur sache que je comprends l\u2019effet massif qu\u2019a eu la COVID-19 dans la vie de bien des Canadiens, et que divers ordres de gouvernement, de conseillers m\u00e9dicaux et d\u2019institutions publiques ont agi dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des Canadiens.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent article tentera de soutenir que, selon les donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales disponibles, les mesures de contr\u00f4le actuelles de la pand\u00e9mie ne sont aucunement fond\u00e9es en milieu carc\u00e9ral. Pour faire suite \u00e0 ma lecture de la litt\u00e9rature sur les caract\u00e9ristiques du virus COVID-19 et ses risques, l\u2019absence de donn\u00e9es probantes sur l\u2019efficacit\u00e9 des mesures actuelles \u00e0 limiter la propagation en milieu carc\u00e9ral, et les donn\u00e9es probantes pour des mesures de substitution qui am\u00e9lioreraient la s\u00e9curit\u00e9 des d\u00e9tenus et du personnel, je pr\u00e9senterai des donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales pour des strat\u00e9gies de substitution qui am\u00e9lioreraient la qualit\u00e9 de vie, seraient plus ad\u00e9quates en prison, et contribueraient possiblement \u00e0 repenser les politiques publiques g\u00e9n\u00e9rales.<\/p>\n<p>Dans mon r\u00f4le de psychiatre l\u00e9giste, on me demande de fournir de l\u2019information aux d\u00e9cideurs au sujet des diagnostics de sant\u00e9 mentale, de la pathologie et des traitements qui sont fond\u00e9s sur les meilleures donn\u00e9es probantes. En cour, la jurisprudence, comme celle de Daubert<sup>1<\/sup> me guide lorsque j\u2019offre mon opinion d\u2019expert m\u00e9dical, car je sais que l\u2019admissibilit\u00e9 de cette information exige d\u2019\u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e, r\u00e9vis\u00e9e par les pairs et publi\u00e9e, et qu\u2019elle est publi\u00e9e et g\u00e9n\u00e9ralement accept\u00e9e au sein de la sp\u00e9cialit\u00e9. Il y a deux options pour aborder la COVID-19 en milieu carc\u00e9ral : 1) essayer de limiter la transmission, ou 2) faire en sorte que les d\u00e9tenus (ou citoyens) re\u00e7oivent une \u00e9ducation sur ce qui est connu du virus et sur chaque possibilit\u00e9 de rester en s\u00e9curit\u00e9 s\u2019ils y sont expos\u00e9s. Pour autant que je sache, tous les experts m\u00e9dicaux ont fourni des recommandations au gouvernement et \u00e0 d\u2019autres d\u00e9cideurs au cours de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, qui sont bas\u00e9es sur l\u2019Option 1. Cette approche ne correspond pas \u00e0 ce que je comprends du r\u00f4le de l\u2019expert m\u00e9dical qui consiste \u00e0 fournir de l\u2019information aux d\u00e9cideurs, car ma lecture de la litt\u00e9rature m\u00e9dicale m\u2019apprend qu\u2019il n\u2019y a pas de donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales indiquant que les strat\u00e9gies offertes aux d\u00e9cideurs par les experts de la sant\u00e9 publique pour limiter la transmission de la COVID-19 pourraient \u00eatre pr\u00e9sum\u00e9es efficaces. Il y a toutefois une abondance de donn\u00e9es probantes pour l\u2019Option 2. Des donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales soutiennent des strat\u00e9gies connues pour am\u00e9liorer la fonction immunitaire qui r\u00e9duisent le risque de devenir malade si l\u2019on est expos\u00e9 \u00e0 un pathog\u00e8ne viral, et qui att\u00e9nuent la gravit\u00e9 des sympt\u00f4mes, ce qui donne un risque d\u2019hospitalisation amoindri si la personne d\u00e9veloppe une maladie virale.<\/p>\n<p>Quel est le but d\u00e9clar\u00e9 des mesures actuelles de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie? Selon tout ce que j\u2019ai lu, le but est \u00ab d\u2019aplatir la courbe \u00bb, soit ne pas submerger le syst\u00e8me m\u00e9dical et les infrastructures qui y sont reli\u00e9es<sup>2<\/sup>. Il est bien \u00e9tabli et de bonnes donn\u00e9es probantes affirment qu\u2019imposer la distanciation sociale, limiter les voyages, les activit\u00e9s non essentielles, et fermer les endroits o\u00f9 les gens interagissent est efficace pour aplatir la courbe et ralentir la propagation du virus. Y a-t-il un effet sur la zone sous la courbe? C\u2019est-\u00e0-dire, si l\u2019on permettait au virus de suivre son cours, il infecterait un certain nombre de gens et en tuerait certains dans un bref laps de temps. Est-ce qu\u2019aplatir la courbe change le nombre de personnes qui seront \u00e9ventuellement infect\u00e9es ou qui mourront? Pour autant que je sache d\u2019apr\u00e8s ma lecture de la litt\u00e9rature m\u00e9dicale, il n\u2019y a pas de donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales soutenant que les mesures actuelles de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie vont diminuer le nombre de gens qui sont \u00e9ventuellement infect\u00e9s, et que ceux qui sont infect\u00e9s vont \u00e9ventuellement mourir de leur infection.<\/p>\n<p>Que savons-nous des risques des mesures de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie visant \u00e0 limiter la transmission de la COVID-19? Je discuterai de l\u2019effet des mesures de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie en milieu carc\u00e9ral ci-dessous. Mais, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, nous savons que dans les foyers de soins personnels, les mesures de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie ont men\u00e9 \u00e0 une r\u00e9duction prononc\u00e9e de la qualit\u00e9 de vie et \u00e0 des taux accrus de d\u00e9lire (que l\u2019on sait \u00eatre un marqueur de la mort imminente) et de maladie mentale<sup>3,4<\/sup>. Localement, elles m\u00e8nent \u00e0 la hausse du ch\u00f4mage, \u00e0 l\u2019isolement social, \u00e0 une pi\u00e8tre qualit\u00e9 de vie, au stress accru (un facteur qui d\u00e9cro\u00eet la r\u00e9ponse du syst\u00e8me immunitaire<sup>5<\/sup>), et \u00e0 l\u2019\u00e9vitement de soins m\u00e9dicaux r\u00e9guliers. \u00c0 l\u2019international, elles ont entra\u00een\u00e9 des effets sociaux et de sant\u00e9 mentale semblables<sup>6,7<\/sup>; une division des classes \u00e9largie<sup>8<\/sup>; un risque accru de pays d\u00e9clarant faillite, et une instabilit\u00e9 politique. Selon Oxfam, les mesures de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie se sont directement r\u00e9percut\u00e9es sur les taux de famine accrus<sup>9<\/sup> et le leader humanitaire des Nations unies a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019en mai 2020, les mesures de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie avaient d\u00e9j\u00e0 fait reculer 20 ans d\u2019efforts en vue de r\u00e9duire la grande pauvret\u00e9 mondiale, entra\u00eenant un accroissement rapide de la pauvret\u00e9 extr\u00eame qui ne sera vraisemblablement jamais invers\u00e9e<sup>10<\/sup>. Ces risques valent-ils le b\u00e9n\u00e9fice de ne pas submerger le syst\u00e8me m\u00e9dical et l\u2019infrastructure connexe?<\/p>\n<p>La COVID-19 est un virus qui peut devenir une r\u00e9elle pand\u00e9mie, car il est tr\u00e8s contagieux et pour bien des personnes infect\u00e9es, il provoque des sympt\u00f4mes faibles ou m\u00eame inexistants. Donc, contrairement \u00e0 un virus comme Ebola, qui produit des sympt\u00f4mes graves chez tous ceux qui entrent en contact avec lui, et, \u00e0 ce titre, peut \u00eatre identifi\u00e9 et ma\u00eetris\u00e9 assez facilement, mais pas la COVID-19. Pour la COVID-19, s\u2019il y a des h\u00f4tes aux alentours qui n\u2019ont pas b\u00e2ti une r\u00e9ponse immunitaire, il y a une possibilit\u00e9 de transmission cach\u00e9e constante. De m\u00eame, des personnes ont \u00e9t\u00e9 infect\u00e9es deux fois, et comme dans la plupart des virus du rhume, l\u2019infection n\u2019offre pas de protection \u00e0 long terme contre une autre infection, donc le plus longtemps la courbe est aplatie, plus il est probable que tous ceux qui ont \u00e9t\u00e9 infect\u00e9s dans les premiers temps de la pand\u00e9mie soient susceptibles d\u2019\u00eatre r\u00e9infect\u00e9s, rendant possible de ne jamais r\u00e9aliser l\u2019immunit\u00e9 collective si nous continuons de nous efforcer \u00ab d\u2019aplatir la courbe \u00bb. Une \u00e9tude a indiqu\u00e9 qu\u2019une r\u00e9ponse immunitaire chez ceux qui ont une infection b\u00e9nigne pourrait durer aussi peu que neuf jours et chez ceux qui ont eu la r\u00e9ponse immunitaire la plus robuste, cette r\u00e9ponse commence \u00e0 se dissiper en trois ou quatre semaines apr\u00e8s l\u2019infection<sup>11<\/sup>. Cela soul\u00e8ve des questions au sujet de l\u2019efficacit\u00e9 potentielle de la vaccination. La strat\u00e9gie propos\u00e9e pour le vaccin de la COVID-19 n\u2019a pas grand effet pour limiter la transmission. Les vaccins pour les infections respiratoires saisonni\u00e8res fonctionnent en augmentant l\u2019immunit\u00e9 collective parce qu\u2019autant de personnes que possible sont inocul\u00e9es dans une br\u00e8ve p\u00e9riode de temps. Inoculer de petites fractions de la population sur de longues p\u00e9riodes rendrait le vaccin beaucoup moins efficace<sup>12<\/sup>. Selon tout ce que j\u2019ai lu sur la COVID-19, il serait raisonnable de pr\u00e9tendre \u00ab qu\u2019aplatir la courbe \u00bb pourrait potentiellement entra\u00eener que beaucoup plus de personnes soient infect\u00e9es et meurent du virus plut\u00f4t que de laisser simplement celui-ci suivre son cours. C\u2019est ce qui semble se passer car la vague d\u2019infections actuelle et de d\u00e9c\u00e8s est plus importante que la premi\u00e8re vague.<\/p>\n<p>Ma compr\u00e9hension des b\u00e9n\u00e9fices potentiels du fait d\u2019aplatir la courbe en vue de r\u00e9duire les taux de d\u00e9c\u00e8s est que cela donne du temps pour d\u00e9velopper un traitement et faire en sorte que les syst\u00e8mes de sant\u00e9 ne soient pas engorg\u00e9s. En th\u00e9orie, cela permet un acc\u00e8s permanent aux soins m\u00e9dicaux \u00e0 tous ceux qui en ont besoin pour d\u2019autres maladies. Ces affirmations sont th\u00e9oriques, et aucune donn\u00e9e probante ne confirme que tel est le cas. Au Canada les preuves sont flagrantes que les mesures de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie ont s\u00e9rieusement limit\u00e9 l\u2019acc\u00e8s aux soins m\u00e9dicaux et que cet effet est amplifi\u00e9 \u00e0 la SMI, le personnel des soins de sant\u00e9 \u00e9tant d\u00e9bord\u00e9 par les tests au point de manquer de temps pour quoi que ce soit d\u2019autre. Une \u00e9tude au d\u00e9but de la pand\u00e9mie a observ\u00e9 un accroissement de 6 \u00e0 15 % des d\u00e9c\u00e8s \u00e9vitables par cancer pour 4 types distincts de cancer : \u00ab Il faut s\u2019attendre \u00e0 des accroissements substantiels du nombre de d\u00e9c\u00e8s \u00e9vitables par cancer en Angleterre cons\u00e9quemment aux d\u00e9lais de diagnostics en raison de la pand\u00e9mie de la COVID-19 \u00bb<sup>13<\/sup>. Durant ma clinique correctionnelle \u00e0 la Stoney Mountain Institution, je vois moins de la moiti\u00e9 du nombre de patients \u00e0 qui j\u2019ai \u00e9t\u00e9 capable de dispenser des soins psychiatriques par le pass\u00e9, en raison des restrictions sur les d\u00e9placements. \u00c0 long terme, les co\u00fbts associ\u00e9s \u00e0 cette pand\u00e9mie entra\u00eeneront invariablement des revenus fiscaux inf\u00e9rieurs pour le gouvernement, ainsi que des co\u00fbts accrus pour tenter de compenser la crise \u00e9conomique caus\u00e9e par les mesures de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie. Au Manitoba, cela a d\u00e9j\u00e0 entra\u00een\u00e9 des compressions du financement de l\u2019\u00e9ducation post-secondaire de 30 %, et je ne vois pas d\u2019autre solution \u00e0 l\u2019avenir que des compressions dans les soins de sant\u00e9 et la recherche, cr\u00e9ant d\u2019autres obstacles \u00e0 des soins de sant\u00e9 ad\u00e9quats \u00e0 l\u2019avenir.<\/p>\n<p>En ce moment, parall\u00e8lement aux r\u00e9sidents \u00e2g\u00e9s des foyers de soins personnels, les d\u00e9placements des d\u00e9tenus et leur acc\u00e8s aux activit\u00e9s sont s\u00e9rieusement limit\u00e9s. Il y a des donn\u00e9es probantes en abondance sur le prix \u00e9motionnel que ce niveau d\u2019isolement engendre chez les gens en g\u00e9n\u00e9ral (suffisamment pour que la Cour supr\u00eame demande \u00e0 la CSC d\u2019\u00e9liminer le recours \u00e0 la s\u00e9gr\u00e9gation \u00e0 long terme); les effets sur les personnes souffrant de maladie mentale, qui repr\u00e9sentent entre 20 et 80 % des d\u00e9tenus, (le nombre plus \u00e9lev\u00e9 comprend le TSPT, les troubles de la personnalit\u00e9 et les troubles d\u2019utilisation de substances), sont beaucoup plus graves. Pour tout d\u00e9tenu qui entre dans un \u00e9tablissement, la s\u00e9gr\u00e9gation dure au moins 14 jours. Au sujet de cette p\u00e9riode d\u2019isolement de 14 jours, une \u00e9tude pr\u00e9coce originaire de Chine qui examinait les mod\u00e8les de l\u2019excr\u00e9tion virale a constat\u00e9 que l\u2019infection se produit probablement dan s les 7 jours avant l\u2019apparition des sympt\u00f4mes, les amenant \u00e0 conclure que \u00ab la recherche des contacts et l\u2019isolement \u00e0 eux seuls sont moins susceptibles de r\u00e9ussir si plus de 30 % de la transmission s\u2019est faite avant l\u2019apparition des sympt\u00f4mes, \u00e0 moins que &gt; 90 % des contacts puissent \u00eatre trouv\u00e9s \u00bb<sup>14<\/sup>. Une autre \u00e9tude chinoise des premiers jours a observ\u00e9 que : \u00ab La dur\u00e9e moyenne de l\u2019excr\u00e9tion virale \u00e9tait de 31,0 (IQR, 24,0\u201340,0) jours depuis l\u2019apparition de la maladie. La dur\u00e9e la plus courte de l\u2019excr\u00e9tion virale observ\u00e9e \u00e9tait de 18 jours, alors que la plus longue \u00e9tait de 48 jours<sup>15<\/sup> \u00bb. Ainsi, la p\u00e9riode d\u2019isolement de 14 jours semblerait arbitraire et probablement inefficace.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les masques : au d\u00e9but de la pand\u00e9mie, une m\u00e9ta-analyse des \u00e9tudes qui ont examin\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 des masques m\u00e9dicaux utilis\u00e9s pour limiter la transmission de l\u2019infection virale chez le personnel de la sant\u00e9, les membres de la famille et ceux qui sont immunod\u00e9prim\u00e9s n\u2019a observ\u00e9 aucun avantage statistiquement significatif<sup>16<\/sup>. Une \u00e9tude Cochrane plus r\u00e9cente (les \u00e9tudes Cochrane sont ind\u00e9pendantes, de qualit\u00e9 sup\u00e9rieure et men\u00e9es par des experts m\u00e9dicaux de leur domaine) publi\u00e9e en novembre 2020 critiquait un biais pr\u00e9sent dans des articles \u00e9crits sur l\u2019usage du masque pour la COVID-19. Les auteurs ont conclu que :<\/p>\n<blockquote>\n<p>Les r\u00e9sultats regroup\u00e9s d\u2019essais randomis\u00e9s n\u2019ont pas r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une r\u00e9duction nette de l\u2019infection respiratoire virale avec l\u2019usage des masques m\u00e9dicaux\/chirurgicaux durant l\u2019influenza saisonni\u00e8re. Il n\u2019y avait pas de diff\u00e9rences nettes entre l\u2019usage de masques m\u00e9dicaux\/chirurgicaux compar\u00e9s aux respirateurs N95\/P2 chez les travailleurs de la sant\u00e9 quand ils \u00e9taient utilis\u00e9s dans les soins r\u00e9guliers pour r\u00e9duire l\u2019infection respiratoire virale. L\u2019hygi\u00e8ne des mains est susceptible de r\u00e9duire modestement la charge de la maladie respiratoire. Les pr\u00e9judices associ\u00e9s aux interventions physiques ont \u00e9t\u00e9 sous-investigu\u00e9s<sup>17<\/sup>.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Je ne suis pas au courant d\u2019un avantage quelconque attribu\u00e9 \u00e0 l\u2019usage de masques non m\u00e9dicaux; une \u00e9tude a constat\u00e9 qu\u2019ils \u00e9taient une source d\u2019infection<sup>18<\/sup> , et d\u2019innombrables \u00e9tudes sur des articles fr\u00e9quemment manipul\u00e9s par les humains (t\u00e9l\u00e9phones, claviers, etc.) concluent invariablement que ces objets ont des niveaux \u00e9lev\u00e9s de pathog\u00e8nes. Des chercheurs ont trouv\u00e9 des niveaux pareillement \u00e9lev\u00e9s de pathog\u00e8nes bact\u00e9riens et viraux sur des articles cens\u00e9s \u00eatre protecteurs, comme les uniformes du personnel infirmier et les masques m\u00e9dicaux<sup>19,20<\/sup>.<\/p>\n<p>Limiter la propagation de la COVID-19 est-elle la seule option? Pour autant que je sache, non. Que savons-nous (la communaut\u00e9 m\u00e9dicale) (selon les donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales) de la r\u00e9silience du syst\u00e8me immunitaire et de l\u2019importance d\u2019un syst\u00e8me immunitaire en sant\u00e9 pour combattre les infections virales? Eh bien, nous en savons beaucoup. Et que savons-nous (la communaut\u00e9 m\u00e9dicale) (selon les donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales) de la fa\u00e7on de stimuler la fonction immunitaire? Eh bien, nous en savons beaucoup. Des centaines d\u2019articles r\u00e9v\u00e8lent constamment que le stress et la maladie mentale active diminuent la fonction immunitaire et font que les gens sont susceptibles de tomber malades lorsqu\u2019ils sont expos\u00e9s \u00e0 un pathog\u00e8ne viral<sup>21,22<\/sup>. Une \u00e9tude a constat\u00e9 que les personnes qui ont une attitude positive sont prot\u00e9g\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 50 % lorsqu\u2019elles sont expos\u00e9es \u00e0 un virus du rhume et des constatations semblables sont apparues quand l\u2019exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 r\u00e9p\u00e9t\u00e9e avec un virus de la grippe.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Pour les deux virus, un style \u00e9motionnel positif (SEP) accru \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 un risque plus faible de d\u00e9velopper une maladie des voies respiratoires sup\u00e9rieures telle que d\u00e9finie par des crit\u00e8res objectifs (rapport de cotes ajust\u00e9 comparant le tertiel le plus faible au plus \u00e9lev\u00e9 = 2,9) et on y rapportait moins de sympt\u00f4mes que pr\u00e9vu des marqueurs objectifs concurrents de la maladie. Ces associations \u00e9taient ind\u00e9pendantes de l\u2019anticorps sp\u00e9cifique du virus pr\u00e9 challenge, du type de virus, de l\u2019\u00e2ge, du sexe, de l\u2019\u00e9ducation, de la race, de la masse corporelle, de la saison, et du style \u00e9motionnel n\u00e9gatif (SEN)<sup>23<\/sup>.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Nous savons que l\u2019activit\u00e9 physique stimule le syst\u00e8me immunitaire<sup>24<\/sup> et nous savons que l\u2019isolement social a un effet n\u00e9gatif sur le syst\u00e8me immunitaire, ce qui entra\u00eene une susceptibilit\u00e9 \u00e0 une vari\u00e9t\u00e9 de maladies physiques et mentales<sup>25<\/sup>. Quelles sont les pratiques courantes? L\u2019isolement pour accro\u00eetre le stress, les bienfaits limit\u00e9s du contact social, et l\u2019acc\u00e8s limit\u00e9 aux possibilit\u00e9s d\u2019activit\u00e9 physique.<\/p>\n<p>De multiples rapports pr\u00e9sentent que l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 est significativement associ\u00e9e \u00e0 l\u2019hospitalisation pour la COVID-19<sup>26<\/sup>. Une vaste \u00e9tude examinant les facteurs de risque d\u2019hospitalisation pour une pneumonie virale a constat\u00e9 que le troisi\u00e8me facteur de risque en importance est l\u2019ob\u00e9sit\u00e9, derri\u00e8re le mode de vie s\u00e9dentaire et la faible consommation de fruits et l\u00e9gumes :<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00c0 l\u2019aide des donn\u00e9es de 274 comt\u00e9s am\u00e9ricains, de 2002 \u00e0 2008, nous avons r\u00e9gress\u00e9 les taux d\u2019hospitalisation li\u00e9s aux grippes du comt\u00e9 sur la pr\u00e9valence de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 du comt\u00e9 (IMC \u2265 30), la consommation de fruits\/l\u00e9gumes (&lt; 5 portions\/jour), et l\u2019inactivit\u00e9 physique (&lt; 30 minutes\/mois d\u2019exercice r\u00e9cr\u00e9atif), tout en ajustant pour les facteurs de confusion communautaires . . . Les communaut\u00e9s ayant une plus grande pr\u00e9valence d\u2019ob\u00e9sit\u00e9 \u00e9taient plus susceptibles d\u2019avoir des taux \u00e9lev\u00e9s d\u2019hospitalisation li\u00e9s \u00e0 la grippe. Parall\u00e8lement, les populations moins actives physiquement ayant une faible consommation de fruits et l\u00e9gumes tendaient \u00e0 avoir des taux d\u2019hospitalisation plus \u00e9lev\u00e9s li\u00e9s \u00e0 la grippe, m\u00eame apr\u00e8s avoir tenu compte de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9<sup>27<\/sup>.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>D\u2019autres \u00e9tudes montrent que les suppl\u00e9ments alimentaires comme les tomates et les carottes stimulent la r\u00e9ponse immunitaire<sup>28<\/sup> et que l\u2019apport accru de fruits et l\u00e9gumes am\u00e9liore jusqu\u2019\u00e0 80 % la r\u00e9ponse immunitaire \u00e0 un vaccin chez les personnes \u00e2g\u00e9es<sup>29<\/sup>. Il y a des donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales affirmant que l\u2019apport de fruits et l\u00e9gumes, la promotion de l\u2019activit\u00e9 accrue, la r\u00e9duction du stress en permettant des interactions sociales constantes, l\u2019am\u00e9lioration des activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives et l\u2019offre de groupes visant \u00e0 am\u00e9liorer la tol\u00e9rance au stress seraient toutes des interventions qui n\u00e9cessitent tr\u00e8s peu d\u2019engagement financier et qui prendraient en compte les trois facteurs de risque modifiables connus pour r\u00e9duire les hospitalisations et am\u00e9liorer les r\u00e9sultats. Am\u00e9liorer l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019exercice et le r\u00e9gime alimentaire des d\u00e9tenus pourrait se faire pour une fraction du co\u00fbt des interventions qui sont bas\u00e9es sur les strat\u00e9gies actuelles ne visant qu\u2019\u00e0 limiter la transmission de la COVID-19.<\/p>\n<p>Une autre option mentionn\u00e9e par les politiciens au printemps \u00e9tait le potentiel de lib\u00e9rer des d\u00e9tenus qui sont \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 de mauvais r\u00e9sultats de la COVID-19, comme les personnes \u00e2g\u00e9es et celles souffrant de cancer ou de grave maladie cardiaque ou respiratoire. Chacun de ces facteurs augmente significativement le risque de d\u00e9c\u00e8s ou de complication s\u00e9rieuse pour un d\u00e9tenu expos\u00e9 \u00e0 la COVID-19. Tous ces facteurs (\u00e2ge avanc\u00e9, grave maladie m\u00e9dicale, fragilit\u00e9) r\u00e9duisent significativement le risque pour le public associ\u00e9 \u00e0 leur lib\u00e9ration. Cela pourrait aussi \u00eatre r\u00e9vis\u00e9 si les buts des mesures en r\u00e9ponse \u00e0 la COVID-19 se basent v\u00e9ritablement sur une pr\u00e9occupation \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la s\u00e9curit\u00e9 des d\u00e9tenus.<\/p>\n<p>Le premier confinement \u00e0 la SMI, au printemps, \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 quatre suicides, \u00e0 une hausse de la violence entre d\u00e9tenus et contre le personnel, \u00e0 un acc\u00e8s r\u00e9duit aux visites et aux soins de sant\u00e9 (pas de soins dentaires ou d\u2019optom\u00e9trie, un acc\u00e8s limit\u00e9 \u00e0 la th\u00e9rapie et la consultation), et \u00e0 une programmation r\u00e9duite (sur laquelle s\u2019appuient les d\u00e9tenus pour avancer dans le syst\u00e8me), cr\u00e9ant encore plus de frustration, de d\u00e9sespoir et de stress. Ces restrictions continuent, et depuis que j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire et terminer cet article, il y a eu un autre suicide et une autre mort suspecte qui est probablement un suicide ou une surdose accidentelle, la semaine derni\u00e8re. Je suis vraiment inquiet de mes patients et du niveau de tension qui r\u00e8gne dans l\u2019institution ainsi que du risque accru de violence et d\u2019automutilation associ\u00e9 \u00e0 cette tension. Je crois que les risques associ\u00e9s aux mesures de contr\u00f4le de la pand\u00e9mie en \u00e9clipsent de loin les avantages dans un contexte o\u00f9 il n\u2019y a pas de donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales pour affirmer que les initiatives pour contr\u00f4ler la propagation de la COVID-19 dans la prison sont efficaces. Le simple fait d\u2019abaisser le nombre de tests positifs \u00e0 la COVID-19 est -il r\u00e9ellement une mesure pour garder le personnel et les d\u00e9tenus en s\u00e9curit\u00e9? Il incombe aux d\u00e9cideurs d\u2019examiner toutes les donn\u00e9es probantes m\u00e9dicales, non seulement pour limiter la transmission, mais aussi pour mettre en \u0153uvre des strat\u00e9gies en vue de prot\u00e9ger la sant\u00e9 des d\u00e9tenus et du personnel devant cette pand\u00e9mie. Il y a une responsabilit\u00e9 de soupeser tous les risques et b\u00e9n\u00e9fices potentiels des interventions mises en \u0153uvre. Je crois qu\u2019\u00e0 un certain point il y aura une approche plus \u00e9quilibr\u00e9e.<\/p>\n<p>Comme je l\u2019ai mentionn\u00e9 au d\u00e9but du pr\u00e9sent article, j\u2019invite tout commentaire ou correction de la lecture que je fais de la litt\u00e9rature disponible sur ce sujet.<\/p>\n<p>J\u2019encourage les lecteurs \u00e0 prendre connaissance de la lettre ouverte suivante, r\u00e9dig\u00e9e par des experts de la sant\u00e9 publique du Canada : Faire face \u00e0 la COVID-19 : Une lettre ouverte au premier ministre du Canada et aux premiers ministres provinciaux et territoriaux, \u00e0 cette adresse.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">1. Daubert v. Merrell Dow Pharmaceuticals Inc., 509 U.S. 579 (1993).<br \/>\n2. Qualls N, Levitt A, Kanade N, et al. Community mitigation guidelines to prevent pandemic influenza \u2014 United States, 2017. MMWR Recomm Rep 2017;66(1):1\u201334.<br \/>\n3. Plagg B, Engl A, Piccoliori G, et al. 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J Eval Clin Pract 2020;26:1078\u20131080.<br \/>\n8. McNeely CL, Schintler LA, Stabile B. Social determinants and COVID\u201019 disparities: differential pandemic effects and dynamics. World Medical &amp; Health Policy 2020;12:206\u2013217.<br \/>\n9. ReliefWeb. 12,000 people per day could die from Covid-19 linked hunger by end of year, potentially more than the disease, warns Oxfam. Author; 2020 [cited 2021 Jan 18]. Available from: <a href=\"https:\/\/reliefweb.int\/report\/world\/12000-people-day-could-die-covid-19-linked-hunger-end-year-potentially-more-disease\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/reliefweb.int\/report\/world\/12000-people-day-could-die-covid-19-linked-hunger-end-year-potentially-more-disease<\/a>.<br \/>\n10. Mai HJ. U.N. warns number of people starving to death could double amid pandemic. NPR; 2020 [cited 2021 Jan 18]. 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On demande souvent aux m\u00e9decins traitants de r\u00e9pondre \u00e0 des questions afin de contribuer \u00e0 ce processus; cependant, le m\u00e9decin traitant peut se trouver face \u00e0 des int\u00e9r\u00eats contradictoires : absence d\u2019un processus clairement \u00e9nonc\u00e9, questions \u00e9thiques et l\u00e9gales, et pr\u00e9occupation \u00e0 l\u2019\u00e9gard des conflits d\u2019int\u00e9r\u00eat et des biais en pr\u00e9sentant de l\u2019information m\u00e9dicale, et ces \u00e9l\u00e9ments ont tous des r\u00e9percussions sur la capacit\u00e9 d\u2019un d\u00e9cideur d\u2019utiliser cette information sans autre apport additionnel. En certaines occasions, un tiers d\u00e9cideur peut exiger de l\u2019information plus d\u00e9taill\u00e9e, comme lorsqu\u2019il y a de l\u2019information non m\u00e9dicale que le d\u00e9cideur juge avoir une influence sur la pr\u00e9sentation du demandeur ou de l\u2019accus\u00e9, ou s\u2019il semble y avoir une divergence d\u2019opinions entre les deux parties. Dans ces circonstances, une opinion d\u2019un expert m\u00e9dical, dont la t\u00e2che consiste \u00e0 pr\u00eater assistance \u00e0 ce processus d\u00e9cisionnel, est jug\u00e9e valable par le d\u00e9cideur. Les experts m\u00e9dicaux peuvent sous-traiter leur temps pour donner des avis. Il s\u2019agit d\u2019une pratique commune qui s\u2019exerce depuis des ann\u00e9es par les m\u00e9decins, mais qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e syst\u00e9matiquement. Une perception veut que l\u2019expert m\u00e9dical soit un \u00ab mercenaire \u00bb et que les opinions soient achet\u00e9es \u00e0 la faveur du processus de r\u00e9tention. Bien que ce processus soit commun dans la litt\u00e9rature non professionnelle, dans la jurisprudence, et qu\u2019il ait men\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de l\u00e9gislation pour prendre en compte les biais per\u00e7us, il y a peu ou prou de donn\u00e9es probantes en recherche syst\u00e9matique affirmant que cette perception est exacte.<\/p>\n<p>Les m\u00e9decins sont tous des experts m\u00e9dicaux<sup>1<\/sup>; toutefois, une entit\u00e9 de tiers d\u00e9cideur d\u00e9finit un expert comme \u00e9tant une personne dont les qualifications, la formation et l\u2019exp\u00e9rience la qualifient collectivement d\u2019\u00ab expert \u00bb, permettant ainsi \u00e0 cette personne de fournir les donn\u00e9es probantes de son opinion, une information n\u00e9cessaire pour permettre au d\u00e9cideur de faire un choix \u00e9clair\u00e9. La diff\u00e9rence essentielle entre des experts embauch\u00e9s par des tiers pour fournir de l\u2019information m\u00e9dicale sp\u00e9cifique et le fait de demander de l\u2019information \u00e0 un m\u00e9decin traitant est la partie envers qui une obligation s\u2019exerce par ce m\u00e9decin. L\u2019obligation du m\u00e9decin traitant est toujours envers le patient<sup>1<\/sup>. Par contraste, l\u2019obligation de l\u2019expert est envers le d\u00e9cideur. On peut supposer que cette obligation \u00e9tablie entra\u00eenerait une appr\u00e9ciation raisonnable, par les cours et le public, du potentiel d\u2019un biais lorsque les prestataires du traitement donnent leur opinion, mais non lorsque l\u2019opinion est fournie par un \u00e9valuateur ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p>Le r\u00f4le de l\u2019expert m\u00e9dical est d\u2019offrir une information impartiale au d\u00e9cideur, pour l\u2019aider \u00e0 juger d\u2019un cas. Les opinions d\u2019experts dans le contexte des Examens m\u00e9dicaux ind\u00e9pendants (EMI) ont \u00e9t\u00e9 critiqu\u00e9es dans les milieux universitaires comme \u00e9tant biais\u00e9es, en raison de conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats, notamment l\u2019\u00e9change financier entre l\u2019expert consultant et l\u2019organisme contractant, et les pratiques contraires \u00e0 l\u2019\u00e9thique, comme le \u00ab picorage \u00bb o\u00f9 les responsables des r\u00e9clamations fournissent s\u00e9lectivement aux examinateurs seulement les dossiers m\u00e9dicaux qui soutiennent la position de leur responsable des r\u00e9clamations<sup>2<\/sup>. Des articles d\u2019opinion et de commentaires inspectent l\u2019objectivit\u00e9 et l\u2019ind\u00e9pendance des EMI<sup>3,4<\/sup>. Par exemple, Lax (2004)<sup>4<\/sup> s\u2019est oppos\u00e9 \u00e0 la revendication d\u2019objectivit\u00e9 et de sup\u00e9riorit\u00e9 des examens m\u00e9dicaux ind\u00e9pendants et a conclu que : \u00ab L\u2019approche des EMI est plus exactement caract\u00e9ris\u00e9e comme un outil pour normaliser un produit qui peut \u00eatre commercialis\u00e9 \u00e0 des entreprises clientes, plut\u00f4t qu\u2019un moyen d\u2019\u00e9valuer pr\u00e9cis\u00e9ment les \u00e9tats de sant\u00e9 li\u00e9s au travail. \u00bb Lax a aussi fait valoir que : \u00ab Pour maintenir leur cr\u00e9neau, les EMI doivent \u00e0 la fois produire des r\u00e9sultats (c\u2019est-\u00e0-dire, contribuer \u00e0 ma\u00eetriser les co\u00fbts des entreprises) et convaincre continuellement leurs clients qu\u2019ils sont les seuls capables de produire des services de qualit\u00e9. \u00bb La perception d\u2019une opinion biais\u00e9e est ainsi soulign\u00e9e de m\u00eame que la notion selon laquelle pour maintenir la client\u00e8le, les experts ind\u00e9pendants doivent adapter leurs opinions aux besoins de leurs clients. Ces perceptions perdurent depuis longtemps, car la litt\u00e9rature examine les r\u00e9clamations des t\u00e9moignages d\u2019experts, notamment les biais, depuis aussi t\u00f4t que 1897<sup>5<\/sup>.<\/p>\n<p>Une perception selon laquelle des \u00e9valuateurs experts offrent des opinions biais\u00e9es est \u00e9galement apparente dans la jurisprudence, et de nombreux exemples de t\u00e9moignages d\u2019expert sont \u00e9limin\u00e9s ou jug\u00e9s inadmissibles en raison d\u2019un biais per\u00e7u<sup>6<\/sup>. Il y a eu aussi des mesures l\u00e9gislatives r\u00e9centes qui tentent de prendre en compte une perception de biais dans les lois de la C.-B. et de l\u2019Ontario. En Ontario, un expert m\u00e9dical est tenu de signer un Formulaire 53 en vertu de la Loi sur les tribunaux judiciaires, \u00e0 titre d\u2019\u00ab Attestation de l&rsquo;obligation de l&rsquo;expert \u00bb. En Colombie-Britannique, la <em>Loi sur les r\u00e8gles des tribunaux<\/em> exige qu\u2019un expert documente dans son rapport qu\u2019il<sup>7<\/sup> ou elle (a) conna\u00eet l\u2019obligation mentionn\u00e9e au paragraphe (1) (un expert nomm\u00e9 en vertu de la pr\u00e9sente partie par une ou plusieurs parties ou par le tribunal a le devoir d&rsquo;assister le tribunal et ne doit \u00eatre l&rsquo;avocat d&rsquo;aucune partie), (b) a r\u00e9dig\u00e9 le rapport conform\u00e9ment \u00e0 cette obligation, et (c) s&rsquo;il est appel\u00e9 \u00e0 t\u00e9moigner oralement ou par \u00e9crit, rendra ce t\u00e9moignage conform\u00e9ment \u00e0 cette obligation.<\/p>\n<p>La perception qu\u2019ont le public et les m\u00e9dias des biais et de la subjectivit\u00e9 est \u00e9galement apparente, bien qu\u2019elle se penche habituellement sur un cas sp\u00e9cifique et qu\u2019elle ne consid\u00e8re pas les moyens d\u2019att\u00e9nuer les biais, ou le but de l\u2019\u00e9valuation et des questions pos\u00e9es, et l\u2019expertise de l\u2019\u00e9valuateur ind\u00e9pendant. Les grands titres, dont \u00ab Justice par t\u00e9moin \u00e0 louer \u00bb<sup>8<\/sup> et \u00ab Autoris\u00e9 \u00e0 facturer : comment les m\u00e9decins profitent des \u00e9valuations de blessures qui b\u00e9n\u00e9ficient aux assureurs \u00bb<sup>9<\/sup> ne sont que deux exemples illustrant cette croyance r\u00e9pandue. Les d\u00e9clarations qui \u00e9tiquettent les experts \u00e9valuateurs comme ayant \u00ab un talent de cam\u00e9l\u00e9on pour adapter leurs opinions afin de satisfaire les besoins de leurs employeurs \u00bb<sup>8<\/sup> font encore ressortir la perception du public selon laquelle les EMI emploient des processus injustes, biais\u00e9s auxquels les m\u00e9decins participent principalement pour un avantage financier.<\/p>\n<p>Les cabinets juridiques ont \u00e9galement inspect\u00e9 l\u2019objectivit\u00e9 des EMI et ont mis de l\u2019avant l\u2019importance de retenir les services d\u2019un conseiller juridique qui est \u00ab vigilant \u00e0 l\u2019\u00e9gard des experts biais\u00e9s \u00bb<sup>10<\/sup>. Par exemple, un cabinet a d\u00e9clar\u00e9 que nombre des rapports des m\u00e9decins experts sont rejet\u00e9s par les cours parce qu\u2019ils offrent des \u00ab \u00e9valuations biais\u00e9es, erron\u00e9es et inexactes des demandeurs \u00bb<sup>11<\/sup> et il a conclu en soulignant que quiconque est bless\u00e9 dans un accident de voiture doit rechercher les conseils d\u2019un avocat de confiance sp\u00e9cialis\u00e9 en accidents de voiture, parce qu\u2019ils ont \u00ab des d\u00e9cennies d\u2019exp\u00e9rience de travail aupr\u00e8s des compagnies d\u2019assurance \u00bb et qu\u2019ils sont familiers des tactiques qu\u2019emploient les m\u00e9decins des EMI \u00ab pour tenter de faire baisser \u2026 les paiements des r\u00e9clamations \u00bb.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces pr\u00e9occupations concernant les conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats et les biais des EMI, il y a peu ou pas du tout de donn\u00e9es probantes empiriques qui sugg\u00e8rent qu\u2019un rapport d\u2019Examen m\u00e9dical ind\u00e9pendant favorise les besoins du contractant ou que les opinions qu\u2019il contient sont biais\u00e9es. En fait, certaines donn\u00e9es probantes, bien que rares, sugg\u00e8rent le contraire. Par exemple, Aamland et Maeland (2018) ont men\u00e9 une \u00e9tude aupr\u00e8s de neuf personnes par entrevue qualitative qui examinait des travailleurs d\u00e9clar\u00e9s malades en Norv\u00e8ge pour \u00e9valuer leurs attentes et leurs exp\u00e9riences de participation \u00e0 un EMI. Ils ont conclu que l\u2019impression g\u00e9n\u00e9rale des participants \u00e9tait positive, et qu\u2019ils ont appr\u00e9ci\u00e9 l\u2019EMI comme \u00e9tant une discussion affirmative qui leur confirmait \u00eatre en bonne voie de se r\u00e9tablir et de retourner au travail, m\u00eame s\u2019ils ne croyaient \u00e0 son influence sur leur suivi ou sur le processus de retour au travail<sup>12<\/sup>.<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, il y aura un certain degr\u00e9 de biais in\u00e9vitable dans toute opinion, car un biais implicite et d\u2019autres facteurs contribueront \u00e0 l\u2019opinion d\u2019un m\u00e9decin, peu importe son r\u00f4le<sup>13<\/sup>; toutefois, les moyens d\u2019att\u00e9nuer le biais et d\u2019accro\u00eetre l\u2019objectivit\u00e9 sont d\u00e9finis plus nettement et sont plus r\u00e9alisables pour un expert ind\u00e9pendant, comparativement \u00e0 un m\u00e9decin traitant. Le r\u00f4le de l\u2019expert ind\u00e9pendant au Canada est explicitement d\u00e9fini, et les r\u00e8gles et les cadres qui concernent les t\u00e9moins experts dans les poursuites civiles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis<sup>1,7,14,15<\/sup>. De m\u00eame, l\u2019admissibilit\u00e9 des preuves d\u2019expert a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite par la jurisprudence<sup>16-18<\/sup>, plus notablement dans <em>R c. Mohan<\/em> (1994)<sup>19<\/sup>. Les processus impliqu\u00e9s dans l\u2019\u00e9valuation de l\u2019expert qui aident \u00e0 g\u00e9rer le biais autant que possible sont notamment le recours \u00e0 des tests objectifs afin d\u2019\u00e9toffer l\u2019entrevue du patient et d\u2019autres aspects subjectifs de l\u2019\u00e9valuation, la prise en compte de toute l\u2019information disponible, et le temps r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 une revue minutieuse de cette information, une explication int\u00e9grale de la raison d\u2019\u00eatre de l\u2019opinion; et une consid\u00e9ration \u00e9nonc\u00e9e de l\u2019effet sur le biais. \u00c0 l\u2019inverse, malgr\u00e9 la perception selon laquelle l\u2019opinion du m\u00e9decin traitant n\u2019est pas biais\u00e9e, le biais potentiel inh\u00e9rent \u00e0 la relation sp\u00e9ciale \u00ab m\u00e9decin-patient \u00bb soul\u00e8ve la question \u00e0 savoir si un m\u00e9decin traitant peut jamais avoir l\u2019apparence d\u2019\u00eatre non biais\u00e9 en donnant les preuves de son opinion.<\/p>\n<p>Une perception de biais peut entra\u00eener le rejet des preuves qui peuvent \u00eatre importantes \u00e0 consid\u00e9rer pour les d\u00e9cideurs. Il y a un besoin apparent d\u2019accro\u00eetre la connaissance du r\u00f4le et de l\u2019expertise de l\u2019\u00e9valuateur ind\u00e9pendant et des moyens par lesquels le biais est att\u00e9nu\u00e9 au cours du processus d\u2019examen m\u00e9dical ind\u00e9pendant. \u00c9tant donn\u00e9 l\u2019absence de preuves empiriques \u00e0 l\u2019appui d\u2019une perception de biais dans les opinions fournies par les \u00e9valuateurs ind\u00e9pendants, il est essentiel que, comme toute autre intervention en m\u00e9decine exige une recherche, il faille examiner le biais per\u00e7u du point de vue d\u2019un d\u00e9cideur et du demandeur plut\u00f4t que de se fier \u00e0 une opinion sans fondement.<\/p>\n<p>En 2013, le Coll\u00e8ge royal des m\u00e9decins et chirurgiens du Canada a \u00e9labor\u00e9 l\u2019agr\u00e9ment de sursp\u00e9cialit\u00e9 dans le domaine de la psychiatrie l\u00e9gale. Les psychiatres l\u00e9gistes ont une longue formation pour \u00eatre experts, ainsi qu\u2019une compr\u00e9hension raisonnable de la jurisprudence pertinente. L\u2019\u00e9tablissement de cette nouvelle sursp\u00e9cialit\u00e9 et des lignes directrices appropri\u00e9es procure aux membres de la sursp\u00e9cialit\u00e9 l\u2019occasion d\u2019offrir une formation aux autres psychiatres, et aux m\u00e9decins en g\u00e9n\u00e9ral, sur le r\u00f4le de l\u2019expert qui fournit une opinion au d\u00e9cideur, contrairement au r\u00f4le de l\u2019expert m\u00e9dical traditionnel que connaissent bien les m\u00e9decins par leur formation m\u00e9dicale. En outre, l\u2019\u00e9tablissement de cette nouvelle sursp\u00e9cialit\u00e9 permet l\u2019examen syst\u00e9matique du r\u00f4le de l\u2019expert, des facteurs qui influent sur le biais, et des processus en vue de minimiser le biais. Cette information sera essentielle pour \u00e9laborer des lignes directrices pertinentes et \u00e9tablir des normes nationales afin de communiquer \u00e0 des tiers d\u2019une mani\u00e8re qui laisse la place \u00e0 la d\u00e9termination de sources de biais potentielles.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">1. Frank JR, Snell L, Sherbino J. Sch\u00e9ma CanMEDS. Ottawa (ON): Coll\u00e8ge royal des m\u00e9decins et chirurgiens du Canada; 2015 [vu le 16 janvier 2021]. \u00c0 l\u2019adresse : <a href=\"https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/canmeds\/canmeds-framework-f\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.royalcollege.ca\/rcsite\/canmeds\/canmeds-framework-f<\/a><br \/>\n2. Schatman ME, Thoman JL. Cherry-picking records in independent medical examinations: strategies for intervention to mitigate a legal and ethical imbroglio. Psychol Inj Law 2014;7:191\u2013196.<br \/>\n3. Baer MA. Opinion piece: is an independent medical evaluation independent? Forensic Examiner 2005;14:33.<br \/>\n4. Lax M. Independent of what? The independent medical examination business. New Solut 2004;14:3:219\u2013251.<br \/>\n5. Foster WL. Expert testimony-prevalent complaints and proposed remedies. Harvard Law Review 1897;11:169\u2013186.<br \/>\n5. Chin JM, Lutsky M, Dror IE. The biases of experts: an empirical analysis of expert witness challenges. Manitoba Law Journal 2019;42(4):22\u201367. Appendix B.<br \/>\n6. Court Rules Act, British Columbia Supreme Court Civil Rules. BC Reg 168\/2009. Victoria (BC): Queen\u2019s Printer; 2009.<br \/>\n7. Simmons LRS. Justice by witnesses-for-hire. Christian Science Monitor 1992. Available from: <a href=\"https:\/\/www.csmonitor.com\/1992\/0114\/14181.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.csmonitor.com\/1992\/0114\/14181.html<\/a>. Accessed on January 19, 2021.<br \/>\n8. Tomlinson K. Licensed to bill: how doctors profit from injury assessments that benefit insurers. The Globe and Mail; 2017 [accessed 2021 Jan 19]. Available from:<br \/>\n9. <a href=\"https:\/\/www.theglobeandmail.com\/news\/investigations\/doctors-insurance-independent-medical-examinations\/article37141790\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.theglobeandmail.com\/news\/investigations\/doctors-insurance-independent-medical-examinations\/article37141790\/<\/a><br \/>\n10. Goodman Law. Court finds ICBC doctor\u2019s evidence biased and unreliable [website]. Vancouver (BC): Author; 2019 [accessed 2021 Jan 18]. Available from: <a href=\"https:\/\/www.icbchelp.com\/court-finds-icbc-doctors-evidence-biased-and-unreliable\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.icbchelp.com\/court-finds-icbc-doctors-evidence-biased-and-unreliable\/<\/a><br \/>\n11. Greg Monforton &amp; Partners Injury Lawyers. Investigation reveals bias in independent medical evaluations [blog post]. Windsor (ON): Author; 2017 [accessed 2021 Jan 19]. Available from:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.gregmonforton.com\/blog\/independent-medical-examination-investigation.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.gregmonforton.com\/blog\/independent-medical-examination-investigation.html<\/a><br \/>\n12. Aamland A, Maeland S. Sick-listed workers\u2019 expectations about and experiences with independent medical evaluation: a qualitative interview study from Norway. Scand J Prim Health Care 2018;36(2):134\u2013141.<br \/>\n13. Kang J, Bennett JM, Carbado D, et al. Implicit bias in the courtroom. UCLA Review 2012;59:1124\u20131186.<br \/>\n14. R\u00e8gles de proc\u00e9dure civile de l\u2019Ontario. \u00c0 l\u2019adresse : <a href=\"https:\/\/www.canlii.org\/fr\/on\/legis\/regl\/rro-1990-regl-194\/derniere\/rro-1990-regl-194.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.canlii.org\/fr\/on\/legis\/regl\/rro-1990-regl-194\/derniere\/rro-1990-regl-194.html<\/a><br \/>\n15. National Justice Compania Naviera SA v. Prudential Assurance Co Ltd. (the \u201cIkarian Reefer\u201d) [1993] 2 Lloyd\u2019s Rep 68. Queen\u2019s Bench Division (commercial court).<br \/>\n16. R v. Lavallee [1990] 1 SCR 852 (Supreme Court of Canada 1990).<br \/>\n17. R v. Abbey [2009] ONCA 624 (Court of Appeal for Ontario 2009).<br \/>\n18. R v. Fringe Product Inc. [1990]. CanLII 10990 (ON SC).<br \/>\n19. R v. Mohan [1994] 2 SCR 9 (Supreme Court of Canada 1994).<\/p>\n<p><a name=\"barker\"><\/a><\/p>\n<h3><em>Barker c. Barker<\/em> : Un jugement dans le pass\u00e9 \u00e0 l\u2019aide d\u2019une perspective \u00e9thique moderne<\/h3>\n<h4>Marissa Heintzman, MLitt; Graham Glancy, MB, ChB, FRCPC; John McD. W. Bradford, MB, ChB, DPM, FFPsych, MRCPsych, DABPN, FRCPC<\/h4>\n<p><strong><em>Barker c. Barker<\/em> : La question \u00e9thique du traitement ou de l\u2019exp\u00e9rimentation<\/strong><br \/>\nEn juin 2020, la Cour supr\u00eame de l\u2019Ontario a rendu une d\u00e9cision dans l\u2019affaire <em>Barker c. Barker<\/em>. L\u2019affaire avait \u00e9t\u00e9 port\u00e9e contre deux m\u00e9decins, les D<sup>rs<\/sup> Maier et Barker, et la Couronne, par 28 plaignants qui avaient \u00e9t\u00e9 des patients dans un centre de sant\u00e9 \u00e0 s\u00e9curit\u00e9 maximum entre 1966 et 1983. La question centrale du jugement \u00e9tait si les trois programmes mis en \u0153uvre par les m\u00e9decins dans le cadre de l\u2019unit\u00e9 de th\u00e9rapie sociale (UTS) de l\u2019institution \u2014qui impliquaient un isolement solitaire nu, l\u2019administration de drogues hallucinog\u00e8nes et psychotropes, la contrainte physique d\u2019un patient sur l\u2019autre, et d\u2019autres traitements d\u00e9shumanisants\u2014devraient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des traitements acceptables ou impitoyables, des exp\u00e9riences non th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<p>\u00c9valuer des causes comme celle de <em>Barker c. Barker<\/em> aujourd\u2019hui exige une d\u00e9lib\u00e9ration prudente sur le concept du consentement \u00e9clair\u00e9 et sur ce qui constitue une recherche exp\u00e9rimentale contre un traitement innovateur. Cela exige \u00e9galement de consid\u00e9rer soigneusement les normes du temps dans le contexte des processus de recherche \u00e9thique d\u2019aujourd\u2019hui. Bien que de telles exp\u00e9riences puissent facilement \u00eatre jug\u00e9es contraires \u00e0 l\u2019\u00e9thique selon les normes d\u2019aujourd\u2019hui, elles n\u2019\u00e9taient pas enti\u00e8rement uniques au moment o\u00f9 elles ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9es. Dans les ann\u00e9es 1950 et 1960 : \u00ab Des proc\u00e9dures comme la lobotomie, l\u2019insuline coma, les crises convulsives produites par \u00e9lectricit\u00e9 ou des agents chimiques\u2014toutes des m\u00e9thodes intrusives et invasives \u2014\u00e9taient venues d\u2019Europe et avaient provoqu\u00e9 le sentiment qu\u2019une gu\u00e9rison pour la maladie mentale \u00e9tait enfin \u00e0 notre port\u00e9e<sup>1<\/sup> \u00bb.<\/p>\n<p>Une autre affaire canadienne tristement c\u00e9l\u00e8bre est celle du D<sup>r<\/sup> Cameron, qui a men\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019exp\u00e9riences \u00e9thiquement douteuses dans un h\u00f4pital psychiatrique renomm\u00e9 de Montr\u00e9al, dans les ann\u00e9es 1950 et 1960<sup>2<\/sup>. Le D<sup>r<\/sup> Cameron cherchait \u00e0 \u00ab d\u00e9paturer \u00bb les patients (les d\u00e9barrasser de pens\u00e9es et de sentiments psychotiques) par des techniques controvers\u00e9es qui, \u00e0 l\u2019instar des programmes de l\u2019UTS, impliquaient le confinement solitaire, la privation sensorielle, et l\u2019administration de LSD, entre autres m\u00e9thodes. Les patients n\u2019\u00e9taient pas inform\u00e9s de la nature exacte des exp\u00e9riences ni des dangers inh\u00e9rents<sup>3<\/sup>. Pour ajouter \u00e0 la controverse, les exp\u00e9riences du D<sup>r<\/sup> Cameron \u00e9taient financ\u00e9es en partie par la CIA et le gouvernement canadien dans le cadre de l\u2019effort de l\u2019\u00e9poque de la guerre froide en vue de comprendre le fonctionnement mental (en particulier, comment r\u00e9sister au lavage de cerveau, le renverser et l\u2019arsenaliser<sup>4,5<\/sup>).<\/p>\n<p>Ces m\u00eames enjeux \u00e9taient au c\u0153ur de <em>Barker c. Barker<\/em>, et nous pouvons en tirer un certain nombre de le\u00e7ons. Il y a d\u2019abord la notion du consentement \u00e9clair\u00e9, qui doit \u00eatre volontaire et libre de toute coercition. Il s\u2019applique au traitement et, plus particuli\u00e8rement, au traitement innovateur et \u00e0 la recherche exp\u00e9rimentale. Les principes font \u00e9galement \u00e9tat d\u2019une capacit\u00e9 de se retirer du programme en tout temps, et d\u2019une assurance que ce retrait ne s\u2019accompagne pas d\u2019un d\u00e9triment ou d\u2019une punition. Au proc\u00e8s, il a \u00e9t\u00e9 reconnu que les patients avaient donn\u00e9 leur consentement \u00e9crit et qu\u2019ils participaient \u00e0 des discussions de groupe continues au sujet de la nature des programmes de l\u2019UTS; cependant, comme les chances d\u2019une personne d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9e du programme reposaient sur la participation, le \u00ab niveau n\u00e9cessaire de consentement \u00e9clair\u00e9 \u00e9tait absent<sup>6 <\/sup>\u00bb (au paragr. 103). La Cour a statu\u00e9 que les plaignants n\u2019avaient pas pu donner leur consentement \u00e9clair\u00e9 aux traitements contest\u00e9s, en raison de la nature coercitive des programmes de l\u2019UTS et de la pr\u00e9sence de maladie mentale grave chez les plaignants.<\/p>\n<p>Un autre sujet contentieux au proc\u00e8s \u00e9tait de savoir si les programmes en question se qualifiaient d\u2019exp\u00e9riences de recherche, comme l\u2019affirmaient les plaignants, ou de traitements innovateurs, comme le pr\u00e9tendait la Couronne. Un expert assign\u00e9 au proc\u00e8s a affirm\u00e9 que \u00ab les principes \u00e9thiques de la recherche m\u00e9dicale s&rsquo;appliqueraient non seulement aux projets de recherche auto-d\u00e9clar\u00e9s, mais aux formes de th\u00e9rapie nouvelles et exp\u00e9rimentales qui s&rsquo;\u00e9cartaient des th\u00e9rapies orthodoxes de l&rsquo;\u00e9poque<sup>6 <\/sup>\u00bb (au paragr. 143). Le juge a conclu que les programmes, sans \u00e9gard \u00e0 l\u2019\u00e9tiquette qu\u2019on leur appose \u00ab ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9s d&rsquo;une mani\u00e8re qui enfreignait les principes \u00e9thiques applicables<sup>6 <\/sup>\u00bb( au paragr. 147).<\/p>\n<p>La Cour a finalement statu\u00e9 que les D<sup>rs<\/sup> Maier et Barker \u00e9taient en violation de leur obligation fiduciaire \u00e0 titre de m\u00e9decins traitants, de chercheurs et d\u2019exp\u00e9rimentateurs; toutefois, ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 jug\u00e9s responsables de deux pr\u00e9judices intentionnels, notamment coups et blessures et voies de fait et d\u00e9tresse \u00e9motionnelle inflig\u00e9e intentionnellement. La Couronne, soit la province de l\u2019Ontario, a \u00e9t\u00e9 reconnue responsable au motif de la responsabilit\u00e9 du complice et responsable du fait d\u2019autrui pour la violation de l\u2019obligation en raison de ce que les m\u00e9decins \u00e9taient des employ\u00e9s et des agents de la Couronne. Ce r\u00e9sultat souligne en outre le besoin de conseils d\u2019examens \u00e9thiques et de supervision de l\u2019exp\u00e9rimentation.<\/p>\n<p>Sans doute qu\u2019une autre le\u00e7on \u00e0 tirer de cette affaire est d\u2019approcher les traitements nouveaux et innovateurs avec prudence et pr\u00e9voyance. L\u2019histoire de la m\u00e9decine, et peut-\u00eatre de la psychiatrie en particulier, est remplie d\u2019une vari\u00e9t\u00e9 de traitements estim\u00e9s nouveaux et innovateurs \u00e0 l\u2019\u00e9poque, que l\u2019histoire a r\u00e9v\u00e9l\u00e9s \u00eatre au mieux, ridicules, et au pire, horriblement nuisibles.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">1. Griffin J. Cameron\u2019s search for a cure. Can Bull Med Hist 1991;8:121\u2013126. p. 125.<br \/>\n2. Lemov R. Brainwashing\u2019s avatar: the curious career of Dr. Ewen Cameron. Grey Room 2011;45:61\u201387.<br \/>\n3. Gillmor D. I Swear by Apollo: Dr. Ewen Cameron and the CIA-Brainwashing Experiments. Fountain Valley (CA): Eden Press; 1987.<br \/>\n4. Raz M. Alone again: John Zubek and the troubled history of sensory deprivation research. J Hist Behav Sci 2013;49:379\u2013395.<br \/>\n5. Cooper G. Opinion of George Cooper, QC, regarding Canadian government funding of the Allan Memorial Institute in the 1950\u2019s and 1960\u2019s. Ottawa (ON): Communications and Public Affairs, Department of Justice; 1986.<br \/>\n6. <em>Barker v. Barker<\/em>. 2020, ONSC 3746 (2020).<\/p>\n<p><a name=\"mise\"><\/a><\/p>\n<h3>L\u2019ACPD vue de l\u2019int\u00e9rieur<\/h3>\n<h4>Mise \u00e0 jour de la section de la Colombie-Britannique de l\u2019ACPD<\/h4>\n<h4>Todd Tomita, MD, FRCPC<br \/>\nPr\u00e9sident, Section r\u00e9gionale de la C.-B.<\/h4>\n<p>Depuis le dernier bulletin de mars 2019, la section r\u00e9gionale de la C.-B. de l\u2019ACPD, de concert avec la division de psychiatrie l\u00e9gale de l\u2019UBC, a continu\u00e9 d\u2019offrir des journ\u00e9es de formation m\u00e9dico-l\u00e9gale au printemps et \u00e0 l\u2019automne, au Robson Square de l\u2019UBC \u00e0 Vancouver, jusqu\u2019\u00e0 ce que la COVID-19 fasse interruption. Nous avons annul\u00e9 notre journ\u00e9e de formation m\u00e9dico-l\u00e9gale au printemps 2020, et sommes pass\u00e9s en ligne pour notre jour de formation m\u00e9dico-l\u00e9gale de l\u2019automne 2020.<\/p>\n<p>Auparavant, nos journ\u00e9es de formation m\u00e9dico-l\u00e9gale en personne rassemblaient de 30 \u00e0 40 personnes, dont un assortiment de psychiatres l\u00e9gistes, de psychologues l\u00e9gistes, et de stagiaires en psychiatrie et psychologie, des avocats de la couronne et de la d\u00e9fense, des directeurs d\u2019\u00e9tablissements correctionnels et l\u00e9gistes, et des membres du Comit\u00e9 d\u2019examen de la Colombie-Britannique. Lors de notre journ\u00e9e virtuelle de formation m\u00e9dico-l\u00e9gale de novembre 2020, nous comptions quelque 55 participants.<\/p>\n<p>La transition au format virtuel a provoqu\u00e9 une r\u00e9troaction mixte. Nous avons tent\u00e9 de planifier la 13<sup>e<\/sup> \u00e9dition de notre journ\u00e9e de formation en mai 2021, toujours en format virtuel. Nous esp\u00e9rons que des activit\u00e9s en personne soient possibles, car les \u00e9changes coll\u00e9giaux qui ne sont possibles qu\u2019au sein d\u2019un groupe nous manquent.<\/p>\n<p><strong>10<sup>e<\/sup> \u00e9dition de la formation m\u00e9dico-l\u00e9gale de la section C.-B. de l\u2019ACPD et l\u2019UBC \u2014 le 14 juin 2019<\/strong><\/p>\n<p><u>Biais cognitif dans le travail l\u00e9giste et la recherche de contre-mesures :<\/u><\/p>\n<p><em>Le biais cognitif dans la pratique professionnelle : ce que nous dit la recherche<\/em><br \/>\nD<sup>re<\/sup> Carla McLean, Cognitive Consultants International<\/p>\n<p><em>Apprendre \u00e0 la dure : les \u00e9valuateurs qui succombent au biais l\u00e9giste<\/em><br \/>\nD<sup>r<\/sup> Hugh Herve, Directeur, The Forensic Practice<br \/>\nD<sup>r<\/sup> Todd Tomita, professeur clinique agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019UBC<\/p>\n<p><em>Prendre une mesure : le biais et l\u2019admissibilit\u00e9 des preuves d\u2019expert<\/em><br \/>\nD<sup>r<\/sup> Roy O\u2019Shaughnessy, professeur clinique \u00e0 l\u2019UBC<br \/>\nD<sup>r<\/sup> Rakesh Lamba, professeur clinique agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019UBC<br \/>\nLouise Kenworthy, procureure de la Couronne<\/p>\n<p><em>Le biais et le droit : points de vue juridiques du juge, de la Couronne et de la d\u00e9fense<\/em><br \/>\nL\u2019Honorable Heather Holmes, juge en chef adjointe de la Cour supr\u00eame de la C.-B.<br \/>\nTroy D. Anderson, Troy Anderson Law<br \/>\nMarilyn Sanford, Richie Sanford McCowan Barristers<br \/>\nDaniel Mulligan, procureur de la Couronne<br \/>\nAnimateur : Lyle Hillaby, procureur principal de la Couronne<\/p>\n<p><strong>11<sup>e<\/sup> \u00e9dition de la formation m\u00e9dico-l\u00e9gale de la section C.-B. de l\u2019ACPD et l\u2019UBC \u2014le 31 octobre 2019<\/strong><\/p>\n<p><u>Violence li\u00e9e au cannabis :<\/u><\/p>\n<p><em>Dites \u00e0 vos enfants : la v\u00e9rit\u00e9 sur la marijuana, la maladie mentale et la violence, Free Press (2019)<\/em><br \/>\nAlex Berenson, auteur<\/p>\n<p><em>Cannabis, trouble mental et violence : une revue de la litt\u00e9rature<\/em><br \/>\nD<sup>r<\/sup> Nick Mathew, professeur clinique agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019UBC<\/p>\n<p><em>Violence li\u00e9e au cannabis-: nouvelles tendances de cas r\u00e9cents et analyser tout cela<\/em><br \/>\n<em>Une discussion de Panel sur l\u2019\u00e9valuation de la violence li\u00e9e au cannabis<\/em><br \/>\nD<sup>r<\/sup> Shabreham Lohrasbe, psychiatre l\u00e9giste<br \/>\nD<sup>r<\/sup> Kulwant Riar, professeur clinique \u00e0 l\u2019UBC<br \/>\nD<sup>r<\/sup> David Morgan, professeur clinique agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019UBC<br \/>\nD<sup>r<\/sup> Rakesh Lamba, professeur clinique agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019UBC<\/p>\n<p><strong>12<sup>e<\/sup> \u00e9dition de la formation m\u00e9dico-l\u00e9gale de la section C.-B. de l\u2019ACPD et l\u2019UBC \u00c9dition\u2014le 22 mai 2020<\/strong><\/p>\n<p>Annul\u00e9 en raison de la COVID-19<\/p>\n<p><strong>12e \u00e9dition de la formation m\u00e9dico-l\u00e9gale de la section C.-B. de l\u2019ACPD et l\u2019UBC \u2014le 20 novembre 2020<\/strong><\/p>\n<p><em>Une revue des troubles somatoformes pour le psychiatre l\u00e9giste<\/em><br \/>\nD<sup>r<\/sup> Andrew Howard, professeur clinique agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019UBC<\/p>\n<p><em>Le recours \u00e0 des mesures d\u2019\u00e9valuation l\u00e9giste actuarielles et structur\u00e9es aupr\u00e8s de populations autochtones correctionnelles : r\u00e9sultats, enjeux et controverses<\/em><br \/>\nD<sup>r<\/sup> Mark Olver, professeur, Universit\u00e9 de la Saskatchewan<\/p>\n<p><em>Le traitement sp\u00e9cifique des d\u00e9linquants sexuels fonctionne-t-il? L\u2019importance des mod\u00e9rateurs du programme et du personnel<\/em><br \/>\nD<sup>r<\/sup> Mark Olver, professeur, Universit\u00e9 de la Saskatchewan<a name=\"nouvelle\"><\/a><\/p>\n<h3>Nouvelles de l\u2019ACPD \u2013 Section r\u00e9gionale du Qu\u00e9bec<\/h3>\n<h4>Fabien Gagnon, MD, Psy. D., PGDipl., FCFP, FRCPC<br \/>\nPr\u00e9sident, Section r\u00e9gionale du Qu\u00e9bec<\/h4>\n<p>\u00c0 titre de pr\u00e9sident de la section r\u00e9gionale du Qu\u00e9bec de l\u2019ACPD, on m\u2019a demand\u00e9 de r\u00e9diger un bref sommaire des activit\u00e9s de notre section cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Comme dans le cas de la majorit\u00e9 des m\u00e9decins du Canada, la COVID-19 a radicalement chang\u00e9 nos vies professionnelles et personnelles. La plupart de nos membres \u00e9taient assez occup\u00e9s \u00e0 faire face \u00e0 la pand\u00e9mie et \u00e0 adapter notre pratique \u00e0 cette nouvelle r\u00e9alit\u00e9. Nous avons report\u00e9 nos rencontres habituelles de la section en 2020.<\/p>\n<p>En mars 2020, la plupart des Cours de justice du Qu\u00e9bec ont significativement r\u00e9duit leurs activit\u00e9s, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019ordre de confinement du gouvernement. Les Palais de justice ont progressivement repris leurs activit\u00e9s en mai et juin 2020. Toutefois, depuis, les proc\u00e8s se sont faits en mode virtuel la plupart du temps, et les t\u00e9moignages d\u2019experts se font encore, presque tout le temps, par vid\u00e9oconf\u00e9rence.<\/p>\n<p>Dans le contexte de la COVID-19, les diff\u00e9rentes \u00e9valuations (p. ex., l\u2019aptitude \u00e0 subir un proc\u00e8s) pour la cour se font, pour l\u2019instant, aussi virtuellement, dans le but d&rsquo;\u00e9viter, dans la mesure du possible, de limiter les rencontres pr\u00e9sentielles en prison et p\u00e9nitencier<\/p>\n<p>Il n\u2019y a qu\u2019un seul programme de fellowship en psychiatrie l\u00e9gale au Qu\u00e9bec. Il se donne \u00e0 l\u2019institut national Philippe-Pinel de psychiatrie l\u00e9gale \u00e0 Montr\u00e9al. La D<sup>re<\/sup> Jocelyne Brault est directrice de ce programme. En 2020\u20132021, il n\u2019y a pas eu de fellow en psychiatrie l\u00e9gale; toutefois, le programme comptera deux fellows pour 2021\u20132022. Et naturellement, le programme est pr\u00eat pour le nouveau mod\u00e8le de la Comp\u00e9tence par conception (CPC) du CRMCC.<\/p>\n<p>Trois membres de notre section ACPD-QC sont des membres du Comit\u00e9 des affaires juridiques et m\u00e9dico-l\u00e9gales de l\u2019Association des m\u00e9decins psychiatres du Qu\u00e9bec. La D<sup>re<\/sup> France Proulx pr\u00e9side le comit\u00e9 et est vice-pr\u00e9sidente de notre section. Les sujets suivants ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s entre autres \u00e0 ce comit\u00e9 : rapports p\u00e9riodiques sur les ordonnances de traitement; permis de port d\u2019arme; comit\u00e9 de s\u00fbret\u00e9 pour les d\u00e9partements de s\u00e9curit\u00e9; questions li\u00e9es \u00e0 la <em>Loi sur la protection des personnes dont l&rsquo;\u00e9tat mental pr\u00e9sente un danger pour elles-m\u00eames ou pour autrui<\/em>; et l\u2019aide m\u00e9dicale \u00e0 mourir et la population m\u00e9dico-l\u00e9gale. L\u2019Association des m\u00e9decins psychiatres du Qu\u00e9bec a demand\u00e9 \u00e0 certains de nos membres d\u2019organiser un bref programme de D\u00e9veloppement professionnel continu (DPC) sur la \u00ab Psychiatrie l\u00e9gale 101 \u00bb pour aider les coll\u00e8gues de psychiatrie g\u00e9n\u00e9rale de diff\u00e9rentes r\u00e9gions du Qu\u00e9bec qui sont tenus de donner leur opinion sur des questions habituelles (surtout criminelles) de psychiatrie l\u00e9gale.<\/p>\n<p>La section compte entre 30 et 35 membres r\u00e9guliers, ce qui offre la possibilit\u00e9 de r\u00e9seauter avec les coll\u00e8gues de diff\u00e9rentes r\u00e9gions. Comme nous l\u2019avons mentionn\u00e9, en raison de la pand\u00e9mie, nous avons report\u00e9 nos r\u00e9unions habituelles, cependant, nous devrions tenir une rencontre virtuelle dans un mois ou deux, ou autour de l\u2019assembl\u00e9e annuelle de l\u2019ACPD.<a name=\"annuelles\"><\/a><\/p>\n<h3>Cotisations annuelles<\/h3>\n<p>Les membres de l\u2019ACPD ont d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u leurs avis concernant les cotisations pour l\u2019ann\u00e9e 2020 (les frais pour 2021 seront factur\u00e9s en juin). Nous vous encourageons \u00e0 les r\u00e9gler afin de demeurer \u00e0 jour et de recevoir les nouvelles de l\u2019ACPD, notamment l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle, et de conserver votre statut de membre actif. Si votre statut de membre actif prend fin, vous ne recevrez pas les mises \u00e0 jour de l\u2019ACPD et vous ne serez pas admissible \u00e0 voter lors de l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle. Veuillez demeurer des n\u00f4tres et nous aider \u00e0 soutenir l\u2019ACPD en r\u00e9glant vos cotisations, si ce n\u2019est d\u00e9j\u00e0 fait.<a name=\"assemblee\"><\/a><\/p>\n<h3>Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle 2021 de l\u2019ACPD<\/h3>\n<p>Le congr\u00e8s virtuel de l\u2019ACPD est une activit\u00e9 d\u2019une journ\u00e9e compl\u00e8te qui se tient le 19 avril 2021. L\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale annuelle (AGA) de l\u2019ACPD aura lieu le lendemain, le mardi 20 avril 2021, de 12 h \u00e0 13 h 30, HAE. D\u2019autres d\u00e9tails, notamment l\u2019ordre du jour, a \u00e9t\u00e9 exp\u00e9di\u00e9s aux membres de l\u2019ACPD le 25 mars.<\/p>\n<p>Veuillez noter que, conform\u00e9ment \u00e0 la l\u00e9gislation \u00e0 laquelle l\u2019ACPD est soumise, seuls les membres en r\u00e8gle, les membres \u00e0 vie et les membres en formation qui ont pay\u00e9 leur cotisation dans un d\u00e9lai de trois mois suivant la date de facturation (i.e., au plus tard le 26 novembre 2020) disposent du droit de vote \u00e0 l\u2019AGA.<a name=\"judgements\"><\/a><\/p>\n<h3>Jugements d\u00e9cisifs rendus en psychiatrie l\u00e9gale<\/h3>\n<p>La plus r\u00e9cente liste de <a href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Landmark-Cases-CAPL-July-2015-FR.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">jugements d\u00e9cisifs rendus en psychiatrie l\u00e9gale au Canada<\/a> a \u00e9t\u00e9 traduite dans les deux langues officielles et est d\u00e9sormais disponible sur le site Web de l\u2019ACPD en fran\u00e7ais et en anglais.<\/p>\n<p>Cette liste d\u2019affaires marquantes a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e par le groupe national des directeurs de programmes de r\u00e9sidence en psychiatrie l\u00e9gale. Elle a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9e et mise \u00e0 jour par le Comit\u00e9 de sp\u00e9cialit\u00e9 en psychiatrie l\u00e9gale dans le cadre de la r\u00e9vision des normes de formation en psychiatrie l\u00e9gale, en vue de l\u2019adoption de La comp\u00e9tence par conception en juillet 2021.<\/p>\n<p>La liste des jugements d\u00e9cisifs rendus en psychiatrie l\u00e9gale sera utilis\u00e9e par les directeurs de programme comme document de r\u00e9f\u00e9rence. Bien que la liste des jugements d\u00e9cisifs soit utilis\u00e9e dans le cadre des nouvelles normes de formation en psychiatrie l\u00e9gale, veuillez noter qu\u2019elle n\u2019est pas reconnue officiellement par le Coll\u00e8ge royal des m\u00e9decins et chirurgiens du Canada aux fins d\u2019examen.<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-1535","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-membership-fr"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Le Bulletin - 2021 mars - Canadian Academy of Psychiatry and the Law (CAPL)<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/le-bulletin-2021-mars\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Le Bulletin - 2021 mars - Canadian Academy of Psychiatry and the Law (CAPL)\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.capl-acpd.org\/fr\/le-bulletin-2021-mars\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Canadian Academy of Psychiatry and the Law (CAPL)\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2021-03-23T14:06:22+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2021-04-06T17:37:19+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"admin\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"admin\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"48 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.capl-acpd.org\\\/fr\\\/le-bulletin-2021-mars\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.capl-acpd.org\\\/fr\\\/le-bulletin-2021-mars\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"admin\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.capl-acpd.org\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/b4ee25372d99beaf14d66c0feb6765ed\"},\"headline\":\"Le Bulletin &#8211; 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